Ma chère Augustine

Sacré texte encore. Bravo Zoé

20 février 1916

 

Je profite du départ d’un camarade pour Caen, pour lui remettre cette qui peut-être te parviendra plus vite. Tout d’abord, sache que tu me manques. Je revois dans mon esprit nos beaux souvenirs, dans notre maison de campagne l’été arrivant… et cela me donne la force de persister.

Ici tout n’est que néant et désarroi. Le froid et la famine qui se fait ressentir. les rats dans les gourbis. Pas plus tard qu’hier, j’ai vu un de mes camarades se faire transpercer de plusieurs éclats d’obus. Son cadavre a été retrouvé en haut d’un arbre.

Cette affreuse guerre m’horrifie. Les morts sont nombreux et nous sommes obligés d’empiler leurs corps pour nous protéger des tirs ennemis. Quand je pars au combat, j’ai peur que ce soit moi qui termine par terre, les entrailles arrachées et criblées de balles. A chaque fois, je m’efforce de ne pas pleurer.

Demain, nous partons pour Verdun. J’espère que cette bataille ne causera pas de pertes innombrables  et qu’elle nous conduira à la victoire. cependant, notre barda est si lourd à porter, je souhaite qu’il ne nous désavantage pas, moi et l’infanterie.

En ce moment, les hommes sont découragés et ne veulent plus se battre. Cela créé des mutineries. le pire, c’est que nos généraux face à ces révoltes, n’hésitent pas à faire exécuter ceux qui ne veulent pas aller batailler.

Ne t’inquiète pas, je ne suis pas de ces gens là.

je compte sur toi pour faire part de toutes ces informations à la presse la plus proche.

Sinon, je vais bien et je suis en bonne santé. J’espère te trouver de même à mon retour.

Embrasse bien fort nos enfants de ma part.

Ton mari qui t’aime,

Pierre

Lettre de Poilu

Voici la lettre de Thelma… Jean et Madeleine m’ont beaucoup émue… C’est si…juste.

16 octobre 1915

Ma chérie,

Il est important pour moi que tu prennes de mes (réelles) nouvelles. La vie est dure mais je survis. J’espère que les enfants et toi allez bien. Tu memanques plus que tout au monde. Ton sourire chaleureux me manque.

Ici, dans les tranchées, je n’ai que quelques amis avec lesquels discuter, mais je ne suis même pas sûr de les revoir le lendemain.

Dis aux enfants que je serai toujours là pour eux.

Est-ce que Jean sait marcher ? Est-ce que Madeleine sait lire ?

J’espère que la boulangerie tourne bien, et que vous êtes en bonne santé. je ne sais pas comment vous faites pour gérer la boutique avec cette foutue guerre.

La nourriture ici est comestible, mais ne vaut rien face à ta fabuleuse cuisine.

Donne-moi vite de tes nouvelles mon amour.

Ton tendre aimé,

Paul.

Lettre de Poilu

Voici la lettre d’Anna. Tellement émouvante et bien vue.

 

7 Septembre 1916

Ma chère femme,

Je viens de finir de déjeuner. Nous sommes à peu près bien nourris mais ce n’est pas ta bonne cuisine qui me manque tant. Et toi aussi, tu me manques plus que tout, ma Anne, mon coeur.

Ta présence et celle de notre fils me manquent tellement dans les tranchées.

Ici, la vie est dure, entre les morts sans fin, les explosions, les gaz asphyxiants, les attaques et les blessés à perte de vue, nous n’avons pas le temps de fermer un oeil, ou bien de penser à ce qui pourrait nous arriver.

J’espère que la situation à la ferme n’est pas trop difficile. sans la moisson, je ne sais pas comment tu as pu nourrir toute la famille et les bêtes. Je me demande comment vous avez fait, le père et toi, pour faire les récoltes, sans le cheval. Heureusement qu’il y a le potager de la mère et les lapins.

Avant-hier, nous avons pris d’assaut les allemands et ça n’a été que douleurs. J’ai vu mon plus cher camarade se faire achever alors qu’il mitraillait le camp adverse. Je n’ai pas pu lui dire adieu, le pauvre. Il avait laissé sa femme et ses cinq enfants en leur promettant de revenir libre.

Ma douce Anne, je te promets de revenir en vie à la maison. D’ici quelques semaines, la guerre sera terminée…

Je suis redescendu de première ligne hier matin et je n’ai qu’une envie, c’est de me laver. Les tranchées sentent la mort et je suis plein de sang, celui de mes compagnons. Sans parler de la boue au fond des tranchées, dans laquelle on s’enfonce jusqu’aux mollets et qui nous refroidit les doigts de pieds.

Prends soin de Georges et ne t’inquiète pas. je reviendrai bientôt à vos côtés. Bonne santé à vous tous.

je t’embrasse tendrement,

ton bien-aimé

Louis.

 

Lettre de Poilu

Il fallait imaginer une lettre de Poilu…

Voici celle de Lucie (devenue Marius Panisse, le temps d’une lettre… Ah Marseille…). Bravo Lucie pour ce texte émouvant. Je suis fière de toi…

 

Verdun,  Le 24 novembre 1917

Chers enfants,

C’est bien votre père qui vous écrit des tranchées. La boue, la pluie, es nuages sont notre quotidien.

Malgré ça, je pense à vous. J’espère que vous vous amusez. Je pense à vous et c’est sûrement ça qui me donne cette volonté ou cette force de continuer. En arrivant ici, je n’osais prendre le fusil. Maintenant, le fait d’appuyer sur la gâchette est presque devenu normal. Les corps de nos frères, ces autres français qui ont abandonné leurs femmes, enfants pour se battre, leurs âmes restent là dans la boue et nous les regardons comme nous regarderions un tas de cendres.

Mes enfants, apprenez bien, cultivez vous. Je suis sûr qu’à la fin de la guerre, nous nous retrouverons et tout sera comme avant.

En attendant, prenez soin de votre mère. Simon, les filles ne t’ennuient pas trop ? Quand je rentrerai, nous allons acheter quelque chose pour toi. Et toi, Mathilde, j’espère que tu lis beaucoup et que tu manges les bons plats de ta mère.

Gardez espoir les enfants !

Le retour est proche.

Votre père qui vous aime. je vous embrasse tendrement, ainsi que votre mère.

Papa

Message privé…

Pour toi mon amie, qui est dans la peine,  cette si belle (et si juste) pensée de J d’Ormesson.

 

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants. »

 

Il est des rires qui ne nous quittent jamais. Il en est un que je n’oublierai jamais.

Un concerto pour Olivier

Pour toi Olivier…

Tu vas nous manquer.

Ces quelques notes de clarinette pour t’accompagner.

Véro, je suis là.

Une cagnotte pour le GAMS

C’est un montant de 220 € qui seront reversés à l’association Le GAMS.

Je remercie mes ami(e)s d’y avoir participé mais aussi les Editions de La Rémanence qui ont tenu à nous rejoindre…

Merci encore. J’aime à penser que cela contribuera, même modestement, à prévenir… Et peut-être à guérir.

Continuons à nous engager pour que les petites filles de par le monde ne soient plus excisées. Parce que nous sommes toutes et tous concernés…

Une lumière dans la nuit

 

 

 

 

Merci à la Batterie de Merville-Franceville d' »accueillir » Une Lumière dans la nuit. C’est un bel hommage qui me remplit d’émotion.

je pense à Clara, mon arrière-grand-mère, et à ma grand-mère Suzanne, à l’origine de cet ouvrage.

 

 

 

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Une lumière dans la nuit et Michel…

Editions de La Rémanence

Ce matin, dans ma boîte aux lettres, ce message.

Quel bonheur pour nous qui connaissons Christelle qu’elle ait posé ses valises en Normandie.

Clara peut être fière de son arrière-petite-fille. Elle l’a ressuscitée au travers de ces quelques lignes, en nous faisant partager ses sentiments, sa fierté d’avoir une aïeule, aussi courageuse et son regret de ne pas l’avoir connue. Pour ceux qui ont vécu cette triste période, c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle nous remémore ce qu’était cette guerre, l’horreur des camps de concentration, et le débarquement du six juin.

Ce devoir de mémoire doit être lu par tous les enfants, qu’ils sachent ce que fut cette guerre qui fit six millions de morts.

Ce retour m’émeut profondément, d’autant que Michel est un « Ancien ».

Voilà… Il y a une certaine magie dans l’écriture.