À vous toutes et tous

Je vous souhaite une belle année. La formule est un peu « réchauffée » mais elle n’en est pas moins sincère. Que vous souhaiter ? Que nous souhaiter ?

Eh bien, tout le meilleur. Soyons gourmands, gourmets, exigeants.

Il y a tant de choses à faire, à dire, à voir.

Soyons… curieux !

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Mariam

Je dédie ce texte à Mariam Nouri, jeune femme de 24 ans, qui
s’est noyée au milieu de 26 autres migrants dans la Manche, au large de
Calais, en tentant de rejoindre son fiancé en Angleterre
***
C’est une belle lumière hivernale qui caresse les dunes. Il est 10 heures. La plage, immense, accueille quelques promeneurs courageux. Il fait froid. Lamer est noire, comme écrasée par la lumière blafarde.

Bientôt un groupe de silhouettes sombres s’approche de l’eau. On rit fort, on s’encourage. La sortie promet d’être sportive et vivifiante : le vent de nord s’est levé, accompagné d’une légère houle. Mais rien de terrible pour ces amoureux de la mer, que rien, ni le froid, ni le vent, ni la pluie, ne fait reculer. La mer est leur amie. On les trouve un peu fous. Aller à l’eau à cette période de l’année n’est pas raisonnable. Mais qu’importe ! Les voilà maintenant en file indienne, l’eau à la poitrine, dans un même mouvement. Ils partent à contre-courant, pour revenir, portés par ce dernier. On leur a appris la mer, ses surprises, ses dangers. Et si cette dernière est leur partenaire de jeux, ils ont tout de même appris à s’en méfier. Elle sera toujours la plus forte, même quand elle dort…Surtout, quand elle dort.
Au loin, un ferry passe.

Dans sept heures environ, il sera à Portsmouth.

Sur la plage, des chevaux ont rejoint les chiens. Bientôt, ce sera le tour des chiens sauveteurs en mer d’investir les lieux.
Dans les dunes, quelques silhouettes furtives interrogent l’horizon.

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Marie et Les fleurs du lac

J’ai beaucoup beaucoup aimé ! D’abord j’aime bien qu’on comprenne le titre en lisant et que ça fasse comme un secret après coup. Ensuite j’aime aussi que ça fasse penser à un conte africain. J’ai des contes africains pour enfants chez moi et vous avez une manière semblable de traiter le temps qui passe, les générations qui se succèdent etc. Le côté informatif était à la fois intéressant et touchant. J’ai appris plein de choses et en même temps j’ai découvert un bout d’une culture qui m’était jusque là totalement inconnue. Maintenant j’ai envie de goûter des plats éthiopiens!😋

Zone sensible, Denis Brillet

 

Il y a des livres qui marquent… Je sais déjà, au moment de refermer ce  Zone sensible, que je relirai ce livre.

Zone sensible m’a laissée KO. Genre « Uppercut littéraire ».

Ce recueil de nouvelles fait partie de ces ouvrages dont je me dis secrètement que j’aurais aimé l’écrire. Une cité, ses tours, ses squares, et ses habitants, qui vivent, s’aiment, se haïssent, souffrent, rient… Des jeunes, des moins jeunes mais une seule respiration, un souffle. Quelle idée géniale ! Ces destins qui se croisent, ces personnages tellement vrais, tellement humains, désespérément humains… je les entends, je les connais, je les reconnais, je les ressens.

J’y retrouve une Mebrat en devenir, jeune fille qui s’élève contre une réalité qui la révolte.

Oui, bravo Denis. Cet ouvrage est d’une extraordinaire humanité, sans concession, sans carricature, sans excès. Riche et sobre, l’écriture est précise ; chaque mot est à sa place. Mes élèves liront une de ces nouvelles, parce que cet ouvrage, quelque part, est une leçon de vie.

 

 

 

DLD

C’est avec beaucoup de plaisir que je partage ce RAP de Rafétim… Que j’ai eu le plaisir d’avoir en cours (enfin, 1 des 2). Et, avec toujours une pensée pour Corentin… Bienvenue les gars, au bout de ma plume !

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