Violence

La violence est là, à l’affut…

 

Elle sommeille dans le poing fermé aux jointures blanchies, dans la mâchoire qui se crispe, le regard qui foudroie. Elle se réveille dans le bras qui se tend, dans la gifle qui retentit, sonore et puissante, dans le coup de poing lourd et sourd. Dans ce corps que l’on violente, que l’on viole. La violence est partout où une femme pleure, meurt parfois.

 

Elle guette dans les mots qui insultent, ceux qui brisent, qui traumatisent. Elle est là, sous la main de cette femme qui n’a d’autre argument que sa force,  ce désir de faire mal. Elle est là dans le verre bu, celui de trop ;  dans ce verre, projectile improvisé. Il s’écrase sur le mur, ou parfois dans le visage de celui qui est là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Elle est dans la honte de celui qui n’ose parler de cette femme qui le bat, qui le blesse ; dans la honte de l’enfant qui aimerait aimer celle qui le maltraite, cet enfant qui tente pourtant de protéger cette mère aux mots et aux poings durs et cinglants.

 

Vous la rencontrerez parfois au fond des yeux de cet adolescent, qui, une fois chez lui, se transformera en véritable tyran.  Dans quelques minutes, il insultera ses parents, les frappera, de ses poings, de ses pieds. Cet enfant que l’on voudrait aimer, parce que c’est le sien mais qui n’a d’aimable en fait, que ce grand regard… faussement innocent.

Et toujours cette honte…

Avoir failli… se sentir responsable. Cacher les traces de coups, les bleus à l’âme, miroirs de ce qui nous apparaît comme nos échecs.

 

La violence est partout. Elle est aussi chez nous, lorsque nous refusons de voir, de comprendre, d’entendre. Parce que « cela ne nous regarde pas », parce que « ce n’est pas notre histoire ». Nous nous bouchons les oreilles, nous voilons les yeux et la face. Peur, fatigue, indifférence ? La violence est là aussi dans ce que NOUS ne faisons pas.

Christelle Angano pour Nous Toutes 14

Les Fleurs du lac à l’école

Mélange de fierté et d’émotion.

Merci. 

 

 

 

 

Un retour pour Les Fleurs du lac

Raconter une telle déchirure avec autant de « poésie » et de respect de toutes les personnes quelles qu’elles soient.. chapeau bas 👏 j’ai en même temps voyagé. J’ai adoré votre bouquin et suis bien désolée de n’avoir pu venir vous rencontrer lors de votre visite au Havre. En attendant, continuons de soutenir ce long combat.

Journée mondiale contre l’excision…

Le samedi 6 février,
J’aurai le plaisir de  présenter Les fleurs du lac  à l’équipe du GAMS Normandie puis Nafissatou FALL, Directrice GAMS Normandie et interprète médiatrice sociale et socio culturelle témoignera de son engagement.
Dans la journée les partenaires de l’équipe pluridisciplinaire du GAMS Normandie témoigneront de leur travail d’accompagnement des victimes de mutilation génitale en vue de leur reconstruction.

Le GAMS et Les fleurs du lac, Journée mondiale contre l’excision.

GAMS NORMANDIE reçoit 
 Chris ANGANO L’autrice
du livre « LES FLEURS DU LAC « 
 ( Editions La Rémanence )
sur la page Facebook du GAMS NORMANDIE 
Elle présentera son livre à l’équipe du GAMS Normandie : Outil pédagogique précieux pour lycées ou débats sur le thème des mutilations vues par tous les acteurs du livre concernées (mère, père, enfant, exciseuse, chirurgien réparateur).
Suivez les lectures de :
 
  DE TROIS EXTRAITS du  LIVRE :
LECTURE  du  livre  « LES FLEURS DU LAC « 
de l’AUTRICE  Chris ANGANO
Editions La Rémanence
PREMIER EXTRAIT : publié le jeudi après midi 04-02-2021
Journée internationale de TOLERANCE ZERO
aux mutilations génitales
 MEBRAT découvre Moulou : 
une naissance…quel destin ?
DEUXIEME EXTRAIT Vendredi 05-02-2021  matin
Journée internationale de TOLERANCE ZERO
aux mutilations génitales
 5 jours plus tard la cérémonie : l’excision
TROISIEME EXTRAIT  Vendredi 05-02-2021 Après midi
Journée internationale de TOLERANCE ZERO
aux mutilations génitales
L’Excision est aussi une affaire d’Homme
 » Dis NON quand cela ne te convient pas ! »

Mi La Ré

Un mois plus tard.

Des doigts… N’en parlons pas…

Une presque tendinite du coude…

Mais quel bonheur !

Et même si l’on ne reconnaît pas forcément ce que j’essaie de jouer… Je m’éclate !

Une vraie gamine, il n’y a pas à dire, c’est magique, la musique et je suis  heureuse de m’être « lancée ».

Alors, on continue. Ce n’est pas facile et pourtant, je sais, je sens que je progresse.

Merci à toi, Pascal. Ces moments d’échange sur « nos grattes » sont précieux.

Mi, la, ré…

Sortir du covidien ! Cela fait tant de bien.

Merci aussi à ma petite famille qui supporte mes « balbutiements », mes « tâtonnements »…

Et encore, je ne chante pas encore… Après ce sera PIRE !

 

 

L’Equilibre,

Un ouvrage d’Henri Girard est toujours un voyage, tant son univers est riche de rencontres, parfois improbables.

Une fois encore, et pour notre plus grand bonheur, il tient sa promesse. De nouvelle en nouvelle, l’auteur nous emporte, nous transporte… Du rire, souvent ; de l’émotion, toujours, et un je ne sais quoi de gravité empreint de mélancolie. Qui nous déstabilise un peu.  Le passage du « il » de Naufrage, au « je » de Le prix Nobel de ma paix, ne peut nous laisser indifférents. L’écriture se fait « antalgique ».   En ce qui me concerne ces deux nouvelles m’ont beaucoup émue.

Enfin nous rentrons dans la danse. Nous sommes entrainés, irrésistiblement, dans une farandole dans laquelle nous rencontrons Adolphe dit Le Bouffi, Virginy et Paulo, Loulou Debavière et j’en passe… qui vont rejoindre la déjà très riche galerie de personnages « Girardesques », ces personnages que j’aime tant, complexes, complets, drôles ou émouvants, les deux à la fois bien souvent.

L’équilibre… au risque de mettre l’auteur mal à l’aise, je serais tentée de dire que l’objectif est atteint. En effet, l’écriture d’Henri Girard est un tout. On ne peut dissocier le talent du raconteur, du créateur d’histoires et son amour, son goût des mots. Le fond me séduit, la forme me ravit.  Chaque mot semble, est, à sa place, celui-là, et pas un autre. L’écriture est mûrie, réfléchie. L’équilibre n’est pas toujours aisé… Mais Henri Girard l’a trouvé.

La couverture ? Elle est la parfaite métaphore du recueil ; une couverture que n’aurait certainement pas reniée le grand Ionesco, à l’image des incartades que s’offre l’auteur en « Absurdie ».

Mais pas seulement.

Du naufrage à l’équilibre…

Dernier titre de l’ouvrage, l’équilibre n’est-il pas en fin de compte ce que l’on cherche tous, que l’on soit rhinocéros ou pas…

Christelle Angano

« J’ai fait une connerie et…

basta » ?

« J’ai fait une connerie et basta »… ?

Telle est la réponse de l’ancien ministre de la culture sous François Mitterand et actuel directeur de l’Institut du monde arabe, Jack Lang, au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1, le 18 janvier 2021.

Apposer son nom à une pétition pro-pédophilie n’est pas une simple connerie. Non… Et oui, je sais, c’était il y a quarante ans. Il y avait eu mai 68… Oui mais voyez-vous monsieur Lang, les enfants d’il y a quarante ans, étaient des enfants. Même corps, même innocence, même fragilité. Des adultes en devenir, auxquels on a volé quelque chose, volé, cassé, brisé, violé. Et cela me répugne, me révulse.

Je repense à cet Apostrophe dédié à Matzneff, dans lequel il se vantait de n’aimer que les très jeunes filles et garçons. Je repense au rire de gorge de son auditoire, à Pivot qui ose, l’appeler « professeur d’éducation sexuelle ». J’ai envie de vomir. Heureusement, Denise Bombardier et sa colère m’avaient fait du bien…

Je repense à Cloclo, tellement adulé, qui se vantait d’apprécier les fillettes de 14 à 17 ans…

Comment peut-on défendre cela ? Ne me parlez pas d’effet de mode, je refuse cet argument. Heureusement, tous les adultes de l’époque n’ont pas « adhéré ». Un vent « libertaire »… Bien sûr. C’est tellement facile.

Certains noms dans cette pétition me sont douloureux à lire. Vraiment.  Celui d’Aragon, qui me donne envie de pleurer. Et le vôtre aussi, oui.

Parce-que, voyez-vous, monsieur Lang, je vous estimais. Vous étiez à mes yeux, un bon ministre de la culture. Vous étiez le « père » de la Fête de la Musique. 1982, j’avais 15 ans. Vous étiez pour moi celui qui comprenait les jeunes, qui les aimait. Voilà…

Celui qui aimait les jeunes.

J’avoue aujourd’hui me sentir mal…

Alors non, définitivement pas « basta »… Ce n’est pas quelque chose que l’on balaye du revers de a main.

« Pardon », à la rigueur.

A la rigueur…

Des nouvelles

 

 

Et voici donc 2021 qui débute…

Il fait gris, froid. Un couvre feu à 18heures… Bref…

C’était le moment ou jamais de… me mettre à la guitare !

Une nouvelle lubie ? Non, pas vraiment si l’on considère que cela fait une bonne quarantaine d’années que j’en avais envie.

 » La meilleure façon de se débarrasser de la tentation, c’est d’y céder » Oscar Wilde avait raison. Alors, j’ai franchi le pas. Il me manquait un prof, je l’ai trouvé. Merci Pascal pour ta patience !

Mi, la, ré, sol, si, mi… j’y arriverai.

Pour le moment, La poupée qui dit non, m’engueule un peu… Non non non… ce n’est pas un la… Non, non, non, ce n’est pas fluide…

Mais ce n’est pas grave. On est déjà copines !

Au fait, je vous présente MA guitare. Elle est belle non… J’ai toujours rêvé d’avoir une guitare noire…

Bonne année… mi mi mi mi, lalalala, ré !

A Toi

Merci à Véronique et Thierry Lerouvillois pour ce très beau, très émouvant cadeau.  La mise en musique et la mise en voix de mon poème consacré à Juluan. Je suis très émue.

Je pense aussi, bien sûr, à Julian Renan qui avait, lui aussi, chanté mon poème.

Vous m’aidez à faire exister mon petit garçon, et c’est fantastique. Quant à cette mélodie, Thierry, elle est à l’image de ce que je ressens. Quelque chose de doux, de lancinant, qui est là, depuis si longtemps. Merci.

1993… 2021…

Cela en fait des années que tu me manques…

A Toi, donc.