Mi La Ré

Un mois plus tard.

Des doigts… N’en parlons pas…

Une presque tendinite du coude…

Mais quel bonheur !

Et même si l’on ne reconnaît pas forcément ce que j’essaie de jouer… Je m’éclate !

Une vraie gamine, il n’y a pas à dire, c’est magique, la musique et je suis  heureuse de m’être « lancée ».

Alors, on continue. Ce n’est pas facile et pourtant, je sais, je sens que je progresse.

Merci à toi, Pascal. Ces moments d’échange sur « nos grattes » sont précieux.

Mi, la, ré…

Sortir du covidien ! Cela fait tant de bien.

Merci aussi à ma petite famille qui supporte mes « balbutiements », mes « tâtonnements »…

Et encore, je ne chante pas encore… Après ce sera PIRE !

 

 

L’Equilibre,

Un ouvrage d’Henri Girard est toujours un voyage, tant son univers est riche de rencontres, parfois improbables.

Une fois encore, et pour notre plus grand bonheur, il tient sa promesse. De nouvelle en nouvelle, l’auteur nous emporte, nous transporte… Du rire, souvent ; de l’émotion, toujours, et un je ne sais quoi de gravité empreint de mélancolie. Qui nous déstabilise un peu.  Le passage du « il » de Naufrage, au « je » de Le prix Nobel de ma paix, ne peut nous laisser indifférents. L’écriture se fait « antalgique ».   En ce qui me concerne ces deux nouvelles m’ont beaucoup émue.

Enfin nous rentrons dans la danse. Nous sommes entrainés, irrésistiblement, dans une farandole dans laquelle nous rencontrons Adolphe dit Le Bouffi, Virginy et Paulo, Loulou Debavière et j’en passe… qui vont rejoindre la déjà très riche galerie de personnages « Girardesques », ces personnages que j’aime tant, complexes, complets, drôles ou émouvants, les deux à la fois bien souvent.

L’équilibre… au risque de mettre l’auteur mal à l’aise, je serais tentée de dire que l’objectif est atteint. En effet, l’écriture d’Henri Girard est un tout. On ne peut dissocier le talent du raconteur, du créateur d’histoires et son amour, son goût des mots. Le fond me séduit, la forme me ravit.  Chaque mot semble, est, à sa place, celui-là, et pas un autre. L’écriture est mûrie, réfléchie. L’équilibre n’est pas toujours aisé… Mais Henri Girard l’a trouvé.

La couverture ? Elle est la parfaite métaphore du recueil ; une couverture que n’aurait certainement pas reniée le grand Ionesco, à l’image des incartades que s’offre l’auteur en « Absurdie ».

Mais pas seulement.

Du naufrage à l’équilibre…

Dernier titre de l’ouvrage, l’équilibre n’est-il pas en fin de compte ce que l’on cherche tous, que l’on soit rhinocéros ou pas…

Christelle Angano

« J’ai fait une connerie et…

basta » ?

« J’ai fait une connerie et basta »… ?

Telle est la réponse de l’ancien ministre de la culture sous François Mitterand et actuel directeur de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1, le 18 janvier 2021.

Apposer son nom à une pétition pro-pédophilie n’est pas une simple connerie. Non… Et oui, je sais, c’était il y a quarante ans. Il y avait eu mai 68… Oui mais voyez-vous monsieur Lang, les enfants d’il y a quarante ans, étaient des enfants. Même corps, même innocence, même fragilité. Des adultes en devenir, auxquels on a volé quelque chose, volé, cassé, brisé, violé. Et cela me répugne, me révulse.

Je repense à cet Apostrophe dédié à Matzneff, dans lequel il se vantait de n’aimer que les très jeunes filles et garçons. Je repense au rire de gorge de son auditoire, à Pivot qui ose, l’appeler « professeur d’éducation sexuelle ». J’ai envie de vomir. Heureusement, Denise Bombardier et sa colère m’avaient fait du bien…

Je repense à Cloclo, tellement adulé, qui se vantait d’apprécier les fillettes de 14 à 17 ans…

Comment peut-on défendre cela ? Ne me parlez pas d’effet de mode, je refuse cet argument. Heureusement, tous les adultes de l’époque n’ont pas « adhéré ». Un vent « libertaire »… Bien sûr. C’est tellement facile.

Certains noms dans cette pétition me sont douloureux à lire. Vraiment.  Celui d’Aragon, qui me donne envie de pleurer. Et le vôtre aussi, oui.

Parce-que, voyez-vous, monsieur Lang, je vous estimais. Vous étiez à mes yeux, un bon ministre de la culture. Vous étiez le « père » de la Fête de la Musique. 1982, j’avais 15 ans. Vous étiez pour moi celui qui comprenait les jeunes, qui les aimait. Voilà…

Celui qui aimait les jeunes.

J’avoue aujourd’hui me sentir mal…

Alors non, définitivement pas « basta »… Ce n’est pas quelque chose que l’on balaye du revers de a main.

« Pardon », à la rigueur.

A la rigueur…

La petite église jaune

Voici donc la nouvelle…

 

Je la dédie à toutes celles et ceux qui essaient, au péril de leur vie souvent, de fuir l’insupportable, l’invivable, l’insoutenable. Ceux qui veulent croire, coûte que coûte, malgré la peur, et le chagrin de la séparation. Ceux qui espèrent.

Il n’avait pas du tout envie d’aller perdre son temps à la messe.

Et pourtant la petite église romane semblait lui ouvrir les bras. Sobre, tout en pierres et en rondeurs, sa seule coquetterie résidait en ses vitraux étincelants. On avait envie de s’y réfugier ne serait-ce que pour s’y protéger des ardeurs du soleil.

Les fidèles arrivaient. Petites filles, habillées de blanc, nœud dans les cheveux et socquettes en dentelles, garçonnets en bermuda, chemisette, impeccablement coiffés ; leurs parents droits, fiers de leur progéniture avançaient déjà émus par le prêche à venir. Quelques grand-mères, protégées par leurs ombrelles tenaient le bras de celui qui les accompagnait. En ce dimanche de l’Assomption, il convenait d’oublier les turpitudes de la vie, de célébrer Marie et pourquoi pas, de lui confier ses secrets et ses peines.

Toussaint, adossé au mur de la pharmacie, les observait.

Il pouvait distinguer leurs rires un peu étouffés par la solennité du moment qu’ils s’apprêtaient à vivre, et aussi par la touffeur de cette fin de matinée d’été.

Une rue les séparait.

Une rue ? Non. Un monde plutôt.

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Des nouvelles

 

 

Et voici donc 2021 qui débute…

Il fait gris, froid. Un couvre feu à 18heures… Bref…

C’était le moment ou jamais de… me mettre à la guitare !

Une nouvelle lubie ? Non, pas vraiment si l’on considère que cela fait une bonne quarantaine d’années que j’en avais envie.

 » La meilleure façon de se débarrasser de la tentation, c’est d’y céder » Oscar Wilde avait raison. Alors, j’ai franchi le pas. Il me manquait un prof, je l’ai trouvé. Merci Pascal pour ta patience !

Mi, la, ré, sol, si, mi… j’y arriverai.

Pour le moment, La poupée qui dit non, m’engueule un peu… Non non non… ce n’est pas un la… Non, non, non, ce n’est pas fluide…

Mais ce n’est pas grave. On est déjà copines !

Au fait, je vous présente MA guitare. Elle est belle non… J’ai toujours rêvé d’avoir une guitare noire…

Bonne année… mi mi mi mi, lalalala, ré !

2021

 

 

Que l’année 2021 vous – nous soit douce et clémente.

Une année pleine des rires de ceux que l’on aime. Pleine d’embrassades et de poignées de main. Pleine de frôlements, de caresses, d’accolades, de baisers échangés, sur les joues, sur la bouche, partout où vous le voulez.

Pleine de repas et de gueuletons, à 2, à 6, à10…

A chanter à pleins poumons, à postillonner !

Bref, une année à s’aimer.

A Toi

Merci à Véronique et Thierry Lerouvillois pour ce très beau, très émouvant cadeau.  La mise en musique et la mise en voix de mon poème consacré à Juluan. Je suis très émue.

Je pense aussi, bien sûr, à Julian Renan qui avait, lui aussi, chanté mon poème.

Vous m’aidez à faire exister mon petit garçon, et c’est fantastique. Quant à cette mélodie, Thierry, elle est à l’image de ce que je ressens. Quelque chose de doux, de lancinant, qui est là, depuis si longtemps. Merci.

1993… 2021…

Cela en fait des années que tu me manques…

A Toi, donc.