Les fleurs du lac, et Marie-Jo Bonnet

Je viens de terminer ce très beau roman de Christelle sur l excision. N hésitez pas à le lire et à le faire circuler. Pour le GAMS également dont c’est le combat.

Marie-Jo Bonnet

Je suis très fière de ce retour. Une spécialiste de l’histoire des femmes et de la résistance… pour une histoire de femmes qui résistent.

Merci Marie-Jo d’avoir fait le voyage et d’avoir passé du temps avec Mebrat et ses ami(e)s.

Un retour sur Babelio…

https://www.babelio.com/livres/Angano-Les-fleurs-du-lac/1137291

Je remercie Les éditions de la Rémanence pour l’envoi, via net galley, du roman Les fleurs du lac de Christelle Angano
Mebrat est éthiopienne. Dans son village, on pratique encore l’excision. C’est contre cette tradition que la jeune femme, moderne et courageuse, va décider de s’élever en refusant de confier sa cadette à l’exciseuse.
Comment réagira le village ?
Les fleurs du lac est un court roman qui m’a captivé de la première à la dernière page.
Il commence dans les années 80, en Ethiopie, dans un village où toutes les petites filles se font exciser. C’est ainsi, il est impossible de ne pas se soumettre à cette tradition.

Pourtant, Mebrat devient contre ses pratiques quand elle assiste à la mort d’un bébé. Et il devient évident pour elle (et pour son mari) qu’elle ne fera pas exciser sa seconde fille.
Peut t’on se mettre contre les traditions ? Les refuser ? Et combattre tout un village ?
Mebrat et son mari ont cette volonté, cette force et ce combat est admirable.
Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées répète Mebrat, et elle a bien raison. C’est d’ailleurs cette phrase qu’elle dit souvent à sa jeune fille, pour qu’elle comprenne et accepte sa différence par rapport à sa soeur et leurs camarades.
Les fleurs du lac est un roman vraiment poignant, qui parle d’un sujet peu traité et méconnu, voir carrément tabou dans certaines cultures. Pourtant, toutes les 10 secondes, on excise une petite fille !! Cela fait réfléchir…

J’ai adoré cette lecture, parfois difficile mais nécessaire. C’est un roman, mais il reflète une certaine réalité, qui me fait froid dans le dos.
Ma note : un énorme cinq étoiles.

Merci pour ce retour et pour votre « énorme » cinq étoiles…Il me touche… énormément 🙂

De mère en fille

Je suis très touchée par cette chronique et par cette mère qui décide de faire lire Les fleurs du lac à ses filles. L’auteure, la femme, la mère mais aussi l’enseignante… Quand l’écriture, et la lecture, se font relais d’une pensée, d’un combat. Quelle belle émotion.

Johnny Clegg s’en est allé…

 

Il y a des disparitions qui touchent, sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Johnny Clegg est mort.

J’en ai les larmes aux yeux, une boule dans la gorge, les mots qui viennent difficilement.

Parfois, je fais cours en écoutant Johnny Clegg, et mes élèves aiment sa musique. Je continuerai longtemps à l’inviter dans mes cours.

Merci à toi Johnny Clegg, pour ton engagement, ton talent, pour ta personne, fantastique. J’aime à penser que tu as rejoint celui pour lequel tu as chanté, pour lequel tu t’es « battu » en musique. Le Zoulou blanc… J’ai dansé sur ta musique, plus d’une fois. Une fois même, tu n’étais pas très loin. C’était au Mémorial de Caen, et j’étais dans le public, émue aux larmes.

Je le suis encore aujourd’hui.

Merci pour ta musique, et les émotions qu’elle véhicule. Qu’elle fait naître en moi, qui suis toujours restée en « manque d’Afrique ».

Merci.

Invités d’honneur au bout de ma plume, bis

Léo Ferré a une place particulière au creux de mon cœur. Avec le temps… Premier 45 tours. J’étais môme et cette chanson me bouleversait même si je ne comprenais pas trop pourquoi.

Et puis…

J’ai appris la mort du grand Léo le 17 juillet 1993. je m’en souviens parfaitement. J’étais à la maternité. Mon petit Juluan venait de naître.

17 juillet 1993.

Quelques mois plus tard, Juluan rejoignait le grand Léo, nous laissant là, avec nos larmes.

Enfin, bien des années plus tard, c’est un beau, un merveilleux Léo qui arrivait dans la famille.

Voilà…

Au fait, monsieur Ferré, vous vous êtes  trompé…

Avec le temps, on continue d’aimer.

Invités d’honneur au bout de ma plume…

J’ai toujours aimé Lino Ventura. L’acteur, extraordinaire de vérité et puis…

L’homme engagé, le père engagé. Aujourd’hui, je penserai à lui en vous reparlant de Perce-Neige. À lui et à Linda, son enfant baroque. Merci à toi Lino d’avoir ouvert le chemin d’une certaine conscience, pour que nos enfants ne soient plus ni « transparents », ni montrés du doigt.

Ti amo…