« On ne nous dit pas tout ! »

 

Docteur Flaysakier... Quelques mots (maux ?) à propos de votre intervention.
Avant tout, je suis d’accord avec vous, la dépakine est un traitement très efficace, oui. Grâce à ce traitement, je peux vivre normalement, conduire une voiture, oublier cette saloperie de maladie, travailler, écrire… Quoique… Vivre normalement ? En fait… non. Parce que, à cause de cette même dépakine, je suis devenue la tutrice de ma fille de 21 ans. À l’âge où nos jeunes s’envolent vers d’autres… la mienne reste tout près de moi. La dépakine n’en finit pas de transformer notre relation. Oui ma fille est une « enfant dépakine », et voyez-vous, ce qui me rend folle, c’est que à l’époque où les médecins ont jugé qu’il n’y avait aucune raison de stopper mon traitement pendant ma grossesse, eh bien, ils en connaissaient parfaitement tous les dangers. Parce que, Docteur Flaysakier, vous ne dites pas tout, et cela m’ennuie. Vous ne parlez pas des décès d’enfant par exemple… Non. Vous n’en parlez pas. Et pourtant… « Des malformations de membres »… certainement, mais vous oubliez celles des organes internes, par exemples des malformations cardiaques, souvent gravissimes (si, si)…
Et puis, j’aurais aimé que l’on me laisse le choix. C’est un minimum. D’autant plus qu’il existe des traitements de substitution. Parce que je vous jure que pour paraphraser Petit Gibus, « si j’aurais su… » Ah ça c’est sûr !
Enfin, pour finir, vous évoquez le papier que l’on fait signer aux jeunes femmes en âge de procréer lorsque qu’on leur prescrit de la D aujourd’hui… Erreur…. Cela fait six mois que ma fille prend ce traitement (alors qu’elle absolument pas épileptique, on l’utilise comme « régulateur d’humeur »), on ne nous a rien fait signer. Pourtant elle a 21 ans. Peut-être s’est-on dit que vu sa situation, il n’y avait que très peu de chances qu’elle soit enceinte… Ben tiens ! Pas la peine de vous préciser que, bien entendu, elle va changer de traitement très vite ! Eh oui, c’est ça être maman d’une enfant dépakine, on ne se repose que très rarement ! Mais ça, c’est une autre histoire.
Voilà.
Christelle.

1 réponse
  1. Karine
    Karine dit :

    Le pharmacien doit aussi jouer son rôle ; c’est (seulement) au mois de mars de cette année que le mien m’a dit qu’il ne pourrait plus me délivrer le médicament sans le formulaire d’accord de soins, dont le médecin ne m’avait pas parlé.

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *