C’est la rentrée !

Nouveau cartable… c’est fait.

Nouvelle trousse avec des stylos de toutes les couleurs (que je vais perdre très vite)… c’est fait.

 Agenda… c’est fait.

 Progressions… ça se finalise.

  Cahier de bord… C’est en cours.

  En train de relire Le Cid.  « Va je ne te hais point » fiche sur la litote. Fait.

   Nouveau classeur et pochettes… c’est fait.

   Faire le plein de motivation… euh… on essaye !

    Choisir la tenue pour la photo demain… faut pas déconner quand même ! On verra demain ! (maillot de bain + pareo ?)

Une journée à Houlgate…

Je veux remercier la maison de la presse de Houlgate pour cette journée très agréable. Merci pour votre accueil, votre gentillesse et votre professionnalisme.

Je reviendrai ! Ah oui alors !

Houlgate

Pourquoi je n’aime pas

le terme de « par’ange »…

Cette expression est celle que certains emploient pour qualifier les parents qui portent le deuil d’un enfant. « Parent d’ange ».

Je n’aime pas ce « mot-valise ». Voici pourquoi.

Il est vrai que l’absence de terme rend notre deuil plus difficile et peut être plus douloureux aussi. Se dire que notre  souffrance, notre manque, notre chagrin n’a pas de mot… c’est un peu faire de nous autres, parents endeuillés, des extra terrestres. Et comment dire les maux, quand il n’y en a pas… de mot. J’ai évoqué ce manque dans mon ouvrage De Vous à Moi. Oui, qu’est-ce que je suis moi ?

Pour autant, je ne suis pas une par’ange. Non. Et voici pourquoi.

Le mot « ange » me gêne parce que trop connoté. Un ange est un envoyé de Dieu, intermédiaire entre lui et les hommes, une créature céleste. Je refuse cette connotation.

Il me semble, bien au contraire, qu’il serait nécessaire que tout parent – croyant ou pas – puisse se reconnaître dans un terme nécessairement plus sobre, plus neutre. Veuf (ve), orphelin(e) sont des termes neutres. Il n’apprennent rien de plus que la nature du deuil. Pas de religion là-dedans. Juste une réalité, la reconnaissance aussi d’un fait, aux yeux de la société, et d’une relation qui perdure, au-delà de l’absence.

 

Lettre à JD Flaysakier, la réponse

Il m’a semblé juste de poster la réponse que JD Flaysakier a fait ma lettre. Et, au passage, je tiens à préciser que je suis agréablement surprise parce que je ne m’attendais pas à avoir, tout du moins si rapidement, un message de sa part.

Je lui laisse donc la parole…

Madame,
Le drame qui vous touche correspond à ce que j’ai évoqué, c’est à dire un défaut d’information. Le valproate est un médicament efficace mais qui présente des risques au cours de la grossesse. D’où la nécessité de peser le pour et le contre. Au passage, si je calcule bien, votre fille est née en 1995 et à cette époque, si certains risques étaient connus, d’autres n’ont été finalement démontrés que par des meta-analyses entre 2003 et 2009.

Cela etant, il est evident qu’il est déplorable qu’on ne vous ait pas fait participer à la décision thérapeutique et au choix, à condition que ce choix existait à l’époque selon la forme de maladie qui était la votre.
Je suis étonné que comme tutrice de votre fille on ne vous ait pas demandé de signer le document préalable à la délivrance de la depakine. Vous êtes sa tutrice légale, me dites-vous, et ce doit être à vous de signer. mais est-ce la 1ère prescription ou un renouvellement et de quand date cette 1ère prescription ?

Cette réponse me laisse un peu sur ma faim…   Elle appelle d’ailleurs un autre message.

 

« On ne nous dit pas tout ! »

 

Docteur Flaysakier... Quelques mots (maux ?) à propos de votre intervention.
Avant tout, je suis d’accord avec vous, la dépakine est un traitement très efficace, oui. Grâce à ce traitement, je peux vivre normalement, conduire une voiture, oublier cette saloperie de maladie, travailler, écrire… Quoique… Vivre normalement ? En fait… non. Parce que, à cause de cette même dépakine, je suis devenue la tutrice de ma fille de 21 ans. À l’âge où nos jeunes s’envolent vers d’autres… la mienne reste tout près de moi. La dépakine n’en finit pas de transformer notre relation. Oui ma fille est une « enfant dépakine », et voyez-vous, ce qui me rend folle, c’est que à l’époque où les médecins ont jugé qu’il n’y avait aucune raison de stopper mon traitement pendant ma grossesse, eh bien, ils en connaissaient parfaitement tous les dangers. Parce que, Docteur Flaysakier, vous ne dites pas tout, et cela m’ennuie. Vous ne parlez pas des décès d’enfant par exemple… Non. Vous n’en parlez pas. Et pourtant… « Des malformations de membres »… certainement, mais vous oubliez celles des organes internes, par exemples des malformations cardiaques, souvent gravissimes (si, si)…
Et puis, j’aurais aimé que l’on me laisse le choix. C’est un minimum. D’autant plus qu’il existe des traitements de substitution. Parce que je vous jure que pour paraphraser Petit Gibus, « si j’aurais su… » Ah ça c’est sûr !
Enfin, pour finir, vous évoquez le papier que l’on fait signer aux jeunes femmes en âge de procréer lorsque qu’on leur prescrit de la D aujourd’hui… Erreur…. Cela fait six mois que ma fille prend ce traitement (alors qu’elle absolument pas épileptique, on l’utilise comme « régulateur d’humeur »), on ne nous a rien fait signer. Pourtant elle a 21 ans. Peut-être s’est-on dit que vu sa situation, il n’y avait que très peu de chances qu’elle soit enceinte… Ben tiens ! Pas la peine de vous préciser que, bien entendu, elle va changer de traitement très vite ! Eh oui, c’est ça être maman d’une enfant dépakine, on ne se repose que très rarement ! Mais ça, c’est une autre histoire.
Voilà.
Christelle.

Lili Cros et La dame de Fécamp

Bonjour Christelle,

Je viens de passer un très joli moment en compagnie de la Dame de Fécamp. Histoire touchante, écriture sobre et poétique à la fois, j’ai aimé.

Merci à toi Lili Cros. C’est un plaisir de savoir que mon roman a su t’embarquer… Une histoire de musicienne pour une musicienne… Oui, je suis touchée, vraiment.

C'est tendre, doux, précis, les mots sont triés sur le volet, avec une précision qui perce le cœur. Ce n’est plus tout à fait de la prose, cela tutoie la poésie : c’est de la « proésie », un néologisme que Julie Anne, le personnage central de l’ouvrage, eût pu faire sien tant elle est en quête de ce qui peut la renouveler, la ressourcer avant « l’échéance ». Il y a de la magie dans ce roman. Nulle besoin de longues phrases ou d’explications superflues : les mots sont des atomes qui, par la grâce d’une écriture concentrée, libèrent une énergie sans cesse renouvelée. C’est une quête, un engagement à dévorer la vie de tous ses sens malgré la perspective d’un inéluctable renoncement : comment aller humer les effluves d'un bonheur fugace, comment s’envoler à dos de colombe vers une improbable paix, comment pétrir la lumière de la vie et écouter le chant de la dune ? Comment emmagasiner des secondes d’existence pour se forger une éternité de souvenirs. Le temps lui est compté. Julie-Anne le sait.

C’est tendre, doux, précis, les mots sont triés sur le volet, avec une précision qui perce le cœur. Ce n’est plus tout à fait de la prose, cela tutoie la poésie : c’est de la « proésie », un néologisme que Julie Anne, le personnage central de l’ouvrage, eût pu faire sien tant elle est en quête de ce qui peut la renouveler, la ressourcer avant « l’échéance ». Il y a de la magie dans ce roman. Nulle besoin de longues phrases ou d’explications superflues : les mots sont des atomes qui, par la grâce d’une écriture concentrée, libèrent une énergie sans cesse renouvelée.
C’est une quête, un engagement à dévorer la vie de tous ses sens malgré la perspective d’un inéluctable renoncement : comment aller humer les effluves d’un bonheur fugace, comment s’envoler à dos de colombe vers une improbable paix, comment pétrir la lumière de la vie et écouter le chant de la dune ? Comment emmagasiner des secondes d’existence pour se forger une éternité de souvenirs.
Le temps lui est compté. Julie-Anne le sait.