Petit coup de coeur

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Aujourd’hui, c’était « journée filles ».  Boutiques et restau, aussi. Nos pas (et notre estomac) nous ont conduites à La Galettoire, (33, rue Saint-Sauveur, à Caen). Et ils ont eu bien raison ! Joli décor, accueil tout à fait chaleureux…

Et nous nous sommes régalées !

Allez donc à La Galettoire, vous ne serez pas déçus ! Et il y en a pour tous les goûts : le choix est impressionnant !

Ah oui, et ça ne gâche rien, les tarifs sont tout à fait raisonnables !

Bon appétit !

Mélina et Christelle

À La Galettoire

 

Petit concours sympa…

Vous avez lu Le cabanon jaune…

Je vous propose de réaliser une photo, un montage, qui mette en scène Le cabanon jaune. les photos seront présentées sur ce site. Il s’agira de voter pour « la photo ». Celui ou celle qui remportera le concours se verra offrir ma prochaine parution…

Voilààààààà

Date butoir le 10 mars…

 

Rendez-vous

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Départ

 

 

Et te voilà parti, mon tricoteur d’étoiles

Le ciel swingue pour toi sur un air de Miller

Et Suzanne t’emmène écouter les sirènes

Quelque part, pas trop loin, tout au fond de mon cœur

Vous voilà réunis et je n’ai plus de peine

Je te sais libéré, et apaisé enfin.

 

Mais que je me sens seule et que le cœur me fend !

 

La forêt ton amie et la biche et le faon

Te chuchotent à l’oreille qu’ils ne t’oublieront pas.

Les plages du Maroc se souviendront de Toi.

Les vagues, les embruns te chantent ta chanson.

Qui parle de départ, d’horizons inconnus.

Oui la vie te pesait, te voilà libre enfin !

 

Mais que je me sens seule et que le cœur me fend !

 

Il me reste maintenant un air de Glenn Miller

In the mood mon ami et aussi la jetée

De Honfleur, la jolie, où je retournerai,

Mon bouquet de statis un gros pull tricoté

Ce que l’on s’est donné, ce que tu m’as appris.

Nos rires partagés, une danse, un sourire.

 

Mais que je me sens seule et que le cœur me fend !

 

11 février 2017

 

 

In the mood

 

C’est un peu difficile pour moi de vous parler de mes grands-parents.

Suzanne est née en 1923, près de Saint Gatien des bois. Et je l’ai perdue, il n’y a pas très longtemps. Heureusement, j’ai eu le temps de caresser ses blancs cheveux, de lui chanter La mer de Charles Trenet, une fois, deux fois. De lui dire enfin qu’elle était la femme de ma vie.

Il faut vous dire qu’elle m’a élevée, avec Raymond. J’ai pu grandir, au creux de leur amour, dans leur pavillon de Saint Gatien des Bois. D’ailleurs, c’est moi qui les ai surnommés ainsi. Tonton et Zazanne. J’étais toute petite et elle se levait le matin, pour me faire mon chocolat. Parfois, souvent, pour me faire plaisir, elle me préparait son merveilleux riz au lait. Je n’en ai jamais mangé de meilleur. Je ne veux plus en manger.

L’hiver, elle tricotait mes pulls (tu vas me prendre froid !) l’été, elle crochetait mes robes. Mon grand-père aussi tricotait, et j’ai encore, dans mon armoire, ces vêtements sacrés. Parfois, je le caresse ce dernier pull rouge torsadé que tu as tricoté de tes mains déjà douloureuses, pour mon entrée à l’Université.

Petit à petit, avec les années, ma grand-mère est devenue mon amie, ma complice, et certainement un modèle. Elle m’apprenait à grandir, à devenir femme, mère, et enfin…. À vieillir. Et je me sens un peu seule aujourd’hui, forcément. Qui m’apprendra la suite, maintenant que tu n’es plus là ?

Je sais qu’elle était fière de moi. Elle attachait beaucoup d’importance au fait que j’aie un travail. C’était pour elle comme une revanche. Il faut dire qu’elle aurait aimé faire des études, et qu’elle n’a pas pu. Question d’époque. Alors une petite fille professeure, et plus tard (même toute petite) écrivaine… ! Je me souviens de ce jour où une de ces voisines est venue sonner chez elle, un exemplaire d’Ouest-France à la main : il y avait un article sur « la petite Christelle » !

Et les rires… Parce que oui, nous avons ri. Autant peut-être que nous nous sommes chamaillées. Non, plus. Nous riions énormément. Entre deux confidences. Nous laissions nos hommes partir se balader en forêt et nous restions toutes les deux, à papoter, à vider les placards ou les boîtes de photos. Pour être certaine que nous serions tranquilles, tu verrouillais la porte. Je ne saurais dire combien ces moments me manquent !

Aujourd’hui, je te retrouve au cœur de mes romans, tu es ici, tu es là… Le regard bleu de Marie, les mains douces de Charlotte, tu es partout. Je t’accueille bien au chaud, au cœur de mes lignes, caressée par mes mots, protégée par mes amies d’encre et de papier. Ainsi, tu ne me quittes pas. Je t’aime.

Et puis, il y a Raymond… Tonton.

Mon grand-père était aiguilleur du ciel, à la tour de contrôle de Saint Gatien des bois. Je l’admirais énormément. Ce métier me fascinait ;  un tricoteur d’étoiles ! Et puis, il était beau. Il n’avait rien à envier aux plus beaux acteurs américains. Ce que je retiendrai de Lui, ce sont nos baignades à Honfleur, quand l’eau froide nous rougissait les cuisses.

Et puis surtout, son potager. Toujours, je te reverrai enfourcher ton vélo pour partir « au jardin ». Un jardin extraordinaire… Eh oui, Trenet n’est jamais loin. Ce jardin était un enchantement ! Combien d’accrocs ai-je faits à mes jolies robes en dévorant les groseilles à maquereau ! La petite fille aidait son grand-père à ramasser les carottes, les salades, les poireaux, les patates… et j’en passe ! Tu m’avais laissé un plan ; j’y avais semé des marguerites et des soucis. J’adorais aller chercher l’eau à la vieille pompe pour les arroser. Aujourd’hui, plus de quarante ans plus tard, l’odeur des soucis après la pluie me ravit toujours autant. Étudiante, je venais vous voir et je repartais avec des cageots de légumes et des bouquets de monnaie du pape et de statis. J’en ai encore devant moi, sur mon petit buffet. Ces fleurs, tu les faisais sécher dans ta cave. C‘est volontairement que j’emploie ce possessif car la cave était bien ton territoire.

La cave…  Tu y faisais sécher tes fleurs, la tête en bas, les fleurs. Tu bricolais. Les outils étaient rangés, et bien rangés. Tu y faisais aussi les confitures. Mes préférées étaient tes confitures de mûres (cueillies dans le chemin du jardin) et de rhubarbe. La cave et son odeur… indéfinissable. L’odeur de l’enfance et de ces moments très doux, d’une très grande complicité. La cave, lieu de chasse au trésor. Tu rangeais tout. J’y ai même retrouvé mon « culbuto », un canard qui se balançait et Isidore, mon chat blanc en peluche, borgne. Il n’y a pas très longtemps, tu y as retrouvé deux « carapuchettes » ces petits avions de papier que tu avais confectionnés au Maroc, quand tu étais gamin ! Quelque quatre-vingts ans plus tôt ! Jolie transmission de savoir entre un petit garçon et son arrière-grand-père…

Aujourd’hui, Allo Papa Tango Charly, mon aiguilleur du ciel, tu traverses ton Triangle des Bermudes.

Mais il reste les carapuchettes, et la confiture. Comme un lien, merveilleux, tendre et inaltérable entre lui et nous. Sur un air de Glenn Miller.

In the mood.

 

Christelle Angano

 

 

 

 

Pour mon grand père, Allo Papa Tango Charly

Mais enfin, où as-tu donc la tête ?

Je ne sais pas, je ne sais plus. S’il vous plait, ne me brusquez pas, attendez, cela va revenir.

Le geste du vieil homme s’est interrompu. Que voulait-il faire ? Il ne saurait le dire. Son geste s’est perdu au fond de sa pensée. Là-bas quelque part, déjà bien loin de nous.

Tu es avec nous ?
Bien sûr qu’il est là, mais déjà si lointain. Il sent que déjà, il commence à partir.
Il part pour un ailleurs qui le terrifie. Ses errances l’angoissent.
Retrouvera-t-il sa route ? Ou est-il condamné à se perdre encore, et toujours ?

Je vous en supplie, soyez patients. Ne m’abandonnez pas au bord de la route. J’ai tellement peur sans vous ; sans vous, je ne suis plus rien.
Son regard alors fixe un horizon improbable. Ses rêves se fondent dans le bleu de ses yeux. Il revoit le Maroc qu’il aimait tant, et Rabat et la plage où gamin il jouait.
Il revoit sa maison, et le chien, le facteur … cette petite fille à la robe tâchée.
Une larme perle à sa paupière, ses mains se mettent à trembler. L’émotion l’étreint. Il voudrait voir sa mère, cette femme qu’il n’a jamais oubliée.
Et puis, il y a celle qui reste près de lui. Cette femme si douce qui vit à ses côtés. Faudra-t-il qu’un jour, elle aussi, il l’oublie ? Après tout cet amour qu’ils se sont donné.
Alors oui, il est avec nous …
Mais laissons-lui le temps de se souvenir. Le temps de se réapproprier son présent et son passé.
Son passé est son avenir, le présent lui échappe.
Une nouvelle compagne s’impose à lui : la peur.
Peur de se perdre, et de nous perdre enfin ; peur d’être seul pour entrer dans sa nuit.
Et puis, la Colère. Cette antique colère qui gronde encore en lui.
Sa lucidité se fait douloureuse. Tout son être se tend contre l’oubli.
Alors, si quelques fois, son regard se fait lointain ; s’il vous semble repartir pour des horizons inconnus, attendez-le.
Oh oui, attendez-le.
Tel le compas, qui dans l’avion s’affole, sa mémoire disparaît dans les Bermudes de l’oubli.

Il a perdu la tête, il a perdu le nord.

Allo Papa Tango Charly.

Christelle Angano

Bonne route, je t’aime

L’idée….

Site un peu délaissé ces derniers temps, il ne faut pas m’en vouloir.

Un peu comme si j’avais appuyé sur pause.

Et puis, une panne d' »inspiration »… Impossible d’écrire quoi que ce soit. Ni sur ce site, ni sur mes carnets, nulle part. Sauf quelques copies, parce qu’il faut bien !

Certains m’ont demandé où j’en étais… Étais-je en train d’écrire la suite de Le cabanon jaune ?

Non. Je laisse Cloé et Harold ! Ils devront se débrouiller sans moi.

Pour tout dire, j’avais commencé quelque chose, qui nous parlait de Glenn Miller…

Et je suis finalement partie ailleurs.

Je crois que je suis prête. Enfin.

Prochain destination, l’Éthiopie.

Il va me falloir un peu de temps. Apprendre à ne pas aller trop vite. Premier enseignement de mon ami Henri Girard. « Tu vas trop vite, Christelle » ! Il a raison Henri ! Mais là, j’ai envie de me poser.

Pose toujours, tu m’intéresses !