Recueil de textes que j’aime, écrits d’élèves, textes d’enfants … Fraîcheur et créativité … et talent aussi !

Souvenirs de [sa] Syrie

Je vous ai déjà présenté Oussama Jaber. Vous pouvez d’ailleurs sur mon site écouter sa très belle plaidoirie « Nous parlons des droits de l’homme et je pense à la Syrie » présentée au Mémorial de Caen en 2011. Il avait 16 ans…

Aujourd’hui, il nous reparle de cette Syrie qu’il aime tant, et de ses enfants. Continue Oussama. Tout ceci ne peut être vain. Je me permets de t’embrasser, moi qui te suis depuis 5 ans maintenant.

C’est en voyant tous ces petits sourires, joyeux, tristes, souffrants, parfois insouciants, parfois accusateurs, souvent trop matures, que je trouve en moi de quoi continuer. Parce que, somme toute, s’il y a un avenir, c’est bien pour eux, et par eux qu’il existe. C’est dans ces enfants que le futur survit. C’est dans la vie qui coule dans leurs veines. Cette vie que tant ont perdu, qui a été si souvent, si aisément versée.

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Le puzzle de ma vie

Voici le travail de Anjoo, élève de 3° mais surtout, artiste, à part entière !

Verso, sur chaque pièce du puzzle, son travail autobiographique. Chère Anjoo, je suis admirative et avoir été ta prof durant ces 3 (c’est bien ça ?) années aura été un vrai plaisir !

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Le chevalier et la licorne

 

Jadis, dans un royaume lointain où régnait le bonheur et la paix, la souveraine tomba gravement malade et seules les fleurs qui poussaient dans la forêt interdite pouvaient la sauver. Selon la légende, ces fleurs pouvaient guérir toutes les maladies. Le roi envoya donc le plus brave de ses chevaliers : Gauvain.

 

Gauvain marchait dans la forêt interdite. Cette forêt s’appelait ainsi car elle serait le refuge de créatures féeriques, bonnes et mauvaises. Il paraîtrait que les hommes qui s’y sont aventurés ne sont jamais revenus. Il fut tiré de ses pensées par un cri, ou plutôt un hennissement, qui se fit entendre. Gauvain accourut mais fut cloué sur place, estomaqué par ce qu’il vit : une bête ressemblant à un cheval blanc avec une queue et une crinière arc-en-ciel possédant une corne torsadée sur le front. Cette bête fabuleuse se défendait tant  bien que mal contre  un serpent géant qui crachait du feu. Gauvain eut vite choisi son camp et dégaina son épée pour venir s’interposer entre les deux animaux. Il allait combattre le serpent car qui voudrait s’en prendre à un animal aussi pur qu’une licorne ? Gauvain brandit son épée, approche le prédateur et l’attaque. Malheureusement, l’être venimeux, plus rapide, enfonce ses crocs dans le bras du chevalier. Mais le prud’homme ne se laisse pas faire, malgré la douleur, il se rue sur le serpent et le tranche en deux d’un coup. La vie quitta l’être maléfique avant même que son corps ne tomba sur le sol. Gauvain se retourna pour s’assurer que la licorne était saine et sauve. La créature féerique s’incline devant lui en signe de remerciement. Elle s’avança vers le bras meurtri de son sauveur et, dès que sa corne le toucha, la blessure se referma. Gauvain rangea son épée et s’aperçut qu’il y avait, à ses pieds, la raison de sa venue : les fleurs magiques dont sa reine avait tant besoin. Il en cueillit quelques unes et commença à repartir quand il remarqua que la licorne le suivait. Désormais, quoi qu’il fasse, où qu’il aille, elle l’accompagnerait.

 

De Anna Daligault

écrivain de 5°

 

Fulbert et le Loup

À la manière de… Yvain, le chevalier au lion (Chrétien de Troyes)

 

Après avoir trahi sa famille, Fulbert fut chassé de chez lui, abandonné à lui même. Il décida d’aller se réfugier dans la forêt. Alors que Fulbert marchait tout pensif, il entendit derrière un buisson des hurlements mêlés à des cris d’agonie. Il s’approcha et il vit un ours combattant un loup. Malgré ses griffes pointues le loup était dominé. Fulbert sans hésiter accourt au secours du loup. Il lance un bâton dans la tête de l’ours pour le distraire et il lui plante son épée dans le ventre. L’ours pousse un cri terrible, vacille et s’écrase par terre dans un grand nuage de poussière. Fulbert après avoir tué l’ours, s’approcha du loup pour le soigner. La pauvre bête avait les oreilles en lambeaux et la gueule ensanglantée. Fulbert rinça les plaies avec l’eau de son outre et il posa des feuilles dessus. Après quelques jours le loup était guéri. Fulbert n’eut pas besoin d’apprivoiser le loup car il n’était pas agressif et il semblait reconnaissant. Depuis ce jour ils ne se quittèrent plus et ne firent qu’un.

Arthur Pontais

Élève de 5°

Une rencontre singulière

 

Certaines rencontres peuvent s’avérer déterminantes, qu’elles soient positives ou négatives. Laissez-nous vous raconter l’incroyable histoire de Kira.

 

Kira était une jeune fille de quatorze ans qui vivait seule à la lisière de la forêt dans la maison de sa grand-mère disparue. Un soir de pluie, elle aperçut par sa fenêtre une chouette. Kira n’avait peur de rien : elle décida donc de suivre l’oiseau qui s’envola vers la forêt. Ce dernier la mena au-delà de la forêt ; jusqu’à un vieux manoir.

 

La bâtisse était brûlée. Totalement délabrée, elle devait être abandonnée depuis au moins cent ans. La chouette pénétra, toujours suivie de Kira, jusque dans une pièce dans laquelle se trouvait un immense miroir. Ce dernier était en argent, orné de gravures et de pierres incrustées. Il semblait ancien même s’il avait gardé toute sa splendeur.

Bien sûr, Kira s’approcha, lentement, du trésor. Elle était comme fascinée. Une fois arrivée devant, elle vit dans le reflet, une fillette qui se tenait derrière elle.

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Une rencontre singulière

C’était un jour d’hiver, froid et triste. Le vent soufflait dans la ville sous un ciel grisonnant.

 

En fin d’après-midi, Alissande et sa famille décidèrent d’aller à une brocante ; la mère d’Alissande adorait cela. La brocante du dimanche !   Après en avoir fait le tour, comme souvent,  ils repartirent bredouilles.

Sur le chemin du retour, un vieil homme les accosta. Il était grand, poussiéreux, mystérieux, comme rouillé par l’âge. Il tenait à la main un polaroïd, un objet vieux, rouillé et poussiéreux, un peu comme son propriétaire. D’ailleurs, Alissande était troublée par cette ressemblance frappante entre le vieil homme et son appareil, appareil qui ne devait pas avoir servi depuis longtemps !

— Bonjour, seriez-vous intéressés par mon appareil photo ?

— Pourquoi accepterions-nous votre appareil alors qu’on ne vous connaît pas ? questionna la mère, d’un ton peu avenant.

— Il ne me sert plus. Essayez-le au moins.

Alissande, intriguée, prit l’objet. Elle photographia la rue avec les passants au loin. La qualité était plutôt bonne. Liam, le petit frère, à son tour se saisit du cliché : il n’y avait que la rue.

La rue mais pas de passants !

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Je suis Tu es Nous serons …

Voici donc, en avant première, le tube de l’été, Je suis Tu es Nous serons (participation au concours « Les Écrits pour La Fraternité » de La Ligue des Droits de L’Homme).  Un nouveau groupe vient de naître : Les Couac Cœurs, (Les Canards asthmatiques). Bravo les ptits loups (euh les ptits canards !!) c’était extra ! Bravo aussi à notre musicien, C Louail, merci à É Pomies pour sa pochette et au Studio Le Pick Up, à Caen.

Si vous avez cinq minutes, mettez un petit commentaire sur ce site … ils en seront (et moi avec) très fiers.

Les Couac Cœurs sont en 4°. Et je suis très fière d’eux !

Rémi le mauvais payeur (fabliau)

Oyez, oyez Damoiselles et Damoiseaux …

L’histoire de Geoffroy qui avait prêté de l’argent à Rémi, son voisin.

Au bout de quelques jours, il alla réclamer ses pièces d’or. Malheureusement Rémi lui répondit :

<< Je ne les ai pas, je te les rendrai plus tard. >>

Au dixième refus, alors qu’il rentrait chez lui, tête baissée, il croise Jeanne la fille du boulanger.

<< Mais mon pauvre ami, je connais Rémi, autant battre la campagne ! >>

Il la remercia et rentra chez lui.

Le lendemain il se rendit au marché où il acheta un estoc, une masse et un bouclier. Ainsi armé il retourna chez son voisin et lui cria de lui rendre enfin l’argent qu’il lui devait. Puis il se dirigea vers un champ de blé et le ravagea à grands coups d’estoc. Pendant qu’il s’acharnait contre la grange de Rémi, ce dernier arriva en protestant :

<< Mortecouille ! Que fais tu là ? J’étais en train de faire ripaille quand j’ai entendu ce vacarme ! Es-tu devenu fou ?

– Je ne suis point fou mais on m’a dit que attendre mon argent ou battre la campagne c’était la même chose. Ainsi tu ne me rembourseras peut-être pas mais tu le regretteras ! Me rendras-tu mes pièces d’or ? >>

Dès le lendemain, au chant du coq, Geoffroy retrouva ses trois pièces d’or sur le perron de sa masure.

 

Moralité :

Quelquefois, il faut savoir s’armer et pas que de patience pour récupérer son bien.

 

 

Léo Mafille, le troubadour

Je suis, tu es, nous serons

Pour Toi qui vis seul dans la rue

Perdu et frissonnant de froid,

Recroquevillé sous la nue,

Sache que nous pensons à Toi.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre chaleur, nous t’offrirons.

 

À Toi qui es mal dans ta peau

Dont la couleur est le problème,

Nous sommes libres et égaux,

Blacks, blancs, beurs, nous sommes les mêmes.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre main, nous te donnerons

 

Pour Toi qui dis ce que tu penses,

À Toi qui te bats pour cela,

Ici, là-bas, cette évidence,

La Liberté triomphera.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre crayon, nous lèverons.

 

À Djibouti, Porto, Paris

Nous somm’ les enfants de la Terre

Profitons tous de notre vie,

Nous devons rester solidaires

 

Eu sou, tu es, nos seremos

Todas as creanças nos protegeremos

 

C’est vrai, nous sommes des enfants

Mais on a notre mot à dire,

Écoutez-nous, nous sommes grands

Entendez-vous tous nos soupirs ?

 

Je suis, tu es, nous serons,

Nous kiffons notre demon.

 

Texte écrit par des élèves de 4° dans le cadre d’un concours sur Les Droits de l’Homme. Thème : « Je suis, tu es, nous serons ».

Bravo les Ptits Loups, je suis très fière de vous !

Un clip sera tourné.

Acrostiche d’élève

Charlie Hebdo

Honneur et respect, tous ils avaient

Après cet attentat nous avons tous eu mal

Rien ne sera plus jamais pareil sans eux

L‘amour de ces personnes restera à jamais dans les cœurs

Invincibles seront tous de la Terre jusqu’aux cieux

Et même si les terroristes reviennent, jamais nous n’aurons peur.

 

Honoré, Cabu, Wolinski, Tignous et Charb, tous aimaient rire

Et pourtant ils sont morts

Bien que dans cinq ans, tout cela ne sera que souvenir

Dans cinquante ans, on s’en souviendra encore.

Opale, rubis, saphir, comme toutes ces pierres, ces gens brilleront à jamais dans nos cœurs

Louis