Les fleurs du lac à Deauville

Le samedi 14 décembre, je présenterai Les fleurs du lac à Deauville, au Pom’s, (3, avenue de la République). Invitée par l’association Nous Toutes 14, j’aurai le privilège de lire mes textes « le meilleur ami de la femme » (versions 1 et 2), nouvelles écrites pour l’occasion. À noter la très belle affiche, œuvre de la photographe Audrey Pasquet.

Depuis le mois de janvier, 141 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint…

 

 

Le texte de Lucy

Lucy est une élève de 5°. Elle vient de lire Gulliver. La consigne était de décrire des objets de tous les jours « comme si on était des lilliputiens ». Voici son texte. je précise qu’il n’y avait aucune erreur (orthographe, conjugaison, grammaire… RIEN)

Bienvenue à toi Lucy sur ce site, tu es une vraie « écrivain en herbe »

À l’aube, comme chaque jour, j’emmenai mon troupeau de chèvres brouter l’herbe des plaines sauvages.  Je marchais, suivi de mes bêtes, et écoutais le tintement régulier des cloches autour de leur cou quand je vis au loin, quelque chose qui me troubla.

Je crus d’abord qu’il s’agissait d’un arbre déraciné mais j’écartai bien vite cette hypothèse en remarquant que le long bâton couché n’avait ni racines, ni branches, ni feuillage. De plus, aucun orage assez fort pour faire tomber un arbre n’avait éclaté depuis ma dernière visite.

Je délaissai donc mes animaux pour m’ approcher de ce long bâton couché au sol. Il était semblable à un mât, mais il était d’une couleur inhabituelle, de la teinte des écailles des sirènes, créatures qui hantent les contes et les rêves, un beau bleu, légèrement vert. Une de ses extrémités, taillée en pointe, avait quant à elle, la teinte des rochers qui parsemaient les prairies verdoyantes. L’autre bout paraissait avoir été conçu dans une autre matière, aussi blanche que la neige.Une partie métallique reliait le pieu géant et la boule de neige qui ne fondait pas. Je pus également décoder une inscription gravée dans l’étrange bout de bois lisse : « HB ».

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Carole

Il y a quelques jours, je vous ai proposé mon texte « Le meilleur ami de la femme ». Un des textes les plus sombres que j’aie pu écrire. Alors, parce que je veux croire à la lumière et aux jours meilleurs, j’ai eu envie de sauver Carole. La magie de l’écriture…

Voici donc une nouvelle histoire de Carole et Marc…

 

Elle revient de loin Carole. La veille, alors que Paul et Sylvie venaient de se coucher, ils avaient entendu frapper à leur porte. C’est là qu’ils avaient trouvé leur amie, effondrée sur le seuil. À moitié évanouie, le nez en sang, une poignée de cheveux arrachés, la chemise déchirée, la marraine de Marie gémissait douloureusement. Bouleversés, ils l’avaient aidée à se relever et l’avaient installée sur le canapé confortable, dans leur salon aux tentures chaudes et protectrices. Sylvie, en manipulant son amie, avait alors découvert avec stupéfaction d’anciennes traces d’hématomes qui marbraient encore son dos. Comment était-ce possible ? Qui l’avait ainsi agressée ? Marc était-il au courant ? Fallait-il l’appeler ? Il viendrait la chercher… Mais Carole avait retenu le bras de son amie, le regard empli de terreur. Non… pas Marc !

C’est alors que Sylvie avait compris… Marc… Comment était-ce possible…Marc était leur ami depuis tant d’années. Paul et lui s’étaient rencontrés sur les bancs de la FAC de droit. C’était un étudiant rieur, un peu fêtard, qui avait tout pour séduire. Ensemble ils avaient fait les 400 coups. Paul avait présenté Carole à Marc. Carole avait présenté Sylvie à Paul. Les deux couples étaient proches et c’est tout naturellement que l’on leur avait demandé d’être les parrain et marraine de Marie.

_ Que s’est-il passé ? Attends, je vais m’occuper de toi. Tu me raconteras après. Et nous irons aux urgences. Et enfin, tu vas porter plainte. Nous allons venir avec toi. Paul laisse-nous, tu veux bien… tu pourrais faire du thé, avec du miel. S’il te plait.

Alors, avec mille précautions, elle avait nettoyé le visage de son amie. C’est en essuyant ses larmes et le sang qu’elle découvrit, sous la couche de fond de teint, les anciennes ecchymoses que la pauvre Carole avait pris l’habitude de dissimuler.

_ Carole… Mais depuis combien de temps cela dure-t-il ? Pourquoi… Pourquoi ne nous avoir rien dit ?

_ Vous ne m’auriez pas crue… Vous aimez Marc, il est votre ami. Et… il est mon mari. Laisse-moi maintenant, je vais mieux. Je vais rentrer. Il faut que je rentre. Je n’aurais pas dû venir.

_ Tu ne vas aller nulle part Carole. Je ne peux pas te laisser partir. Nous ne pouvons pas porter ce secret avec toi. Tu le sais. Et Marc ne restera pas impuni. Le Marc que nous aimions n’était pas un homme violent. Nous ne pouvons aimer celui qui te fait subir cela. Alors non, nous n’aimons plus Marc et toi, tu as besoin de nous. Tu es venue, tu as fait le plus dur. Mais n’aie pas peur, tu n’es plus seule. Nous sommes là. Tu as eu raison de venir. Nous allons nous occuper de toi. Si tu repars chez toi, tu mourras. Peut-être pas ce soir, peut-être pas demain, mais il risque de te tuer. Et nous ne le laisserons pas faire.

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Le meilleur ami de la femme

Ma dernière nouvelle « Le meilleur ami de la femme » est en lice sur Shortédition  N’hésitez pas à aller le découvrir et qui sait, s’il vous « convainc » à voter pour lui (enfin, pour moi)… Merci…

https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-meilleur-ami-de-la-femme?fbclid=IwAR0QT3DPPReI2sA-BxWrA7l6MhRzHoUr2rWW0cJ-KSvw492v2M-koXq_iRM

Rencontre…

En grain de papoter avec mes copines Stéphanie (Singulière, Douvres la Délivrande, super fringues… ) et Pascaline ( Épi Tête, Douvres la Délivrande, ma « the » coiffeuse )… On parlait bouquins et collège…

Une jeune femme nous aborde un peu timidement. « Je suis étudiante en seconde année de licence de lettres modernes, et je rêve d’écrire… »

Si tu lis ce petit message, (je sais que tu vas visiter ce site), sache que je te souhaite de concrétiser tout cela…

Accroche-toi, et surtout OSE ! Tout est là.  J’en sais quelque chose.

Je me permets de te faire la bise. Au plaisir de te recroiser..

Cher Henri…

 

Je ne peux m’empêcher de partager sur mon site ce si beau texte écrit de ta main. Un soupçon de mélancolie peut-être, mais toujours autant d’humour qui l’affute et puis, surtout, cette écriture que j’aime tant.

Cher Henri, je te souhaite un bel anniversaire. Et je t’embrasse.

À bientôt l’ami.

 

Querelle, rencontre avec Lucie.

https://soundcloud.com/querellemusique?fbclid=IwAR1YKfH5LW84mVy746_EuZRiECVQb1NcKSRweKvrHScAkT58yzgUtnvES8A

Je découvre Querelle.

Je connais Lucie, depuis longtemps. Une jeune femme créative, créatrice, artiste… Une voix,  et une voie aussi. Celle qu’elle s’est tracée, et qu’elle suit. Nous nous croisons régulièrement, et toujours avec bonheur et beaucoup de plaisir. J’aime beaucoup Lucie pour ce qu’elle est, et pour tout ce qu’elle donne.

Continue Lucie, ne t’arrête pas.

Je t’embrasse.