DLD

C’est avec beaucoup de plaisir que je partage ce RAP de Rafétim… Que j’ai eu le plaisir d’avoir en cours (enfin, 1 des 2). Et, avec toujours une pensée pour Corentin… Bienvenue les gars, au bout de ma plume !

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Lettre aux moineaux

 

Toi, le petit gamin craintif, petit moineau perdu. Tu oses à peine déployer tes ailes de peur de voir les rapaces fondre sur toi. Parce que, là où tu es, tu vis un enfer.

Toi, jeune adolescente, déjà brisée. Tu te caches des regards, de ces mains parfois, qui t’oppressent, qui t’agressent, Tu te caches de ces paroles, sifflantes, ces rires qui te déchirent, ces sifflets qui te blessent, ces surnoms qui te violent.

En classe, j’ai du mal à me concentrer. Surtout, quand se rapproche l’heure de la récré… Je suis Cosette, le Petit Chose…

Des livres… des livres…

Délivre-moi plutôt, de cette angoisse qui me prend le ventre ; toi l’adulte, toi qui es fort, toi qui n’as pas peur d’eux…

Parce que, dans ton école, dans ton collège, dans ton lycée… C’est la peur que j’apprends, c’est la honte et le dégoût des autres, et de moi, trop petit pour me défendre, trop seul surtout. Parfois, je me crois lâche. Parfois, je me préférerais mort. Au moins, je n’aurais plus à subir, à supporter…

Et toi ? Toi, l’Adulte. Où es-tu ? N’es-tu pas censé(e) me protéger ?

Oui, et moi…

Mais moi,… Moi, je suis là.  Près de vous. Pour vous. A l’affut. Parfois je tremble à l’idée de ne pas voir, de « passer à côté », de décevoir cette confiance que vous placez en nous. Je guette le cartable balancé dans les haies, les larmes effacées furtivement, le croche-pied dans l’escalier, l’insulte proférée.

Oui, je suis là.

Nous sommes là.

Alors, s’il vous plaît les enfants, Aidez-nous à vous aider :

Parlez…

 

Emilie et La dame de Fécamp

Emilie est AESH. Elle accompagne une jeune élève aveugle et nous travaillons ensemble. Voici son retour de lecture pour La Dame de Fécamp.

 

Je viens de terminer la lecture de ton livre. Un livre magnifique. Magnifiquement sensible. Les émotions des personnages sont si justes et profondes, chacun peut s’y reconnaître. Julie Anne nous livre toute sa force et sa fragilité qu’elle sait si bien transcender à travers la musique… Cette musique que l’on entend tout au long de ce récit, mêlée à ces moments de silence, de silence intérieur. Nous percevons sa cécité de l’intérieur, sans même en avoir réellement conscience.
Merci pour ce si beau roman, si doux et si fort à la fois.
Tu as raison, ce sont grâce à nos fêlures que nous laissons passer la lumière. Ce livre l’illustre très bien.
Au plaisir de lire tes autres romans.
Un grand merci.

Emilie

Un mois de septembre bien rempli…

Oui décidément, ce fut un mois de septembre riche en rencontres, en partages… Un mois de septembre comme je les aime. Merci donc aux organisateurs de salons de La Baronnie, de Saint Omer, de Carentan et enfin de Pont-l’Evêque. Cela fut très agréable. C’est bon de revoir du monde, de pouvoir discuter, parler bouquins, de rencontrer des personnes nouvelles, d’en retrouver d’autres. Comme une bouffée d’oxygène après une longue apnée… sans masque.

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