Pour Samuel

Les mots sont difficiles à trouver pour exprimer tout ce que je ressens. Une tristesse infinie, de la colère, de l’angoisse certainement et un vrai malaise. Je pense à ton petit garçon, à ton épouse. Je pense à ta famille, à tes ami(e)s. Je pense à tes élèves, à tes collègues.

Tu sais, j’ai suivi la cérémonie à La Sorbonne. J’ai aimé que « tu » y fasses entrer U2. Et puis les textes qui y ont été lus. Et l’émotion de ton ami.

Pour autant, je n’ai pas envie que l’on fasse de toi un héros. Tu étais un prof, dans toute la beauté de cette fonction. Un homme qui aimait les autres. Qui voulait former les esprits des jeunes, sans les formater. Un « passeur » de lumière, amoureux de la liberté. Un pédagogue, dans toute la noblesse du terme.

Faire de toi un héros est trop facile.

Non, tu es une victime. Dans tout ce que cela implique de solitude et de fragilité.

Penser que tu ais pu te sentir abandonné me rend malade.

A toi…

Lettre à mon miroir (maigrir sans m’aigrir)

Miroir, ô mon miroir…

Je n’ai jamais eu la prétention de la beauté. Être belle… Cela ne veut pas dire grand-chose en fin de compte. Être belle pour qui ? Être belle pour quoi ? Non Blanche-Neige n’a pas à s’inquiéter… Elle restera la plus belle.

En revanche, mon cher miroir, ce qui me fait du bien, c’est qu’aujourd’hui, enfin, je peux te regarder en face. Sans que cela soit douloureux.  Et ça, c’est tout nouveau. Parce-que, il faut bien le dire, tu ne me faisais pas de cadeau. Le genre intraitable quoi. Parfois, je croisais mon regard. Il me disait :

  • Il serait temps que tu fasses quelque chose, non ?

Oui. Il était temps.

Alors, j’ai pris mon courage, et mes kilos, à deux mains.

Cela n’a pas été si facile. D’abord, décider que l’on veut maigrir, c’est accepter que l’on a un problème de surpoids. C’est accepter de se « frotter » au regard des autres, de l’Autre aussi. C’est se préparer à vivre des moments de doute, de ras le bol, de « pourquoi donc »… C’est accepter de se faire un peu violence – basta les chips au vinaire balsamique, les Saints Honoré du pâtissier, le bon camembert au lait cru et son petit verre de rouge qui l’accompagne…

Oui, c’est tenir bon. Ne pas écouter ceux qui te disent que « tu n’as pas besoin de ça » ; « tu ne tiendras jamais ma pauvre » ; ceux qui te disent « tes rondeurs vont de pair avec ta jovialité » (je fais remarquer que l’on peut aussi être jovial avec quelques kilos en moins).

J’ai donc décidé qu’il me fallait être aidée. D’abord, je n’avais pas envie de faire n’importe quoi. En plus, je n’ai jamais été douée au yoyo… J’ai donc décidé de faire confiance au centre RNPC. Et j’ai eu raison.

Pas de vacances cet été, because le covid. J’ai donc consacré le budget vacances au budget « cure minceur ». D’ailleurs, c’est un peu un voyage que je viens de m’offrir. Genre « voyage en terre inconnue ». Parce que oui, quelques semaines plus tard, quelques kilos plus tard, quelques centimètres de tour de taille plus tard, je me redécouvre, je me retrouve aussi. Et cela fait du bien. Je n’ai plus peur de croiser le regard de mon reflet. Je me tiens plus droite quand je marche dans la rue… D’abord parce que j’ai moins mal au dos, ensuite parce que, oui, je suis fière de moi. Et c’est ça qui est bon.

Avant de finir, je voulais dire bravo aussi à toutes celles et ceux qui ont aussi fait cette démarche, et bon courage à celles et ceux qui l’entament. Vous allez voir, ça marche !

Et après tout, on peut vivre sans chips au vinaigre balsamique.

Non ? Si.

Entre les deux photos : 18 kilos…

Un cagnotte pour le GAMS

Une fois encore, je remercie celles et ceux (dont les Editions de La Rémanence) qui ont participé à cette cagnotte.

Bonjour ma petite femme

Voici une lettre de garçon, parce que oui, les garçons aussi, écrivent bien 😉

 

Le 23 septembre 1917

 

Bonjour ma petite femme,

Je t’écris d’un petit trou de terre qui doit me protéger des obus allemands qui arrivent sans arrêt. Ici, plus personne ne veut se battre car chaque jour, des milliers de soldats meurent sur le front. Si tu savais dans quelles conditions nous vivons, tu ne t’en remettrais pas. Heureusement qu’il y a mes camarades pour me donner un peu de réconfort.

j’ai les pieds complètement trempés et gelés, et je suis épuisé.

Pourtant, dès demain, mon régiment et moi lançons un nouvel assaut pour tenter une nouvelle fois de gagner du terrain. je ne sais pas si je vais survivre alors, si je ne reviens pas, sache que je t’aime et que je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait vivre.

Je vous embrasse.

J

De vous à moi et Béatrice

Je viens de finir votre livre   » De vous à moi « .
J’ aimé votre livre simple, intime, profond, percutant, touchant, plein d’amour et de poésie.
 J’ai commencé « Les Fleurs du Lac » que je passerai à ma petite fille, Julia qui avait fait une étude à plusieurs en terminale, sur cette tradition barbare.
                        Merci beaucoup et surtout continuez à écrire….. Afin d’entendre votre parole et de la donner aussi à ceux qui ont besoin d’être entendus et écoutés.
Merci Béatrice. Quelque part, ce livre vous est aussi dédié…