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J’ai besoin d’un titre de chanson ou de morceau musical, en vogue à Londres dans les années 40. Merci de me donner des idées… C’est pour le scenario du prochain…

Petit retour de lecture…

12509819_732695376831210_8268003224517238751_nUn roman dont émane la sensibilité féminine de l’auteure, invitation au voyage propice à la réflexion sur les relations humaines.

Des ambiances géographiques infiniment bien « rendues ».

Une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière ligne.

Merci Christelle pour ce merveilleux moment.

Stéphanie

Si vous saviez comme ces commentaires sont agréables à lire… Je vous remercie tous pour vos jolis messages. Ils m’encouragent, me « donnent envie », me rassurent aussi. C’est toujours un peu « angoissant » de présenter de nouveaux personnages. On se sent un peu dépossédé et on voudrait que ces derniers soient bien accueillis.

C’est le cas pour Cloé, Rose, Harold et tous leurs compagnons.

Merci de bien vouloir y croire avec moi.

Pensée…

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Une rencontre singulière

 

Certaines rencontres peuvent s’avérer déterminantes, qu’elles soient positives ou négatives. Laissez-nous vous raconter l’incroyable histoire de Kira.

 

Kira était une jeune fille de quatorze ans qui vivait seule à la lisière de la forêt dans la maison de sa grand-mère disparue. Un soir de pluie, elle aperçut par sa fenêtre une chouette. Kira n’avait peur de rien : elle décida donc de suivre l’oiseau qui s’envola vers la forêt. Ce dernier la mena au-delà de la forêt ; jusqu’à un vieux manoir.

 

La bâtisse était brûlée. Totalement délabrée, elle devait être abandonnée depuis au moins cent ans. La chouette pénétra, toujours suivie de Kira, jusque dans une pièce dans laquelle se trouvait un immense miroir. Ce dernier était en argent, orné de gravures et de pierres incrustées. Il semblait ancien même s’il avait gardé toute sa splendeur.

Bien sûr, Kira s’approcha, lentement, du trésor. Elle était comme fascinée. Une fois arrivée devant, elle vit dans le reflet, une fillette qui se tenait derrière elle.

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Une rencontre singulière

C’était un jour d’hiver, froid et triste. Le vent soufflait dans la ville sous un ciel grisonnant.

 

En fin d’après-midi, Alissande et sa famille décidèrent d’aller à une brocante ; la mère d’Alissande adorait cela. La brocante du dimanche !   Après en avoir fait le tour, comme souvent,  ils repartirent bredouilles.

Sur le chemin du retour, un vieil homme les accosta. Il était grand, poussiéreux, mystérieux, comme rouillé par l’âge. Il tenait à la main un polaroïd, un objet vieux, rouillé et poussiéreux, un peu comme son propriétaire. D’ailleurs, Alissande était troublée par cette ressemblance frappante entre le vieil homme et son appareil, appareil qui ne devait pas avoir servi depuis longtemps !

— Bonjour, seriez-vous intéressés par mon appareil photo ?

— Pourquoi accepterions-nous votre appareil alors qu’on ne vous connaît pas ? questionna la mère, d’un ton peu avenant.

— Il ne me sert plus. Essayez-le au moins.

Alissande, intriguée, prit l’objet. Elle photographia la rue avec les passants au loin. La qualité était plutôt bonne. Liam, le petit frère, à son tour se saisit du cliché : il n’y avait que la rue.

La rue mais pas de passants !

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Une rencontre singulière…

Bruno était un beau quadragénaire, teint mat, yeux bleus. Il avait tout, de l’argent, une belle situation, du succès, une jolie maison et une belle voiture. D’ailleurs, il était bloqué dans un embouteillage ! Il attendait en tapotant le volant, pensait à sa vie terne et sans intérêt.

Enfin une place pour se garer ! L’automobiliste aperçut un adolescent aux cheveux bruns, vêtu d’un pantalon noir, et d’un simple pull. Il l’avait déjà vu roder autour de son immeuble, mais ne s’en était pas inquiété.

 

Le lendemain matin, Bruno se prépara pour aller courir, comme tous les samedis matin dans le parc. Les oiseaux chantaient, annonçant ainsi une journée ensoleillée. Assis sur un banc, le même adolescent qui le fixait étrangement.

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Une critique qui fait chaud au coeur

Jamais dit-on, autant de livres (et d’éditeurs) n’ont peuplé l’univers littéraire. Tant de gens – et des plus inattendus – y vont de leur poignée de pages, plus ou moins inventives, distractives, intéressantes, ou ennuyeuses à n’en finir ! Une foule – qui ne l’a remarqué ? – se livre à de pseudo autobiographies, regorgeant de parfums d’enfance, de grand-mère adorée, de père honni, saupoudrés surtout de doses massives d’ego ; le « et moi, et moi » prétend à faire vendre. Réussi, tout ça ? Par hasard, quelquefois, à l’ombre de trois pages…

Pourtant lire avec bonheur, existe encore, et de bons livres, on en croise.

Mais qu’est-ce qu’on attend d’un bon livre ? Sa cuisine ? sa facture ? on pourrait dire : son contrat ? avec cet autre incontournable, le lecteur.

L’architecture d’une vraie histoire, d’abord ; fil rouge auquel on se tiendra durant la traversée. Ça doit tenir la route (enfin, la mer !). Vraisemblable, apte à tous les transferts, passionnante au point que comme les gosses, on veut savoir la suite. L’envie – la faim – de ce derrière la page, qui donne les bottes de sept lieues au lecteur ; ça compte. Ici, un récit de mers, d’Iles – bords de mers, pleine mer, gens de mer – ; l’univers de l’auteure, qu’elle connaît sur le bout. Un vieux marin disparaît dans l’océan ; sa fille est suspendue à sa recherche – par monts et par vaux, dirait-on ailleurs ; là, par vagues et mers de par le monde. Disparu, mais comment ? Vraiment disparu ? Croyez-vous.

Des personnages. Point trop n’en faut, comme en bonne cuisine, mais des goûteux ; de premier et d’arrière plan ; ici, à l’image de la vivacité de l’auteure, qu’on n’attende pas des fonds d’écran prétexte ou immobiles ; le personnage est « acteur », juste à sa place ; hauteur variable, simplement. Un panier de fruits – colorés, odorants, palpables, du Pays d’Auge à deux pas d’Honfleur, des Iles de la Société, ou des Marquises alanguies, peut-être, ou encore de ces bourgs d’Irlande ? Chacun d’entre nous trouvera personnage à son pied : Chloé, la fine, acide, ou acidulée héroïne : « menue, fluette, un peu garçon manqué… elle porte toujours les blue-jeans, la même marinière et les espadrilles ». Au menu, encore, le parrain taiseux, hargneux, qui nous intrigue d’entrée, et qui en séduira plus d’un, ou un drôle de prince charmant pas du tout style conte d’enfant sage, venu sur le voilier-type qu’on imagine dans le bassin d’Honfleur, quérir la belle, pour « escaler » dans la verte Irlande côté Cork, et au bout du monde en Polynésie… mais, au fait, que fait-il en Normandie, celui-ci ? Voyage initiatique, de la plus belle eau, mené tambour battant…

Le décor. Qu’est-ce qu’un livre d’extérieur sans autre chose que de vagues noms de lieux, trois mouettes et deux bars à marins. Aussi important et difficile qu’une toile de maître, le décor. Mais Christelle Angano doit être peintre, via ses mots, des cieux de Normandie (comme elle les connaît bien !) au vert-bleu piquant des côtes irlandaises, et semble à ses heures avoir été la vahiné des terres « au temps qui s’immobilise… ces Marquises, l’archipel rebelle »de Brel. Dépaysant – détails à la justesse de documentariste. Prenant.

L’épaisseur psychologique de l’intrigue, des actants de l’affaire – du ventre ou pas, des c… ou pas. De la chair, en somme, ou une fadeur cosmétique. Ici, foin de ces à peu près, aux caractères postiches et convenus. Là, tous ont ce quelque chose du vrai, ce goût de Calvados, « pas pour les touristes ». Chloé, dans son rapport à son époque, ses ressentis, ses blocages, ses élans, ses failles, est un « grand » personnage qu’on adopte, qui nous suivra dans un coin de mémoire, qu’on cherchera de l’œil, sur les quais de Honfleur, ou au débarcadère sur les lagons là-bas, où voudront aller les plus chanceux des lecteurs.

Et puis, bien sûr, la langue, sa construction, ses matériaux. Nous sommes en littérature, à n’en pas douter, ici, ni en fausse et prétentieuse poésie, ni en remake fatigué de quelque « Rebecca ». C’est économe, efficace, musical à ses moments. Rythme qui s’amuse à suivre – fort réussi – les vagues ou les mouettes.

Le bastingage de la couverture du livre, penché sur l’Océan, va à l’essentiel : iode, évasion, histoire qu’on vous raconte. Et si bien. Venez !

Martine Petauton, in Reflets du temps