Âme erre

Âme Erre

Sur la colline, le vent s’enroulait dans ma robe

La faisant virevolter

Et moi comme un oiseau léger de son plumage

La mer me jalousait,

Maintenant les vagues m’engagent

Sur un sentier qui nous est interdit

Voulant ensorceler mon corps et me voler la vie

Mon amour se transcende en un frêle sillage

Il caressait les côtes et ses si doux rivages

Il s’accrochait sans craindre son propre carnage

Amère, en ses flots je m’étais enfouie.

Je vivais dans les gouffres primaires

Où le bleu Klein était son âme fière

Du déclin le tempête en cimetière

De l’assouvissement où réside la fin

Notre hargne en civière

Nous jettera à terre et nous crierons en vain
Amère… Amère !

Notre arme est d’être téméraire

Volatile défense contre une âme guerrière

Le fond de l’air froissé

Plongeons dans les cimes déchirées

Cruauté de la mer enchaînée

Le canard noyé qui meurt

Sa plainte craintive délurée

Âpre vin destructeur

Terrestre fusion protide et proton se confondent

Dans un vide où les pieuses âme tombent

Étriqué monde qui gronde

Je regarde m’éloignant les sourires qui fondent

Et ainsi les images s’inondent

Sur les rochers jaillissent les éclats

Ah, mer ! On a brisé ta foi

Et tu immerges au plus profond

De toi ; Les grands secrets de tes tréfonds

Mère ce n’est pas toi la dame pourriture

En qui se tue notre nature

Lentement, tes rouleaux dispersent tes sanglots malades

En moi se formait la tempête du vague à l’âme

L’écume se confondait dans la chaleur du sable

Le coiffant d’une couronne de laurier fleuri

Fanant au sommet des montagnes

Amère, en ses flots je m’étais enfouie.

Mon cœur était fou, au sommet de la montagne

La mer jalouse arrachait mon cœur à mon âme

Ma robe était volante et soulevée par l’embrun,

D’une main envoûtante, d’un sourire incertain

Le désir d’un baiser brodé dans les écrins d’étreintes

Notre règne touchait à sa fin

L’écume de nos vies

Celle qui se faisait reine

Sans qu’elle daigne toucher

A demain, hier ou aujourd’hui

Notre dévotion crissait de croire

En la critiquable crainte

Qu’arpentent nos hésitations

Alors que tant de choses sont à voir

Dévorée par la passion, je savourais le souvenir

Quand à l’oreille me parvenait son rire

Délicieuse curiosité, désireuse d’âme pleine de poésie

Si douce à désirer

Amère, je m’étais enfuie…

En ses flots je m’étais enfouie, en ses flots enfuis,

Les sanglot enfouis se sont enfuis

Les flots fuient, les mots s’enfouissent

En ses flots je m’étais enfuie

Amère.

Lucie MissNobody

1 réponse
  1. Pierre-Yves Anne
    Pierre-Yves Anne dit :

    Un poème FORT où l’on sent que l’auteurE investit beaucoup. Et même si je ne comprend pas tout, le rythme, le jeu avec les mots les images et les sons me font forte impression,
    D’autant plus que si l’on clique sur le titre on a droit de l’écouter, ce slam, ponctué par une voix sûre à la diction fluide, sur un clip vidéo remarquablement maîtrisé….
    C,est d’ailleurs l’occasion de découvrir sur sa chaîne You Tube d’autres productions également très intéressantes de notre Miss Lucie… qui n’est vraiment pas n’importe qui.

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