Perle …

– Moi : Mais cette femme qui porte son enfant mort dans ses bras (on parle de la Pieta, dans Guernica), c’est bien une référence à une autre femme, célèbre.
– L’élève : Oui, c’est La Marie !

Eh oui, on est en Normandie !!

Grand Corps Malade, splendide, toujours

À écouter …

Rencontre amicale

Le jeudi 13 juin, j’amènerai une classe de 5° pour une rencontre sportive avec des jeunes en situation de handicap. Une matinée d’échange et de sport. Découvrir le sport adapté et l’échange. C’est toujours un grand moment. D’abord, le stress, angoisse mêlée de curiosité. « Et si je ne comprends pas ce qu’il me dit ; et si j’ai envie de rire … ». La première étape franchie, la magie opère. Complicité et franche rigolade. Enfin un pique nique convivial tous ensemble. Alors d’accord, ce n’est pas de la grammaire. Mais j’aime l’école encore plus dans ces moments là ; quand elle est synonyme de rencontre, d’ouverture.
Avec ce sentiment de participer à quelque chose d’utile et de bien.

Le Cabanon jaune, Incipit

Aujourd’hui, il y a du beau monde à l’EmBARcadère sur les quais Sainte Catherine. Le concours de belote mensuel touche à sa fin. L’ambiance est un peu tendue, comme toujours à ce moment crucial du jeu. On joue depuis le début de l’après-midi. Il semblerait que tout ce que la ville d’Honfleur compte de marins se soit donné rendez-vous au bistro. En jeu : une rouelle de porc et une bouteille de goutte ; de la « vraie » , celle fournie par la ferme des Duval et non pas celle que l’on vend aux Parisiens qui viennent chez nous le weekend se dépayser et faire le plein d’iode. Depuis ce midi, les esprits se sont échauffés. Quand vous rentrez là-dedans, une odeur de fumée vous saisit à la gorge. Cela sent l’Amsterdamer et le tabac brun auxquels s’ajoute l’odeur âcre de la sueur : il fait chaud. Les visages sont rougis par la chaleur mais aussi par les verres qui s’enchaînent. Dans l’arrière-cuisine mijote un bœuf bourguignon, que surveille Charlotte, l’amie du patron.
Affalé sur le comptoir, un ivrogne cuve. De temps à autre, il relève la tête en essayant de se donner une contenance. C’est un habitué. Il est là tous les jours. Quand il n’en pourra vraiment plus, Pierrick le raccompagnera chez lui. Cela fait bien longtemps qu’Yvon ne conduit plus. Il ne rentre plus depuis longtemps dans sa voiture « sans permis », rempli qu’il est d’alcool et de ressentiment. Il a donc fini par la revendre et a emménagé dans une petite chambre, pas loin du bistro. Ancien pêcheur, vivant de sa pension et de la générosité des autres, il attend … Personne ne sait quoi, ni qui. Ou plutôt si : sa femme peut-être. Sa Paulette, une fille du pays, partie un beau jour avec un bellâtre, représentant en cuisines. Oui, elle avait fini par se lasser des nuits sans sommeil à se ronger les sangs, à interroger son réveil, à guetter le bruit de la clé dans la serrure, assise au coin de la fenêtre de la salle. La mer est une sérieuse rivale. Un jour, donc, elle en avait eu assez ! À chacun son tour ! Yvon avait eu beau lui dire qu’elle attendrait aussi son représentant, rien à faire !
Voilà … Quand il n’attend pas sur le banc devant la Lieutenance, c’est qu’il est à L’EmBARcadère ; la jetée étant désormais trop loin pour ses jambes fatiguées. Si vous lui demandez ce qu’il fait, il vous répond immanquablement : – j’attends. Il fait un peu partie du décor, autant en tous cas que le sol en tommettes, les nappes rouges à carreaux, le calendrier des pompiers accroché derrière le bar et sur lequel on trouve les horaires des marées. Le calendrier des postes, avec une photo du Bellem, n’est pas loin non plus, Charlotte est collectionneuse et il ne faut pas faire de jaloux. Dans un cadre, un article d’Ouest-France relate la récupération d’un bébé phoque dans les filets de Pierrick, le patron du bar, ancien pêcheur, lui aussi.
On rigole fort du côté du zinc, on lève le coude allègrement aussi. Les blagues fusent, chacun y va de sa grivoiserie, d’autres poussent même la chansonnette. Les chansons parlent de filles blondes que l’on trousse et de la mer que l’on prend.
Par contre, quand on s’approche des tables, l’ambiance se fait lourde.
Une d’entre elles, au centre de la pièce, retient toute l’attention. Deux femmes contre deux hommes. Et pas n’importe lesquels. Le patron, Pierrick Lemeur et Jean Lebon, son meilleur ami affrontent Cloé, la fille de Jean, filleule de Pierrick, et Madame Deleu, Pierrette de son prénom, la directrice de la maison de retraite « La Source ». C’est la dernière donne, la partie est décisive. L’heure est grave, l’atmosphère électrique. Les cartes claquent sur la table, comme autant de coups de trique et on se mord les lèvres. Une grimace déforme le visage de Pierrick. Il n’a jamais supporté perdre, au point que certains refusent même de jouer à sa table.
Belote- Rebelote …
– Et capot !
La jeune femme se lève, ou plutôt bondit de sa chaise, en criant. Les joues rouges, les yeux brillants, elle exulte. Triomphante, elle tape dans la main de sa partenaire et, après l’avoir levé en direction des malheureux adversaires, finit cul-sec son verre de pommeau entamé au début de la partie ; le calva c’est trop fort. Les deux hommes se renfrognent, le public baisse la tête. Certains osent cependant des félicitations.

Sponsors …

Un grand merci aux commerçants de Douvres qui acceptent de prendre en charge les affiches du salon …

Cordonnerie service express

Ancolie, une fleur

Petite pomme

Institut Clin d’oeil

Axa

Epitete

Singulière

Cabinet Folliot

Pharmacie Hardy

Tout l’amour du monde

L’actualité

Links SI

Côté mandarine

CIC

Le capitole

Atoll

Planet wash

D’un vin à l’autre

Le relais

3 pioux

MMA

L’image de soi

Le longchamp

Aquanacre

Boulangerie Laisney

Flash pressing

Restaurant L’atelier

Hair du temps

Le phoenix pizza

8 à huit

Hyper U

Mr Bricolage

Institut Nataly

Le Café de Douvres

Esprit libre.

Erwan, cracheur de feu

Voici Erwan, mon fils.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas froid aux yeux.

Regardez, c’est beau …

Le mot d’Alain, notre libraire …

Chers auteurs

En ce qui concerne la remise, elle est de 20 % si les auteurs viennent avec leurs livres ou si l’éditeur accepte de prendre les frais à sa charge dans le cadre de l’OP que constitue le Salon.

La remise est de 25 % si l’acheminement des livres m’incombe.

Alain Aubras, Le Mange-Livre

09 80 84 82 33

Su la mé

Petite chanson nostalgique, véritable hymne du Cotentin. Pensée pleine de tendresse pour ma famille de Carentan. Je vous aime.

Magie …

À écouter absolumment. Merci cher Mallock.

Clara Chompton

Elle s’appelait Clara Chompton.
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, un groupe de parachutistes du 9ème Bataillon est largué par erreur sur la commune de Barneville-la-Bertran près d’Honfleur, à 30 km de l’objectif de la Batterie de Merville. Ces hommes appartiennent à une section du peloton de mortiers du Bataillon commandée par le Sergent Edward SMITH, secondé par le Caporal George «Tug» WILSON. Au matin, quatre des parachutistes dispersés sont recueillis et dissimulés par des habitants du village, qui rassemblent aussi les armes lourdes contenues dans des containers. Quelques jours plus tard la résistance prend en charge les parachutistes et les fait quitter la commune. Les 18 et 19 juin, les soldats allemands arrêtent sept habitants de Barneville-la-Bertran et un habitant du village voisin de Pennedepie, accusés d’avoir apporté leur aide aux parachutistes. Tous sont déportés en Allemagne, dans les camps de concentration de Neuengamme et de Ravensbrück. Sept mourront: Clara CHOMPTON, Emile MARIE père, Emile MARIE fils, Maurice MARIE, André LEBEY, Léon QUERUEL et Jean QUERUEL».

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