2019 s’achève…

 

2019 s’achève…

Quel bilan ?

Bien sûr, je pourrais me réjouir de cette année passée, laquelle m’a offert de très jolis moments, de très jolies rencontres et qui sera, à n’en pas douter, une année décisive pour moi.

Et pourtant, cette année a un goût amer.

Il est en effet difficile de se réjouir, à moins de faire preuve d’un égocentrisme éhonté, face à cette actualité, tant mondiale que nationale, qui fait froid dans le dos. On meurt, ici sous les bombes, là, de froid dans les rues, sous les coups d’un (ex) conjoint,  la planète entière est en train de frémir, on se noie pour échapper à la guerre…  Non, elle ne va pas bien notre planète. Et nous non plus. Toute cette colère et ce désarroi… Un reportage à la télé il y a quelques jours qui suivait des retraités (un couple de 80 ans) qui justement, ne pouvaient profiter de leur retraite et qui devaient se remettre au boulot et à côté de ça, une jeunesse qui cherche du travail et qui n’en trouve pas.

Ce n’est pas du misérabilisme, encore moins de la morale à deux balles. C’est le constat d’une mère qui aimerait bien que ses gamins aient un avenir sympa sur cette jolie Terre que chantait si bien Moustaki.

Parce qu’aujourd’hui… ce n’est pas « joli joli ».

 

Passage de relais

Je l’aime bien cette jeune fille…

Cet échange me rappelle  ce beau proverbe Indien, plein de sagesse : « La Terre n’est pas un cadeau de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent »…
Passage de relais…

C’est curieux comme le monde « adulte » reproche aux plus jeunes leur inertie (« tu ne feras rien de ta vie… etc… etc…) mais ne supporte pas qu’une toute jeune fille décide de réagir… Et d’appuyer là où ça fait mal.

Quant aux propos qui touchent à sa personnalité… Ils sont simplement indignes !

À écouter…

Il me semblait intéressant de faire ce partage. Évidemment, il y a une certaine logique, si l’on considère mon « engagement » aux côtés du GAMS, mais il ne s’agit pas que de cela.

Il y a tant d’idées préconçues en ce qui concerne la sexualité, et notamment, la sexualité féminine. Cette petite vidéo est assez efficace pour les mettre à bas.

Elle est donc, à mon avis, nécessaire.

 

 

 

De Vous à Moi

Quelque part dans la nuit…

 

Ce texte, publié dans Itinerrances, il y a longtemps. Une femme venait d’être condamnée. Son crime ? Aimer une femme. Je ne sais plus dans quel pays cela s’était. Ils sont nombreux les pays où l’on tente de briser celles et ceux qui simplement demandent à s’aimer.

Mais j’avais écrit ce texte pour Elles.

Et par extension, pour toutes celles et ceux pour qui aimer est encore un combat.

 

Mon amour,

 

Je n’en peux plus. J’étouffe.

Ces grilles, ces  portes …

Je voudrais te raconter la violence de ces lieux, de ces lumières blafardes qui nous crucifient à nos pauvres paillasses.

Cette nuit, j’ai entendu mourir un être humain.

Sans bruit, si ce n’est celui sourd  de sa nuque cédant sous  la pression de son drap.

Il a préféré cette issue, ne croyant plus aux hommes.

Devrai-je en arriver là ?

Merci d’exister, de me donner envie …

Encore …

Je t’aime.

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Rencontres

Rencontres

Écrire et publier Les fleurs du lac aura été une vraie belle aventure.

J’ai d’abord une pensée pour Asma et Saïd qui ont accueilli mon roman chez eux. Je ne pouvais pas rêver plus beau relais.

Et puis, Nafissatou Fall, directrice du GAMS Normandie. Cela faisait longtemps que je voulais te rencontrer Nafissatou… et ton retour sur mon roman était pour moi infiniment important. Quel bonheur, notre rencontre, notre complicité. Je suis très fière de savoir que Les fleurs du lac accompagnent vos interventions. Oh, il ne s’agit pas d’orgueil, non… Mais j’avais fait une promesse… C’est important d’honorer ses promesses. Aujourd’hui, j’ai rejoint le GAMS, la « toubab Africaine », n’est-ce pas Nafi…

Je remercie l’association Mieux Vivre de La Saussaye qui a organisé cette table ronde passionnante. Quel honneur pour moi d’y participer.

Évidemment, je pense à Géraldine. Grâce à elle, et pour la première fois, j’ai existé pour des élèves, autrement qu’en tant qu’enseignante… Je suis encore, à l’heure actuelle, incapable de définir cette émotion. Des élèves étudient Les fleurs du lac … J’ai encore du mal à le concevoir. Géraldine, tu te souviens de notre discussion… « Je me mettrais à genoux pour que cesse l’excision des fillettes ». Toi et moi essayons de faire avancer les choses. Cela a pu se faire grâce à Giulia, que tu as connue toi aussi, à Addis Abeba, à Giulia, son oncle et leurs informations précieuses, qui m’ont permis de créer Mebrat, Shoayé…

Grâce à ce roman, j’ai également rencontré des femmes qui m’ont touchée, épatée, je pense à Betty qui se bat pour Nous Toutes 14, pour offrir aux femmes victimes de violence, la protection, la force et pour lutter et obtenir justice. Betty, elle aussi, en m’invitant à présenter mon roman a participé à ce mouvement. Et c’est formidable. Bien sûr, je pense également à Aline qui a aimé Les fleurs du lac, et qui sait si bien en parler… Merci pour ta confiance, ton engagement. Et Marie-Jo Bonnet que je rencontrerai bientôt…

Un clin d’œil également à Audrey et à son talent de photographe, que je suis toujours heureuse de croiser.

Enfin, merci à toi Mathilde, de m’avoir fait confiance ; titre, texte, couverture… tu as accepté de me suivre. C’est une jolie « aventure » que nous vivons là.

Grâce à vous toutes, je découvre le bonheur de l’écriture « militante ». Je suis même un peu dépassée par les événements pour tout vous dire… Oui, ce court roman a un peu chamboulé ma vie en fait.

Et c’est très agréable.

 

Pas sur la bouche…

Je viens de « quitter » Delphine… l’héroïne de Pas sur la bouche, le dernier roman de Karine Langlois, publié aux Éditions de la Rémanence.
Roman psychologique, mais pas que, le texte est riche, comme le sont les personnages qui le peuplent. Et notamment, la jeune Delphine que nous accompagnons dans son apprentissage de la vie. Un apprentissage parfois douloureux, âpre, comme sait l’être la vie. Et justement, la plume de Karine (dont je vous ai déjà parlé) sensuelle, tout en douleur parfois, sait nous parler de ces femmes que la vie, loin d’être un long fleuve tranquille, n’épargne pas. Qui est Delphine ? Une jeune femme qui se découvre enfin, qui se rencontre, qui s’autorise à vivre…
Delphine… Karine… Je retrouve dans le personnage de Delphine quelques émotions rencontrées à la lecture de Dans la peau… Et ce n’est certainement pas un hasard…
Karine… Delphine… Il y a toujours un peu de nous-mêmes dans nos personnages. Une sensibilité exacerbée, l’envie d’y croire, la rage au ventre… Tout est là. Et           j’aime ça.

Autres liens utiles

Éditions de La Rémanence                     http://www.editionsdelaremanence.fr/

Fédération GAMS                                     https://federationgams.org/

Nous toutes 14                                           https://www.facebook.com/noustoutes14/

Auteur(e)s et artistes amis

Henri Girard                        https://www.auteur-roman-nouvelles.com/

Mallock                                 https://www.mallock.fr/

Catherine Laboubée           http://www.catherine-laboubee.fr/Accueil.html

Philippe Morel                    http://philippemorel.canalblog.com/

Sculpteur Petrus                https://www.sculpteur-petrus.com/

Lucie et Querelle                https://soundcloud.com/querellemusique 

Audrey Pasquet, photographe :     https://www.facebook.com/Audrey-Pasquet-Photography-156472691