Le petit Flaubert

Véronique et Thierry

 

Alors forcément, rien que ce titre m’enchante. Le petit Flaubert… comme un hommage à un de mes auteurs de prédilection… Il aimait les mots et il aimait la vie aussi. C’était « un bon vivant » sensible aux nourritures terrestres !

Eh bien, cela tombe bien ! Parce-qu’au petit Flaubert, vous allez vous régaler. Galettes savoureuses (la Savoyarde ou la Flaubert… ou les autres…), plats qui vous mettent l’eau à la bouche (une andouillette… je ne vous dis que ça !) Bref, vos papilles ne se tourneront pas les pouces ! Le cadre est très chouette, joli, un peu cosy, confortable, classe sans être snob… Et puis vous serez accueillis par Véronique et Thierry, aussi sympas que professionnels.

Bon, si avec tout ça, vous n’avez pas envie d’une galette… Par contre, quand vous viendrez, juste un détail : la petite table au fond à droite quand on entre… eh bien c’est la mienne ! Non mais des fois !

Pour la petite histoire, sachez que Flaubert est venu à Douvres la Délivrande à l’époque où il écrivait Bouvard et Pécuchet. Il était accompagné de son grand ami Maxime Ducamp. Ils avaient pris une chambre à l’hôtel, en face de la basilique, afin de « croquer » celles et ceux qui sortaient de la messe.

Voilà, j’adore cette idée.

Et je compte bien un jour dédicacer au Petit Flaubert !!

Petit-Flaubert

 

Instants glacés…

Petit espace offert à Cathy dont j’aime tant les photos… Nous aimons les mêmes paysages, les mêmes ambiances. Bienvenue Au bout de ma plume.

Je suis photographe amateur depuis 3 ans, pour mon plaisir et celui de le partager au sein d’un groupe facebook. Habitant entre Calvados et Manche. Passionnée par ma région, la Normandie, je parcours les chemins en toutes saisons, essayant de capturer en images la beauté du Cotentin, entre terre et mer, bocage et marais. Le ciel n’est jamais le même, passant du bleu profond au gris nuageux. La mer peut être calme ou déchaînée, dans des tons variant du bleu au gris, du noir au vert. Ce que j’aime particulièrement c’est cette lumière douce d’avant le couchant qui caresse les façades des maisons de sa teinte unique d’or, la dépose sur les oyats des dunes ou sur le sable. Ma passion, la photographie, est la plus belle façon qui soit de montrer les paysages de caractère de la Normandie tout comme le sont ses habitants. La Normandie belle et fière, sauvage et rude, calme ou tourmentée.

 

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Nouveau coup de cœur… Gauvain Sers

J’ai découvert Gauvain au concert de Renaud dont il était la première partie. Et j’ai été séduite dès la première chanson. Coup de cœur, depuis Yves Jamait, Thierry Chazeille et Lili Cross. J’aime tous ces nouveaux talents qui apparaissent.

Bonne route et bon vent !

 

Victoria vous dit NON MERCI

Chercher une belle entreprise, trouver son excellence

S’en faire un ami, le couvrir d’éloges

Lui dire combien il est important,

Le flatter

Sans discontinuer.

Grâce à Lui être propulsé au premier rang sans effort à fournir ?

Non merci !

Mendier, comme tous ils le font,

Des crédits aux banquiers ? Devenir hypocrite,

Dans l’espoir infâme de voir aux lèvres d’un homme influent,

Naître une approbation enfin qui ne soit pas tronquée ?

Non merci !

Compter chaque sous, vivre dans la crainte, être pâle,

Aimer mieux acheter que donner de son temps,

Rédiger des lettres à des hommes influents, se faire présenter ?

Non merci ! Non merci ! Non merci !

Mais… Voler…

Vivre, être autonome, sans attache

Être libre !

Avoir sa fierté, la voix assurée.

Mener ma vie comme il me plaît, me lever tard, me coucher tôt

Pour un oui, pour un non, chercher querelle

Ou utiliser la plume !

Victoria

Alban vous dit : NON MERCI

Et que faudrait-il faire ?

Devenir le chevalier servant d’un puissant seigneur

Et comme le gui s’accroche aux branches de l’arbre

Et s’en nourrit en suçant sa sève

Grandir silencieusement plutôt que de se hisser comme le chêne ?

Non merci !

Flatter comme tous ces amuseurs

Les gens de pouvoir, les caresser, les cajoler

Pour recevoir d’eux juste quelques risettes

Ou quelques compliments ?

Non merci !

S’enchaîner, redouter les revers

Préférer les courbettes à la chansonnette,

Écrire des compliments pour être au premier rang ?

Non merci ! Non merci ! Non merci !

Mais… Siffler

Penser, m’esclaffer, m’évader, m’isoler, faire ce qui me plaît !

Rester vigilant et toujours m’exprimer à haute voix !

Enfiler si j’ai envie, mon manteau à l’envers

Provoquer un duel pour de petites raisons.

Je ne suis pas un roc ! Je ne suis pas une montagne !

Mais je tiens à m’élever par moi-même,

Au-dessus de la masse !

Alban

Où on va, Papa ?

J’avais demandé à mes élèves quel était l’extrait qu’ils avaient préféré et pourquoi… 

Voici la réponse d’Oscar. Il m’a autorisée à la publier. J’essaye de convaincre Oscar de continuer à écrire…

« Si mon oncle avait été comme les autres, il aurait eu une femme belle, gentille et agréable.

Des fils drôles, cool, avec lesquels je me serais bien entendu.

Mes grands-parents auraient été heureux et fiers en voyant leurs deux beaux garçons.

On aurait fait du sport ensemble, sur la plage, l’été.

Et tout le monde aurait été heureux.

Mais il aurait pu avoir une femme qui le trompe chaque semaine avec un homme différent.

Il aurait pu avoir des filles ennuyantes et ennuyeuses.

Il se serait fâché avec son frère, mon père, pour une histoire débile.

On ne se serait vus qu’une fois par an et on ne se serait parlé que très peu.

 

Peut-être même que je serais devenu comme d’autres débiles, à me moquer des personnes en situation de handicap…

NON MERCI !

J’avais demandé à mes Cyrano en herbe une tirade qui répondrait à la phrase « Tu devrais être raisonnable ». Voici la réponse d’Oscar :

Un grand homme moi, raisonnable ?!

Ne plus avoir ce sentiment de liberté,

Qui de pierre deviendrait grain de sable ?

Ou bien devenir oiseau aux ailes cassées ?

Non merci !

Ne plus utiliser l’humour,

Être sérieux et droit ?

Non merci !

Je préfère faire la cour,

Ou enfreindre la loi !

Cesser de braver l’interdit ?

C’est-à-dire arrêter de s’amuser.

Monsieur, je vous dis : Non merci !

Car je ne veux guère vous ressembler.

Perdre mon adrénaline quotidienne,

En échange d’une douceur aérienne ?

Non merci ! Non merci ! Non merci !

Mais rire, jurer ou prendre des risques,

Sont mes droits, que personne ne confisque !

Ouvre-moi, mon frère

J’ai frappé à ta porte,
j’ai frappé à ton coeur
pour avoir un bon lit,
pour avoir un bon feu.
Pourquoi me repousser ?
Ouvre-moi, mon frère !…

Pourquoi me demander
si je suis d’Afrique,
si je suis d’Amérique,
si je suis d’Asie,
si je suis d’Europe ?
Ouvre-moi, mon frère !….

Pourquoi me demander
la longueur de mon nez,
l’épaisseur de ma bouche,
la couleur de ma peau
et le nom de mes dieux ?
Ouvre-moi,mon frère !….

Je ne suis pas un Noir,
je ne suis pas un Rouge,
je ne suis pas un Jaune,
je ne suis pas un Blanc,
mais je ne suis qu’un homme.
Ouvre-moi, mon frère !…

Ouvre-moi ta porte,
ouvre-moi ton coeur
car je suis un homme,
l’homme de tous les temps,
l’homme de tous les cieux,
l’homme qui te ressemble !…

René Philombé

En image

Ce regard me bouleverse. Je le poste aujourd’hui avec une pensée et un serrement au cœur pour toutes celles et ceux qui vont avoir froid, qui sont loin de chez eux et qui ne savent plus qu’attendre de demain.

 

Photo de Dorothea Lange, 1936

Photo de Dorothea Lange, 1936

1936, Femme migrante aux États-Unis. Photo Dorothea Lange.