Un secret… cadeau d’élève

 

« Fils unique, j’ai longtemps eu un frère… »

 

C’est un très beau cadeau, ce travail de Zoé, touchée visiblement par le très beau roman de Philippe Grimbert, Un secret.  Ces moments de partage sont toujours émouvants.

Merci Zoé, je suis heureuse de t’avoir fait découvrir ce texte. Pour Philippe Grimbert, mais aussi pour Simon et Hannah… Le débat qui a suivi la lecture du roman mais aussi la projection du film a été très intéressant.

Le geste d’Hannah… Essayer de comprendre, ne pas juger… Ce n’est pas toujours simple.  Surtout pour des collégiens.

Je vais envoyer une photocopie de ce dessin à Philippe.

 

Histoire de coccinelle

 

 

Chantal nous a quittés, la coccinelle s’est envolée. Mon cher Jean-Denis, Amédée Mallock, je pense à toi. Tu le sais. Je suis là, tu le sais.

La douceur de Chantal, sa lumière m’a touchée. Je ne l’oublierai pas.

https://www.mallock.fr/2020/11/tu-es-lange/?fbclid=IwAR2YsTkKhRaE6oyulHXJsbyLh-puxlxmXShT7sb7YADDwUKfQbwo-sCkMIU

je me permets de partager cette chanson écrite pour toi Chantal, par ton cher Jean-Denis. Je suis heureuse d’avoir croisé ton chemin. J’ai aimé parler avec toi, te faire lire mes articles, à l’époque. Ton avis était éclairé.

Comme dit la chanson, Coccinelle au revoir… Je t’embrasse, là où tu es…

ma lecture du moment…

Je découvre la plume de Marie-Jo Bonnet, je dois le dire, avec beaucoup de plaisir. Et dès les premières pages, elle m’a emportée. Oui, cet ouvrage, que je n’ai pas encore terminé, est passionnant.

Je vous en reparlerai.

C’est certain.

Bonjour ma petite femme

Voici une lettre de garçon, parce que oui, les garçons aussi, écrivent bien 😉

 

Le 23 septembre 1917

 

Bonjour ma petite femme,

Je t’écris d’un petit trou de terre qui doit me protéger des obus allemands qui arrivent sans arrêt. Ici, plus personne ne veut se battre car chaque jour, des milliers de soldats meurent sur le front. Si tu savais dans quelles conditions nous vivons, tu ne t’en remettrais pas. Heureusement qu’il y a mes camarades pour me donner un peu de réconfort.

j’ai les pieds complètement trempés et gelés, et je suis épuisé.

Pourtant, dès demain, mon régiment et moi lançons un nouvel assaut pour tenter une nouvelle fois de gagner du terrain. je ne sais pas si je vais survivre alors, si je ne reviens pas, sache que je t’aime et que je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait vivre.

Je vous embrasse.

J

Ma chère Augustine

Sacré texte encore. Bravo Zoé

20 février 1916

 

Je profite du départ d’un camarade pour Caen, pour lui remettre cette qui peut-être te parviendra plus vite. Tout d’abord, sache que tu me manques. Je revois dans mon esprit nos beaux souvenirs, dans notre maison de campagne l’été arrivant… et cela me donne la force de persister.

Ici tout n’est que néant et désarroi. Le froid et la famine qui se fait ressentir. les rats dans les gourbis. Pas plus tard qu’hier, j’ai vu un de mes camarades se faire transpercer de plusieurs éclats d’obus. Son cadavre a été retrouvé en haut d’un arbre.

Cette affreuse guerre m’horrifie. Les morts sont nombreux et nous sommes obligés d’empiler leurs corps pour nous protéger des tirs ennemis. Quand je pars au combat, j’ai peur que ce soit moi qui termine par terre, les entrailles arrachées et criblées de balles. A chaque fois, je m’efforce de ne pas pleurer.

Demain, nous partons pour Verdun. J’espère que cette bataille ne causera pas de pertes innombrables  et qu’elle nous conduira à la victoire. cependant, notre barda est si lourd à porter, je souhaite qu’il ne nous désavantage pas, moi et l’infanterie.

En ce moment, les hommes sont découragés et ne veulent plus se battre. Cela créé des mutineries. le pire, c’est que nos généraux face à ces révoltes, n’hésitent pas à faire exécuter ceux qui ne veulent pas aller batailler.

Ne t’inquiète pas, je ne suis pas de ces gens là.

je compte sur toi pour faire part de toutes ces informations à la presse la plus proche.

Sinon, je vais bien et je suis en bonne santé. J’espère te trouver de même à mon retour.

Embrasse bien fort nos enfants de ma part.

Ton mari qui t’aime,

Pierre

Lettre de Poilu

Voici la lettre d’Anna. Tellement émouvante et bien vue.

 

7 Septembre 1916

Ma chère femme,

Je viens de finir de déjeuner. Nous sommes à peu près bien nourris mais ce n’est pas ta bonne cuisine qui me manque tant. Et toi aussi, tu me manques plus que tout, ma Anne, mon coeur.

Ta présence et celle de notre fils me manquent tellement dans les tranchées.

Ici, la vie est dure, entre les morts sans fin, les explosions, les gaz asphyxiants, les attaques et les blessés à perte de vue, nous n’avons pas le temps de fermer un oeil, ou bien de penser à ce qui pourrait nous arriver.

J’espère que la situation à la ferme n’est pas trop difficile. sans la moisson, je ne sais pas comment tu as pu nourrir toute la famille et les bêtes. Je me demande comment vous avez fait, le père et toi, pour faire les récoltes, sans le cheval. Heureusement qu’il y a le potager de la mère et les lapins.

Avant-hier, nous avons pris d’assaut les allemands et ça n’a été que douleurs. J’ai vu mon plus cher camarade se faire achever alors qu’il mitraillait le camp adverse. Je n’ai pas pu lui dire adieu, le pauvre. Il avait laissé sa femme et ses cinq enfants en leur promettant de revenir libre.

Ma douce Anne, je te promets de revenir en vie à la maison. D’ici quelques semaines, la guerre sera terminée…

Je suis redescendu de première ligne hier matin et je n’ai qu’une envie, c’est de me laver. Les tranchées sentent la mort et je suis plein de sang, celui de mes compagnons. Sans parler de la boue au fond des tranchées, dans laquelle on s’enfonce jusqu’aux mollets et qui nous refroidit les doigts de pieds.

Prends soin de Georges et ne t’inquiète pas. je reviendrai bientôt à vos côtés. Bonne santé à vous tous.

je t’embrasse tendrement,

ton bien-aimé

Louis.

 

Lettre de Poilu

Il fallait imaginer une lettre de Poilu…

Voici celle de Lucie (devenue Marius Panisse, le temps d’une lettre… Ah Marseille…). Bravo Lucie pour ce texte émouvant. Je suis fière de toi…

 

Verdun,  Le 24 novembre 1917

Chers enfants,

C’est bien votre père qui vous écrit des tranchées. La boue, la pluie, es nuages sont notre quotidien.

Malgré ça, je pense à vous. J’espère que vous vous amusez. Je pense à vous et c’est sûrement ça qui me donne cette volonté ou cette force de continuer. En arrivant ici, je n’osais prendre le fusil. Maintenant, le fait d’appuyer sur la gâchette est presque devenu normal. Les corps de nos frères, ces autres français qui ont abandonné leurs femmes, enfants pour se battre, leurs âmes restent là dans la boue et nous les regardons comme nous regarderions un tas de cendres.

Mes enfants, apprenez bien, cultivez vous. Je suis sûr qu’à la fin de la guerre, nous nous retrouverons et tout sera comme avant.

En attendant, prenez soin de votre mère. Simon, les filles ne t’ennuient pas trop ? Quand je rentrerai, nous allons acheter quelque chose pour toi. Et toi, Mathilde, j’espère que tu lis beaucoup et que tu manges les bons plats de ta mère.

Gardez espoir les enfants !

Le retour est proche.

Votre père qui vous aime. je vous embrasse tendrement, ainsi que votre mère.

Papa

Message privé…

Pour toi mon amie, qui est dans la peine,  cette si belle (et si juste) pensée de J d’Ormesson.

 

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants. »

 

Il est des rires qui ne nous quittent jamais. Il en est un que je n’oublierai jamais.

Un concerto pour Olivier

Pour toi Olivier…

Tu vas nous manquer.

Ces quelques notes de clarinette pour t’accompagner.

Véro, je suis là.

Une cagnotte pour le GAMS

C’est un montant de 220 € qui seront reversés à l’association Le GAMS.

Je remercie mes ami(e)s d’y avoir participé mais aussi les Editions de La Rémanence qui ont tenu à nous rejoindre…

Merci encore. J’aime à penser que cela contribuera, même modestement, à prévenir… Et peut-être à guérir.

Continuons à nous engager pour que les petites filles de par le monde ne soient plus excisées. Parce que nous sommes toutes et tous concernés…