ça m’fait d’la peine…

What do you want to do ?

New mail

…mais il est parti.
 Greame Allwright est mort.
Greame, c’est le compagnon de mon adolescence, des feux de camp sur la plage de Langano…, « Jolie bouteille »,   « Le jour de clarté.. », chanson coup de gueule que j’adorais,
« Il faut que je m’en aille » qui me faisait pleurer… Tout comme « la chanson du cow-boy »
Plus tard, j’ai chanté pour mes enfants, « Le chef de gare », « Petit garçon », les « Petites boîtes »…
Suzanne, que je chantais à ma grand-mère… « Demain sera bien », qu’elle aimait beaucoup, comme elle aimait « Viendras-tu avec moi ? ».
« Tu joues tu joues joues »
Tous ces titres…
Oui, Greame fait partie de ma vie, définitivement… Et ce soir… Mon cœur est triste…
Il y a quelques mois, je lui ai écrit une carte, pour le remercier pour tout cela. Et cela me fait plaisir…
Encore une partie de mon enfance qui se barre…
Oui, je suis triste ce soir.
What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

Emilie Riger Collins et De Vous à Moi…

Parfois, c’est un livre qui donne envie de connaître un auteur, parfois c’est de connaître l’auteur qui donne envie de découvrir son livre. Christelle appartient à cette deuxième catégorie. Et je suis heureuse d’avoir suivi mon instinct. Son histoire est à l’image de la sculpture qui orne la couverture. Elle murmure les émotions sans les dire vraiment, parce que les mettre à vif les écorcherait. Son récit regorge d’amour, et c’est un amour qui fait du bien, car il porte vers l’avant et le changement. Peut-être pour escamoter les déchirures du présent. Il nous pousse à réfléchir pour trouver des solutions aux combats que doivent mener ceux qui vivent à côté de nous sans faire de bruit, alors qu’ils devraient hurler contre l’injustice. Ils préfèrent garder leur énergie pour avancer dans leur labyrinthe. Et pourtant… Plusieurs fois dans ces pages, la vérité sort de la bouche des enfants. Si notre expérience d’adulte nous dit comment faire les choses, il faudrait écouter plus souvent les silencieux pour savoir quelles choses méritent d’être accomplies.

Emilie Riger Collins, auteure

 

Vacances et écriture

Ouf ! C’est demain. Au programme, terminer le livre que je consacre à mon arrière-grand-mère.

J’ai hâte de vous en dire davantage.

Cellulite est orpheline…

 

 

Et j’ai l’impression une partie de mon adolescence. Claire Bretécher est morte et cela me fait de la peine. Beaucoup de peine. Je crois que j’ai toujours été attachée à ses personnages, et la femme aussi, même si je ne la connaissais pas. Claire Bretécher est entrée dans ma vie quand j’étais ado, une ado un peu boulotte, pleine d’états d’âme et de complexes.

Et j’ai découvert l’auteure, la dessinatrice, la femme. Et je l’ai admirée. Elle m’épatait, seule dans un univers essentiellement masculin.Et puis je la trouvais belle, si belle…

Je crois me souvenir d’une interview dans laquelle elle expliquait ne pas être féministe, dans le sens militant du terme.

Elle était Claire Bretécher, et cela suffisait. Le choix de son art, de ses personnages, de son message suffisait.

Il y a quelques années, alors que l’on remettait le prix Handilivre à Beaubourg, je me souviens qu’une expo lui était consacrée . Quel bonheur !

Salut Claire… Tes personnages vont continuer de me suivre. Longtemps.

Merci de faire un peu partie de ma vie…

6 février…

Journée mondiale contre l’excision…

Je pense à toutes mes sœurs Africaines, mais pas que…

Je pense aux victimes, petites ou grandes, passées et à venir.

Au GAMS et à Nafissatou Fall…

Je pense à mes personnages, Mebrat, Shoayé, Lullit… A la petite Moulou… Elles continuent de m’habiter.

Je pense aux lecteurs qui ont aimé mon roman, à ceux qui l’aimeront…

A la jeune lycéenne qui a choisi de le présenter aux Pays-Bas. Quelle fierté pour moi !

Je pense aux chirurgiens reconstructeurs mais aussi aux pays qui refusent cette tradition d’un autre temps.

Je pense à mes amies Géraldine et Giulia, sans lesquelles Les fleurs du lac n’auraient pas existé.

Alors oui, disons-le haut et fort : LES FLEURS NE SONT PAS FAITES POUR ÊTRE COUPÉES !

 

La Mise en examen tant attendue

Sanofi,

Enfin, la mise en examen tant attendue !

Je pense aujourd’hui à mon petit Juluan, ma petite « victime collatérale », selon la formule consacrée… Votre formule.

Vingt-huit ans déjà… Vingt-huit ans seulement… Et toujours la même envie de hurler. Quel jeune homme aurait été mon fils ? La question n’en finit pas de me hanter. Vingt-huit ans… Et vous saviez…

Sanofi mis en examen…

Je pense aujourd’hui à ma fille Mélina. A notre combat de chaque jour. Vingt-cinq ans déjà… L’hôpital, la kiné, les souffrances, l’attente de la prise en charge tant espérée, les affronts, les déceptions, et enfin, cette place tant attendue… en ESAT.

Sanofi mis en examen…

Je pense aujourd’hui à Léo. Les visites chez l’orthodontiste, douloureuses, régulières… depuis huit ans. Je pense à son angoisse face à l’avenir, à sa colère aussi.

Sanofi mis en examen…

Je pense à Erwan, le frère aîné. Le seul épargné…  Son chagrin face à ce frère disparu, ses angoisses face à sa sœur éprouvée, ses inquiétudes, face au « petit dernier ».

Alors, oui Sanofi… Cette mise en examen me comble d’aise. Pour un peu de justice, pour enfin la Vérité. Que le statut de victimes soit accordé à nos enfants… ceux-là même qui ont été « empoisonnés ».

Enfin, je veux remercier l’APESAC et Marine Martin, pour son travail. Elle a remué ciel et terre pour que tout ceci puisse arriver. Merci à Me Oudin et à ses confrères.

N’oublions pas que la dépakine (et dérivés), ce sont quelque 7030 victimes, 1496 avortements et 156 décès.

Christelle

 

 

 

A table ! (Nouvelle de Mennecy)

À table !

À Angelbert, au lapin et à la feuille de laurier…

À Henri Girard, aussi…

Angelbert n’avait pas son pareil pour préparer la carbonnade de lapin, surtout pour celles et ceux qui lui étaient chers ; en revanche, pour les autres…

J’en veux pour preuve cette anecdote… que certains trouveront peut-être… à leur goût.

À l’époque, nous étions gamins. Angelbert était le meilleur ami de mon grand frère, Henri. J’étais la plus jeune. Les deux garçons étaient inséparables et il fallait les voir déambuler dans les rues de notre petit village normand, le genou à l’air, en général écorché, la chaussette tombante, les joues rouges et la morve au nez. Ils couraient après tout ce qui bouge. Leur plus grand plaisir consistait pourtant à monter dans le marronnier, en face de la maison de monsieur le maire, pour, à l’automne, viser son chien, une sale bête dressée à grogner après les enfants. Angelbert était le roi du lance-pierre, Henri n’avait pas son pareil dans le maniement de la sarbacane. Mais ce n’est pas tout. Un jour que je revenais de la mercerie où maman m’avait envoyée quérir quelques boutons nacrés, je les avais surpris, calés sur leur branche, en train de… pisser. Hilares, ils se donnaient beaucoup de mal pour arroser le pauvre animal, accroché à sa laisse. Je n’en revenais pas ! Heureusement pour eux, je suis le seul témoin de cet exploit. Par contre, j’ai su profiter de la situation et cela leur a coûté force parts de gâteau et autres confiseries. Bref, ces deux-là se complétaient et notre mère qui répétait à l’envi : « Y’ en a pas un pour racheter l’autre ». Ils avaient le même âge, se ressemblaient un peu ; gamins grandis trop vite, un peu maladroits, un peu gauches, un peu « sales mômes » peut-être, mais au grand cœur.

Lire la suite

Petit montage

Merci La Rémanence pour ce petit montage et clin d’œil

Ce diaporama nécessite JavaScript.

à mon complice, l’auteur Denis Brillet

L’art en chemin…

Quel plaisir de rejoindre cette belle manifestation. D’autant que j’y retrouverai des personnes que j’apprécie énormément.   Raphaël, le personnage de ma nouvelle L’Equilibre rejoindra bientôt ma galerie de portraits.

Merci donc à Alain Bron d’avoir « pensé à moi »…

https://www.lartenchemin.com/les-auteurs-2020.html

 

2020

Que vous souhaiter… Que nous souhaiter ?

Santé, bonheur… Évidemment.

Je vous souhaite de conserver, retrouver, trouver, votre capacité d’émerveillement.Oui, c’est ça…

Et ce n’est pas facile. Certainement.

Même quand tout paraît obscur, garder en soi, cette infime étincelle.

Étincelle de vie, de joie, d’amour. Fragile, fugace, mais qui peut sauver de tout.

Je crois que j’ai trouvé la mienne, il y a quelques années. Alors, je l’entretiens, je la protège. C’est ma « recette ».

Je voulais la partager avec vous toutes et tous, et particulièrement avec celles et ceux pour lesquel(le)s 2020 ne ressemblera pas à un conte de fées.

Étincelle et émerveillement seront mes mots clés (et partage, parties de tarot, plateaux de fruits de mer… parce que quand même…)

Je vous embrasse.