Dédicace : Pour Kenza

Je dédie cet espace et cette chanson à Kenza. Nouvelle année, nouvelle vie ! Je te souhaite plein de bonheur dans les deux !

Rencontre Didier Malhaire

C’était cet après-midi, et mon ami Didier Malhaire a accepté se prêter au jeu de l’interview pour nous présenter son dernier roman : Vingt trois zéro cinq, publié aux Éditions du Chameau.

 

 

rencontre-decembre-2016

 

Croire au Père Noël…

Croire encore au Père Noël dans un monde, qui, hélas,

Ne fait plus de cadeau ?

Le froid revient, blanc et menaçant…

Couleur de fête et de Noces,

Couleur de deuil, Paradis blanc.

Un clown meurt à Alep, ami des enfants blessés,

Orphelins,

Apeurés.

Nos arbres de Noël se couvrent d’écharpes

Offertes aux plus démunis.

Une petite fille aux allumettes quelque part dans le monde se réchauffe les doigts.

La coccinelle

Pleure son Marcel.

Quelque part en Bretagne, entre Fougères et Rennes, une famille tremble d’être expulsée.

Retour en Albanie.

Où les enfants ne sont pas nés, où ils n’ont pas grandi.

Ils ne croient plus au Père Noël, mais croyaient en cette patrie.

Lirie, Artan, Kledian, Gentian,

Quel sera votre Noël si vous partez loin d’ici ?

Et nous ? Que pouvons-nous faire ?

Qui soit plus fort que le froid et la peur ?

Alors oui, je suis désolée

Si mon texte est un peu triste.

J’aimerais vous parler des sapins décorés, du vin chaud, de rires et de tendresse,

De chants d’enfants, « petit papa Noël », cadeaux déballés.

De repas de famille, champagne aussi

Pour certains, messe de minuit.

Vous parler enfin de cet amour,

Dont nous avons tant besoin.

Tant besoin.

Le cabanon jaune

20160123_114628Une jolie critique sur Babelio…

 

Ce roman, quelle curiosité. Plonger dans la vie provinciale d’Honfleur, passer des soirées automnales avec de vieux pêcheurs avinés, pourquoi pas ? Dans ce décor surprenant mais ô combien authentique, une jeune femme se détache, Cloé, jeune rebelle attachée à ses racines normandes, dont le père disparait en mer par une sombre nuit sans lune. de là né une intrigue qui ne dit pas son nom, celle des non-dits, et des coups du sort. La plume de l’auteur est remarquable, d’une extrême finesse, Mme Angano a le talent de résumer en quelques lignes ce que certains écrivains populaires mettent des dizaines de pages à décrire. Et pourtant, les scènes sont d’un réalisme cristallin, et le décor se construit sous vos yeux, qu’il s’agisse de Papeete, des collines verdoyantes irlandaises ou de la cote déchiquetée de la Manche ; c’est bien, simple, il ne manque que l’odeur du tiaré pour s’immerger totalement. 200 pages lui suffisent pour contenir les émotions et le suspense d’un roman qui pourrait s’étaler sur près du triple. Alors quel bouffée d’air pur de voir tant de simplicité et de légèreté dans cette prose. Quant à l’intrigue, si ce n’est quelques états d’âmes existentiels farfelus, elle tient la route, mieux, elle convainc. Tenu en haleine, balloté aux quatre coins du globe, le lecteur est immergé.
Beau roman et belle réussite pour cet auteur qui mériterait plus de visibilité.

Que dire, sinon… merci.

Un Henri Girard très « inspiré »

Ceci est un écho (le terme est bien choisi !) à l’initiative de Christelle qui proposa à ses élèves d’écrire une variante de « la tirade du nez » de Cyrano, mais dédiée à l’oreille.
Pour ma part, j’ai choisi un autre angle d’attaque, délicat, raffiné…
(On notera quand même l’effort de l’auteur à ne jamais trop s’éloigner de l’oeuvre originale, et à ne malmener aucun alexandrin.)

Ah ! Non ! C’est un peu court jeune homme
On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel pet
Il faudrait sur-le-champ que je me l’expulsasse ! »
Amical : « Mais il doit tremper dans votre crasse !
Pour le voir, faites-vous briquer de pied en cap ! »
Descriptif : « C’est un ploc ! C’est un tchic ! C’est un flap !
Que dis-je c’est un flap !… C’est un conciliabule !
Curieux : « De quoi sort cette immonde flatule ?
Du dépotoir, monsieur, ou bien du caniveau ? »
Gracieux : « Aimez-vous à ce point les pourceaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De vous faire porcher à leur plus grande épate ? »
Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétouillez,
La vapeur du fracas vous sort-elle du pet
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « Gardez-vous, votre tête embaumée
Par ce pesant fumet, de tomber sur le sol ! »
Tendre : « Renfermez-le dans un aérosol
De peur que son odeur au plein air ne se fane !»
Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous la queue tant d’air en bas du dos ! »
Cavalier : « Quoi, l’ami, ce prout est à la mode ?
Pour vomir son gâteau, c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « Aucun vent ne peut, pet magistral,
T’en remontrer à l’exception du mistral ! »
Dramatique : « C’est l’étouffement quand il règne ! »
Admiratif : « Pour un parfumeur quelle enseigne ! »
Lyrique : « Est-ce une caque, êtes-vous un poisson ? »
Naïf : « Ce vol-au-vent, quand le déguste-t-on ? »
Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle un troufignon qui pue ! »
Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un pet ? Nanain !
C’est queuqu’ nappe de lisier ou queuqu’ fosse à purin ! »
Militaire : « Pointez là votre artillerie ! »
Pratique : « Voulez-vous le mettre en poterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros pot ! »
Enfin, parodiant Propane en un sanglot :
« Le voilà donc ce pet qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rugit le traître ! »

Henri Girard

 

Mes élèves ont ri et ils te remercient !

 

Mon calendrier de l’Avent : 11 décembre

Petite pause musicale avec deux artistes découverts l’année dernière : Lili Cross et Thierry Chazelle. Découverts lors d’un concert d’Yves Jamait dont ils faisaient la première partie. Coup de cœur immédiat. Beaux textes, belles voix et une tendresse qui fait du bien.

Mon calendrier de l’Avent : 10 décembre

Une case pour mon amie Marianne Monnoye-Termeer dont j’aime tant les sculptures. Elle cherche dans la pierre ce que je cherche dans les mots. Je lui dois entre la si belle couverture de De Vous à Moi.

Si vous en avez l’occasion, allez découvrir son univers.

Marianne, je t’embrasse.

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une coccinelle pleure…

Et je pleure avec elle.

En panne de mots… Je laisse la place à Pierre Ballouhey, invité permanent sur ce site. Nous sommes nombreux à être tristes ce soir !

Merci Gotlib de nous avoir réjouis toutes ces années.

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