Ciao le « Rital » …

Salut Cavanna, tu fais partie de mes premiers souvenirs littéraires d’ado. Toi, et ton pote, Le Professeur. Je vous aimais tous les deux. Les Ritals m’ont émue. Drôle, plein de tendresse. Et cette plume … J’adorais quand je rencontrais un « gros mot », qui n’en était pas vraiment un …

Et puis, j’avais un peu le béguin. Je te trouvais si beau avec ta grande moustache et tes cheveux longs. Oui, le béguin. Toi et Moustaki … Décidément …

Bref, aujourd’hui, je suis triste.

Porca miseria … !

 

Cavanna

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Clin d’oeil

Bravo à Petrus.

C’est « la classe » (comme diraient tes petits-enfants)  ; et surtout, c’est mérité.

Article Petrus.

Poème

Je suis heureuse de recevoir sur ce site mon petit frère, Alexandre Anjou. À toi la plume …

 

L’enfant devient un homme tout en restant enfant.

Son trésor il a vu mais ne peut l’acquérir.

Alors il part au loin afin de s’enrichir.

Maintenant en marchant il cherche son diamant.

 

Richesses éphémères je n’en ai pas voulu

Mais amour et largesses j’ai donné alentour.

Les êtres me sont chers au point de non retour.

Pour eux je donne ma vie et ne la reprends plus.

 

Qui ne résiste pas à l’appel d’en haut

Recevra tour à tour paix et joie et amour.

Qui pour voir le jour s’abaisse sans détours

Satisfaction réelle aura sans dire un mot.

 

Si tu veux avec moi servir cette noble cause,

Alors je serai tien et toi tu seras mienne.

Je te déclare ainsi que je souhaite que tu viennes.

Car c’est pour toi et moi que j’ai lutté sans pause.

 

Beaucoup d’épreuves un jour termineront en rires.

Insuffisant une fois aujourd’hui je m’élance.

Avec admiration c’est à toi que je pense.

Ma perle s’il-te-plaît laisse-moi te chérir.

 

Alexandre Anjou

Blousé … grisé

blousé grisé
bluesy grisou
je suis fou de coudre
mes coups de foudre
sur mon cœur que je saupoudre
de quelques pleurs et sur ses grains me moudre
croqueur
sur mes erreurs m’absoudre
rancœur…
je m’embobine
sur ma filmographie
série B oscar nanar
en sous-titré
je sais tu t’en vas
j’appuie sur la touche dièse
ça me plante sur la case départ
je passe mon tour c’est pas malin
à la niche le chien-chien
je m’envole à l’arraché
me rayer en mention inutile
ma tendresse crie femmine
putain! je me lézarde
sur ma cinquantaine
remise en question remise à zéro
zéro pour la question
je n’ai rien, je ne suis rien
un vilain petit connard
les femmes me grand-guignolent
et me pistent aux étoiles
mais je suis seul dans l’arène
à me tendre (si, si je le suis) des bâtons
gnafron!
tous ces baisers que jamais je n’ai donné
toutes ces caresses que j’ai gardées
vont m’étouffer…

Pour mes amies d’ici et d’ailleurs

L’école que j’aime

L'école que j'aime

Réunion de préparation du 14 janvier 2014

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Réunion préparation salon « D’Ouvre des Livres »

        

personnes présentes : Mme Anjou (initiatrice du projet), Mme Boulard (Présidente de la Bibliothèque), Mme Lenoël (responsable de la crèche), Mme Richard (resp du RAM), Mr Brbaras (Directeur du collège C. Marot), libraire du « Mange livre (Luc sur Mer), Mme Vasse (Maire adjoint)

Excusés : l’ADAJ, Mme Vincent (Directrice J. Prévert), Nora Jamel (présidente de la GARE)

Historique :

Le salon D’ouvre des livres existe depuis 2 ans, sur l’initiative de Christelle ANJOU, auteur de plusieurs romans et professeur au collège C. Marot.

Une première édition dans la galerie marchande d’Hyper U, une seconde dans la salle des Baladins.

Ce salon rassemble des auteurs auto-publiés et des auteurs ayant une maison d’édition.

L’an dernier une trentaine d’auteurs sont venus : BD, livres jeunesse, romans, policiers…

Objectifs de la réunion :

Le salon au fil des ans s’intègre et prend place dans les différents RDV de la commune.

Au niveau des salons du livre, il est inscrit dans le répertoire des salons.

Afin d’élargir le public (notamment jeune), de le sensibiliser, la municipalité a proposé à Mme ANJOU d’inviter autour d’une même table  les associations, écoles, établissements pouvant être intéressés par ce projet afin de donner leurs idées et voir ensemble si et comment chacun pourrait s’intégrer avant, pendant ce salon.

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Ta fin est proche …

Prendre le train à trois heures du matin fut la pire chose qui soit arrivée dans ma courte vie d’adolescente.

Je me souviens ; il faisait nuit noire ce soir-là. La gare était calme et sinistre. En passant derrière un panneau, un tag vert retint mon attention …

Soudain, un bruit rompit le silence monotone de la gare abandonnée. Un bruit de frottement, suivi d’une plainte étouffée, se rapprochait de moi, lentement mais surement.

Je me mis à courir et me cognai à un placard, confirmant ainsi mon existence à l’inconnu. Après m’être glissée à l’intérieur, je sentis un courant d’air froid passer au travers de la serrure. Le bruit et le courant d’air ayant disparu, je pris le temps de fouiner dans le placard et de trouver une lampe de poche. En soulevant une pile de livres, un vieux manuscrit poussiéreux excita ma curiosité, me forçant à regarder à l’intérieur. Sous la couverture, je découvris une vieille dague rouillée. En tournant les pages, je découvris, inscrit avec du sang frais : « Ta fin est proche ».

Effrayée, je lâchai le manuscrit et sortis de ma cachette improvisée. Je découvris alors avec stupéfaction qu’à la place du tag se trouvait maintenant une lourde porte en fer. j’entrai avec prudence et fus alors témoin d’un spectacle horrible. L’inconnu en question enfermait là des enfants dans des cages. J’entendis un murmure dans mon dos :

– Ne t’en fais pas, c’est bientôt fini …

Plus par réflexe qu’autre chose, je plantai ma dague dans le corps de l’homme mais sa lame se brisa. Je courus alors tandis que des bras décharnés essayaient de me retarder. Je fonçais vers la porte de sortie, au bout du couloir.

Quand je réussis à m’extirper de cet endroit horrible, un sourire se dessina sur mes lèvres. Jusqu’à ce que je voie le panneau avec marqué dessus :

Paradis ou Enfer ?

L’inconnu me chuchota :

– Choisis …

Je sentis une vive douleur dans le dos puis … plus rien.

Milo Riquart

 

Incipit « Clara Champton »

Le jour se lève doucement sur Barneville la Bertran en ce 19 juin. Tout est éteint dans la jolie maison à colombages. Les volets sont fermés, les lumières éteintes. La maison est silencieuse, peut-être encore endormie.  Si l’on tend l’oreille, on perçoit le chant cristallin du petit ruisseau qui s’écoule gaiement derrière la maison ; celui-là même qui faisait le bonheur des enfants, au temps des vacances et des écrevisses que l’on pêchait, les pantalons retroussés sur les mollets, quand les cousins venaient nous rejoindre aux beaux jours. Il y a de cela longtemps ; c’était … avant.

Parce-que si aujourd’hui, tout a l’air calme et serein, ce n’est qu’apparence.  Nous sommes le 16 juin 1944 et bientôt, dans quelques minutes à peine, des soldats allemands viendront arrêter la locataire des lieux, Madame Clara Champton ;  mon arrière grand-mère.

Effectivement, ils arrivent et frappent à la porte. Clara est seule, Robert, son fils et sa jeune épouse, heureusement, sont absents. Ils viennent d’emménager à Vasouy, près d’Honfleur.  De toute façon, c’est bien elle, Clara, que l’on vient chercher.

Sans ménagement, on l’emmène à Honfleur, à la Kommandantur. On a des questions à lui poser, au sujet de parachutistes britanniques qu’elle aurait aidés. Et puis, Clara Champton, née Matthews,  bien que naturalisée Française, reste d’origine Anglaise, et bien sûr, cela ne joue pas en sa faveur en ce mois de juin 1944. Nous sommes en pleine bataille de Normandie et les troupes allemandes sont sur « les dents ».

(À paraître)