Devenir Moi…

Tellement besoin de « lâcher » des choses….

Dès la première séance de relaxation au Centre antidouleur, je suis entrée dans un état hypnotique. Et en trouvant presque tout de suite l’endroit qui est mon point d’ancrage symbolique, le lieu où je me rends maintenant lorsque je suis très douloureuse, j’ai senti quelque chose céder, très loin en profondeur… J’ai pleuré pendant toute l’heure et ça m’a vidée d’une charge, de tonnes et tonnes d’eau retenues. C’était très étrange d’être ainsi dans le noir, avec cette musique douce, la voix de la thérapeute, et de sentir et laisser couler et accueillir toutes ces larmes sans douleur : bien immense.

Aux séances suivantes, je n’ai plus ressenti un tel effondrement des digues, mais j’en suis ressortie à chaque fois apaisée, reposée, et plus sereine.

On faisait le bilan ce matin avec l’algologue. On va mettre en place les séances de relaxation en alternance avec la mésoperfusion et l’hypnothérapie, sans doute une séance différente chaque semaine ou une méso fixe + une relaxation/hypnose.

Il faut pour ce faire que le Comité médical suive ma demande de CLM (congé longue maladie) fractionné. Mais je sais qu’il suivra : mon neuro et l’algologue m’ont tous deux fait un courrier appuyant ma demande, et cerise sur le gâteau : mes responsables se sont toutes les deux proposées pour me faire un courrier appuyant cette demande. Ca m’a connement touchée infiniment. Je suis une poudrière ces jours-ci…

Sans doute parce que je peux me le permettre : tout ce protocole thérapeutique, ce suivi mis en place, ce soutien hebdomadaire, me permettent d’appréhender un tout petit peu moins la reprise, programmée vendredi prochain, du poison qui maintient mon Passager noir à distance.

L’algologue est incroyablement à l’écoute, je n’ai jamais eu de médecin aussi empathe : les psychiatres ne peuvent et ne doivent pas l’être ! Avec elle je peux livrer des choses qui ont besoin, en face, d’un écho affectif et cela aussi me soulage et m’allège.

Mine de rien, au milieu de ce chaos de vie, je continue de grandir, d’avancer, et de devenir moi. Et… ce n’est pas si mal !

Avec une journée de retard…