projecteurs sur une association : OSYS

 

 

 

Il y a quelques semaines j’ai rencontré une association extraordinaire.  OSYS. Cette association vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

OSYS, ça veut dire : « oui systématique ».  Ce « oui systématique » qui va permettre aux femmes d’être prises en charge IMMÉDIATEMENT. OUI à un hébergement sécurisé, si indispensable lorsque l’on doit fuir. Tant de femmes se voient obligées de rentrer chez elles, près de leur bourreau, faute d’endroit où se réfugier. C’est une réalité ; elle est insupportable.

Pour en savoir plus : https://actu.fr/normandie/bayeux_14047/bayeux-lutte-contre-violences-conjugales-ont-cree-osys-dispositif-dalerte_28901468.html

Merci donc, un immense merci, mille immenses mercis, au Foyer Jacques Cornu, qui, à Bayeux, a permis la mise en place de ce système, qui va permettre aux femmes de se protéger d’abord, de se « poser » ensuite et de se reconstruire, 3 étapes essentielles.

Pour résumer, OSYS, c’est un réseau de partenaires, un « kit », de la discrétion, une aide immédiate.

Dispositif à l’échelle du Bessin, OSYS  a pour vocation de s’étendre.

Au 8 juin, 40 femmes étaient mortes, tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. 40 !

En 2019, nous avons déploré 151 féminicides. L’urgence est réelle.

Bravo donc et merci.

 

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Coup de gueule de prof

Alors il paraît que les profs sèchent leurs cours ? Qu’ils se croient en vacances ? Qu’ils profitent de la situation…

Bien sûr…

J’entends Didier Giraud   « La plupart des profs n’ont pas travaillé ».  « Finies les vacances au boulot » « Les premiers qui ne veulent pas revenir à l’école, c’est les profs »…

C’est insupportable. C’est insultant. C’est… méprisable.

Des fraises de Sibeth aux insultes de D Giraud… Combien de temps va t-il falloir encore supporter tout cela ?

En ce qui me concerne, je n’ai pas repris en présentiel. Parce que je ne PEUX pas, et non pas parce que je n’en ai pas envie.  Parce que voyez-vous, monsieur, je ne suis pas que prof. Je suis aussi et avant tout, oui avant tout, une femme, avec une famille. Ainsi, cela va peut-être vous surprendre, mais je ne fais ce que je veux, mais bel et bien ce que je peux.

Alors je fais mon boulot, le mieux possible. J’y mets tout mon cœur et le savoir-faire que j’ai acquis ces dernières semaines, à force de me former pour mieux m’adapter à cette situation inédite. Et nous sommes une très très grande majorité à avoir fait notre travail sérieusement, consciencieusement.

Bref, tout ce discours est tellement réchauffé, et surtout démagogique. Flatter en crachant sur les profs… Détourner la colère en proposant une cible, toute trouvée : les profs.

Dans une de ses chansons, le regretté Greame Allwright chantait  » je crois que je peux prédire, même n’étant pas prophète, qu’un jour ou l’autre, ça va vous tomber sur la tête… »  (tu joues joues joues)

Oui, je crois qu’un jour, notre société s’en mordra les doigts… D’ailleurs la preuve, de moins de moins de jeunes passent le concours… Sur qui taperez-vous quand vous n’aurez plus d’enseignants ?

Voilà. Ah oui, au fait, je tiens à préciser que ce ne sont pas les profs qui ont créé le Covid pour se barrer en vacances plus tôt.

 

Ma belle Honfleur

Nous avons tous une ville qui tinte dans notre cœur. En ce qui me concerne, je crois que c’est toi, Honfleur. Il y a aussi Addis Abeba, peut-être plus exotique, tellement proche en étant si lointaine. mais toi, Honfleur, je t’ai, chevillée dans mon cœur.

Pourquoi ?

Je crois que tout ceci est lié à mon enfance. Oui Honfleur a pour moi quelques flagrances de nostalgie… Une nostalgie qui laisse un sourire rêveur sur les lèvres.

Honfleur et son bassin, promenade rituelle avec mes grands-parents. On allait voir mon oncle Gérard sur son voilier…

Honfleur et ses peintres qui me faisaient voyager. Ils me fascinaient.

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Plaque commémorative

Batterie de Merville Franceville, inauguration de la plaque commémorative, juin 2011

Je garde un souvenir ému de cette journée. J’étais invitée à représenter mon arrière-grand-mère lors de l’inauguration de la plaque commémorative en l’honneur des déportés de Barneville la Bertran. j’ai déposé la gerbe pour Clara. Un moment « fort ».

Je remercie madame Dagorn, la directrice du musée, monsieur Olivier Paz, maire de Merville-Franceville, de m’avoir conviée à cette cérémonie et Marcel Dupuis qui m’a contactée. Un très beau moment.

 

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Promenade à Barneville la Bertran, dans les pas de Clara

Dans les pas de Clara.

Photos Lucas Michel, que je remercie.

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Le 6 juin en Normandie

 

6 juin 2020.

Ce 76è  anniversaire n’est pas comme les autres, assurément.

Nous sortons tout juste de confinement, et pour la première fois, nous ne croisons pas de vétérans.  Et pourtant, ici et là, on peut voir les villages, petites villes et autres agglomérations se mettre sur leur 31 pour honorer cette date. A Douvres, les commerçants se sont réunis pour égayer le centre-ville, ballons tricolores, tenues tricolores.

C’est assez émouvant, cette volonté farouche de vouloir commémorer tous les ans cette date qui s’éloigne. Ici, les vétérans sont accueillis à bras ouverts, certains sont devenus des « familiers » et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que l’on apprend que l’un d’entre eux ne sera pas au rendez-vous.

Alors pourquoi ? D’où vient cet attachement à cette date ?

 

Bien sûr je me suis posé la question. Je crois que la réponse réside dans nos paysages, et notamment dans nos plages.

 

Utah Beach, Omaha Beach, Gold Beach, Juno Beach, Sword Beach…

 

Elle est là, notre mémoire. Ces plages que Verlaine, intiment lié à cet événement, n’aurait certainement pas reniées. Peut-être d’ailleurs a-t-il lui aussi, aimé arpenter ces étendues magnifiques.

En ce qui me concerne, je les préfère à marée basse. Elles sont encore plus émouvantes, déparées et nues. Çà et là, quelques vestiges de la guerre apparaissent, au fil des marées. Caissons de port artificiel à Asnelles, épave au large de Utah Beach..  Dans les dunes, d’anciens blockhaus ou une casemate sont là pour nous rappeler l’Histoire.  On peut encore trouver parfois des « mèches » dans le sable, endormies là depuis 76 ans, que l’on encore faire exploser.

Sword Beach Juno Beach, Gold Beach, Omaha Beach, Utah Beach, …

           Oui, définitivement, nos plages sont habitées, hantées, diraient certains. Ce n’est pas forcément triste, non mais il règne, pour peu que la météo s’y prête une atmosphère pleine de solennité, de… gravité. Utah Beach, Omaha Beach, Gold Beach, Juno Beach, Sword Beach… A jamais, ces plages seront liées au 6 juin 1944, et ce n’est pas pour rien qu’une candidature pour une inscription des Plages sur la liste du patrimoine mondial (UNESCO) a été déposée en janvier 2018 par le gouvernement français, candidature  actuellement en cours d’instruction.

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Cadavre exquis

Merci, je suis très fière ! En plus, Henri Girard est avec moi…

A noter Droit devant toi est maintenant publier à La Rémanence…

Instant « poésie »

Bravo Lucy, c’est très très beau.

 

Entre les troncs centenaires, à l’endroit où murmurent les plantes, se cache une maisonnette enlacée par le lierre sauvage. Les rayons du soleil qui percent le voile de feuillage teintent d’or les murs de bois lisse. Au sol s’entassent tapis, coussins et couvertures d’où s’échappe une douce odeur de lavande qui caresse les narines. Parfois se faufile dans le filet végétal une mésange curieuse, qui vient profiter du silence apaisant.

 

6 juin 2020 « Une lumière dans la nuit »… Images

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