De Vous à Moi… Vous en parlez

Grosse cure de lecture ce weekend,dont ce livre écrit avec un cœur de mère, prenant,touchant, écrit à l’encre de la sincérité. Je le conseille vivement. Le genre de livre qui ouvre les yeux sur la « différence » d’un enfant et la perte d’un autre,telles qu’elles sont perçues par l’entourage,par les autres. Plus particulièrement telles qu’elles sont vécues par une mère qui nous livre les difficultés(personnelles,relationnelles et administratives,dont certaines à peine croyables d’ailleurs) liées à l’handicap, avec réalisme et dignité. Témoignage pudique et,j’ai envie de dire, d’utilité publique que j’ai voulu lire grâce à une critique d’Henri Girard dont le jugement m’inspirait confiance.

Et il avait raison.

Une critique qui fait chaud au cœur…

J’ai terminé « La dame de Fécamp » de Christelle Angano et en refermant ce livre,il m’a paru plutôt différent du précédent issu de la même plume, »De vous à moi ».

Il m’a embarquée aussi,mais autrement,dans les pas de deux « écorchés », Julie Anne et Marin.
Avertissement, »La dame de Fécamp » n’est pas destinée aux âmes insensibles car c’est un gros bouquet d’art et de poésie,dont les tiges s’emmêlent inévitablement au fond du vase et dont le délicat parfum qui s’exhale vous enveloppe tout au long de l’histoire.
C’est simplement beau,les mots sont ciblés,les descriptions,entre autres, artistiques,sont précises et mettent tous les sens en éveil.
Cette recherche à corps perdu de l’orientation que l’on doit donner à sa vie, selon les événements qui viennent en bouleverser la donne,a pu,peut,ou pourrait très bien être celle de chacun d’entre nous.
Bref,une lecture à part qui fait du bien au cœur! 

Stéphanie

Quelle jolie critique et quelle émotion ! Je vous remercie Stéphanie. Savoir que mon roman vous a touchée prend des allures de récompense. Parce que oui, chercher le bon mot, celui qui traduit une émotion, une sensation, n’est pas toujours simple. Parce que, je l’avoue, il m’a fallu des heures pour le trouver, ce mot ; avec, souvent, le sentiment diffus d’être passée à côté.

Je me souviens de ce jour où mon ami l’auteur Henri Girard, le parrain de La dame de Fécamp, m’a fait remarquer qu’il fallait savoir terminer un livre, quitte à accepter l’idée que, peut-être, on aurait pu trouver « mieux ». Depuis, j’éprouve toujours autant de difficulté à achever et, à quitter mes personnages. Grâce à des témoignages comme le vôtre, Stéphanie, je me dis que peut-être, malgré tout, mes mots ont sonné juste.

Quel soulagement et quel bonheur !

De Vous à Moi…

Voici l’interview donnée la semaine dernière sur RCF. Je les remercie pour leur accueil.

 

De Vous à Moi, interview donnée sur RCF

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Mort subite du nourrisson, une journée pour la recherche.

Cauchemar des parents, la mort subite du nourrisson, appelée aussi « mort au berceau » sévit toujours. Totalement imprévisible, elle continue d’angoisser. Elle intervient généralement avant la première année, souvent entre deux et quatre mois. Dorénavant, le 21 septembre sera journée nationale consacrée à la sensibilisation et à la recherche contre ce fléau, aujourd’hui appelé « Mort Inattendue du Nourrisson ».

 

A partir des années 1970, la MSN a fait l’objet de nombreuses études dans les pays développés.

L’Institut de Veille Sanitaire a ainsi observé que la Mort Subite du Nourrisson (MSN) a été marquée par une forte croissance dans les années 1970 et le début des années 1980, suivie d’une décroissance importante à la fin des années 1980.

Les campagnes de prévention ont permis cette diminution. Elles portaient sur les sujets suivants:

  • couchage du bébé sur le dos au lieu d’être sur le ventre ou sur le côté
  • ne pas coucher bébé sur un matelas mou
  • ne pas coucher bébé sur des couvertures, couettes ou oreillers
  • éviter les tours de lit qui empêchent l’air de bien circuler entre les barreaux
  • ne pas coucher bébé dans un canapé, un fauteuil ou lit adulte a fortiori partagé avec une autre personne
  • ne pas surchauffer la pièce ou trop couvrir le bébé
  • tabagisme passif

Ces simples conseils appliqués ont permis une baisse d’à peu près 75% de la mortalité par MSN en quelques années seulement.

Actuellement, les statistiques de décès françaises enregistrent chaque année un peu moins de 300 décès identifiés comme MSN.

 

 

Couleurs, vous êtes des larmes

Bye bye Guy Béart.

Association Karera

Après la projection du film Difret, je suis restée pour le débat. Quelques associations étaient là, dont Amnesty International. Mais aujourd’hui, je voudrais vous présenter l’Association Karera. Cette dernière a pour objectif d’aider, d’appuyer, de soutenir les combats des femmes de la Corne d’Afrique contre la pauvreté et les violences.

Il s’agit de permettre aux femmes Afars d’Ethiopie de vivre autrement et de combattre les violences qu’elles subissent trop souvent, violences physiques, mutilations génitales. Essentiellement impliquée auprès des femmes nomades, dans des régions enclavées et souvent laissées pour compte, Karera centre ses actions sur la lutte contre la pauvreté, les mariages forcés et l’excision qui affecte 98% des fillettes dans cette partie de la Corne d’Afrique (des traditions qui, n’en doutons pas, ont des conséquences terribles dans leur vie de femme).

L’association mène aussi des actions dans des domaines tels que l’éducation, la culture mais aussi la défense des minorités. Elle est l’interface et partenaire des organisations françaises,

  • Femmes Solidaires, qui lutte contre les violences faites aux femmes en France et dans le monde, et contre les MGF notamment dans la région Afar d’Ethiopie.
  • Association Kelissa, de Lozère qui a initié des projets d’apiculture, de lutte contre la pauvreté, et l’éducation des filles en Ethiopie,
  • Association Illalta qui a mis en place un projet contre les MGF et la reconversion des exciseuses dans la zone 3 de la région Afar.
  • Association Ayalou Asdra qui participe à la mise en place de projets de sauvegarde, de développement, et d’aménagement des terres situées le long de la rivière Awash.

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Difret

Difret, Affiche

Difret, Affiche

Difret

Vous parler de Difret…

Le film se déroule en plein cœur d’un village éthiopien. Nous sommes en 1996. Après quarante ans de règne du Négus Haile Selassie et seize ans d’une dictature militaire sans pitié, le pays se reconstruit économiquement. Il tente également, petit à petit, d’accéder à la démocratie. Ainsi, cette société patriarcale va voir naître des associations féministes bien décidées à défendre les droits des femmes et des filles, en leur donnant, en tentant de leur donner une place plus importante dans la société. C’est dans ce contexte que Maez Ashenafi, une avocate spécialisée en droit des femmes, va créer son association.

Le film « Difret » met en scène un événement extraordinaire qui a secoué la société éthiopienne.

Avant tout, vous dire que Difret est polysémique. Ce terme signifie « le viol », mais aussi « le courage ». Aucun autre titre n’aurait pu mieux convenir à ce film.

 

On découvre Hirut, une jeune adolescente de 14 ans, fille de fermiers. Sa famille vit dans un village éloigné de la capitale, Addis Abeba. Alors qu’elle rentre de l’école, Hirut est kidnappée par un groupe de jeunes hommes à cheval.L’un d’entre eux l’a choisie comme future épouse, et comme la tradition le veut, il choisit de l’enlever, de la séquestrer et de la violer. Mais Hirut refuse ce qui semble inévitable. Le lendemain, alors qu’elle a été battue et violée, elle réussit à s’échapper en volant l’arme de son agresseur. Poursuivie, la petite fille va se servir de l’arme et tuer son violeur.

Pour la justice locale, Hirut est coupable : il y a mort d’homme (et l’expression prend ici tout son sens : c’est un homme qui meurt, pas une femme). Hirut mérite la mort.

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Naufrage

La mer

Je sombre

L’amer

J’étouffe

Ta main

Et La Mort

Mes larmes

Un cri

Le sel

Me brûle

J’étouffe

Tu coules

Nos corps

Dérivent

Une côte

Des rives

Je meurs

Il flotte

L’Enfant

Radeau

Perdu

Adieu

À Diable

Aussi

Mon souffle

S’étiole

Mes yeux

Se voilent

Je bois

Je crache

J’avale

Me noie

Je meurs

Naufrage.

 

Christelle Angano

20 Avril 2015