Les larmes de Pancrace

Bien sûr, l’ami Mallock sera là le 20 septembre … mais que cela ne vous empêche pas de vous précipiter chez votre libraire, parce que … comme d’habitude, c’est … mais alors c’est … Halala !! (Et je ne vous dis que ça !!)

Pierre Ballouhey suit l’actualité

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Léo Ferré chante L’Affiche rouge

Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir

C’était le 21 février 1944. Il y a 70 ans.  Hier.

Strophes pour se souvenir

Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.
Louis Aragon, Le Roman Inachevé

Pour commencer …

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Instant de grâce …

Ce petit instant de grâce que je voulais partager avec vous. De ces moments qui me font aimer mon métier … C’est toujours bon à prendre, parce que, il faut bien le dire, ce n’est pas toujours le cas.

Un instant de grâce, donc …

J’ai décidé ce matin de présenter à mes élèves de 3°, l’ouvrage Mémoire ouvrière, que j’ai déjà présenté sur ce site. Nous avons regardé ensemble le DVD qui accompagne ce si beau livre. Je dois dire que la discussion qui a suivi m’a comblée. Nous avons parlé, transmission, mémoire, hommage … Il faut que quelques uns de mes élèves ont des grands parents anciens de la SMN.

Voilà, merci à vous tous, ce livre est magnifique, le DVD colle la chair de poule. Et cette pelleteuse qui semble ne pas oser attaquer le métallo …

Vous avez touché mes élèves … vous nous avez touchés

La pelleteuse a perdu …

 

 

lever des couleurs, P Reverchon

(oui mon georges depuis toi elles s’appellent toutes fernande.. avec un clin d’œil à notre boby.. cherchez !)

bandez moi
comme un arc
plein ciel…
votre triomphe
direction
vos sens et
d’érections
insensées
faites moi choir
votre bon vouloir
à votre bon cœur
à la bonne heure
droit comme un i
au garde-à-vous
des matinales
le bâton de midi
au cadran solaire

bandez moi
entre vos doigts
en vos palais
fraîcheur en bouche
glace vanille
ou glace citron
l’amertume
léchez l’alléché
laissez fondre
à l’étuvée
juste laisser partir
et faites revenir
je te l’accorde raide
ô verge marie
brûler le cierge
donnez le vertige
au cénobite

bandez moi
sur le grand mât
d’un jeu de langue
faites des vagues
d’un toucher de lèvres
croire au rêve
lichez les gouttes
aller retour
sur des mystères
voyager encore
d’une main habile
les yeux fermés
fendre les vents
écarter les nuages
laisser aller
expirer l’inspirée
au creux de vos paumes

bandez moi
comme un arc
plein ciel
à la lune
pistez les étoiles
dans mes yeux

bandez moi
exploser en votre bouche
comme un fruit mûr

qui ruisselle

dégouline

s’évanuit…

Variations sur le manque, P Reverchon

variations sur le manque

(en direct de mon état désuni)

je moisis en poste restante
abonné aux amours absentes
de l’utilité du rien…
à la futilité de tout
signe astral pro-lémurien
ascendant chez vieux matou

il fait beaucoup plus froid
depuis que tu n’es plus là
je me dévaste de déplaisir
à tomber en lambeaux de peau
la tienne pour unique loisir
princesse j’en bave de crapaud

je te veux chaude
à me bleuir
que tu me suicides
dans tes sanctuaires humides
que tu m’azures
de tes morsures
des arcs-en-ciel
à mes usures
cicatricielles
(son mari ! !)

tu m’as quitté sans résistance
de toi je recèle ici l’ombre
de nos vertiges en déportance
là nos ébats sulfureux en trombe

de mes entrelacs
à tes entrechats
pas de deux pas de nous
patatras à genoux

je te veux chaude
à me blêmir
je peux pas oublier
pas encore

là tu la vois la balafre
au cœur
qui suinte qui fleure
mes affres

je vais fermer les volets
tu sais ça me rassure

Un petit coup de pouce pour un beau projet

 

image hautJe tenais à vous présenter, à vous qui passez par là, ce joli projet : « Mémoire ouvrière ». Des graffeurs qui vont inscrire sur les murs de maisons ouvrières appelées à disparaître, un hommage à ce quartier et à celles et ceux qui l’ont fait vivre.

Personnellement, j’ai commandé ce livre. Je l’attends avec impatience. Et vous ?

Vous êtes curieux ? N’hésitez pas vous rendre sur la page Mémoire ouvrière.

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Retrouvailles …

P Ballouhey

P Ballouhey

Encore un excellent dessin de Pierre Ballouhey, plein d’émotion, de tendresse, de désarroi aussi.