Lettre aux moineaux

 

Toi, le petit gamin craintif, petit moineau perdu. Tu oses à peine déployer tes ailes de peur de voir les rapaces fondre sur toi. Parce que, là où tu es, tu vis un enfer.

Toi, jeune adolescente, déjà brisée. Tu te caches des regards, de ces mains parfois, qui t’oppressent, qui t’agressent, Tu te caches de ces paroles, sifflantes, ces rires qui te déchirent, ces sifflets qui te blessent, ces surnoms qui te violent.

En classe, j’ai du mal à me concentrer. Surtout, quand se rapproche l’heure de la récré… Je suis Cosette, le Petit Chose…

Des livres… des livres…

Délivre-moi plutôt, de cette angoisse qui me prend le ventre ; toi l’adulte, toi qui es fort, toi qui n’as pas peur d’eux…

Parce que, dans ton école, dans ton collège, dans ton lycée… C’est la peur que j’apprends, c’est la honte et le dégoût des autres, et de moi, trop petit pour me défendre, trop seul surtout. Parfois, je me crois lâche. Parfois, je me préférerais mort. Au moins, je n’aurais plus à subir, à supporter…

Et toi ? Toi, l’Adulte. Où es-tu ? N’es-tu pas censé(e) me protéger ?

Oui, et moi…

Mais moi,… Moi, je suis là.  Près de vous. Pour vous. A l’affut. Parfois je tremble à l’idée de ne pas voir, de « passer à côté », de décevoir cette confiance que vous placez en nous. Je guette le cartable balancé dans les haies, les larmes effacées furtivement, le croche-pied dans l’escalier, l’insulte proférée.

Oui, je suis là.

Nous sommes là.

Alors, s’il vous plaît les enfants, Aidez-nous à vous aider :

Parlez…

 

Salon du livre de Pont l’Evêque

 

 

 

Participer à un salon du livre qui met Gustave Flaubert à l’honneur, en plus à Pont-l’Evêque… C’est une immense émotion pour moi, et aussi, un peu de fierté. Il faut vous dire que j’ai grandi quelques années pas loin de Pont l’Evêque, à Saint Gatien des Bois, chez des grands-parents que j’adorais et qui me manquent cruellement. Et puis Flaubert est un de mes auteurs préférés. Depuis toujours. Depuis ma « rencontre » avec Emma. Souvent je pense à lui lorsque j’écris, lorsque je cherche le mot qui « sonne juste », que je lis le même paragraphe à haute voix,  encore et encore…

Oui j’aime sa plume et j’aurais adoré rencontrer le bonhomme. D’ailleurs, il est venu à Douvres la Délivrande. A l’époque, il écrivait Bouvard et Pécuchet. Il s’est installé avec son complice Maxime Ducamp, dans un hôtel, en face de la basilique, à deux pas de chez moi. L’idée était de « croquer » les ceusses qui sortaient de la messe… L’anecdote m’a beaucoup amusée. Même qu’à Douvres, il y a un restau bien sympa « Le petit Flaubert » (clin d’œil à Véro et Thierry).

Bref, voir mon petit nom associé à cette affiche me touche beaucoup. C’est bête, mais c’est comme ça. Et puis, je sais que ma grand-mère aurait été fière de ça…

Et ça…

Nouvelles estivales

Du soleil, la mer.

Essayer de faire une pause.

Oublier les masques et tout ce qui va avec.

Oublier les pro et les anti…

Et souffler, respirer.

Retrouver l’inspiration aussi.

C’est chose faite. Mon quatrième roman prend vraiment forme. Et cela fait du bien.

Sinon, je serai ravie de vous retrouver tous au mois de septembre, avec quatre dates de rencontres :

  • le 11 septembre, au salon du livre de la Baronnie de Douvres la Délivrande, dans un cadre magnifique,
  • le 12 septembre, au salon du livre de Saint Omer
  • le 19 septembre, aux Carentanaises du livre
  • le 25 septembre au salon du livre de Pont L’Evêque.

Et encore une bonne nouvelles : la réédition pour l’occasion de mon roman Le cabanon jaune. Autre format, autre couverture…

Voilà…

Chaîne youtube

Hello tout le monde,

 

Je me suis lancée et ai décidé d’enregistrer quelques extraits de Les fleurs du lac sur youtube. N’hésitez pas à aller les écouter. Régulièrement, je posterai des extraits de mes bouquins…

Voilà…

A bientôt donc

 

Un certain 8 mars…

8 mars, publication Les Fleurs du lac. Avec Nous Toutes 14

                                                                                                 8 mars 2019, les Fleurs du lac et Noutes 14

 

Petit clin d’œil de bienvenue à mes nouvelles abonnées…

 

Mi La Ré

Un mois plus tard.

Des doigts… N’en parlons pas…

Une presque tendinite du coude…

Mais quel bonheur !

Et même si l’on ne reconnaît pas forcément ce que j’essaie de jouer… Je m’éclate !

Une vraie gamine, il n’y a pas à dire, c’est magique, la musique et je suis  heureuse de m’être « lancée ».

Alors, on continue. Ce n’est pas facile et pourtant, je sais, je sens que je progresse.

Merci à toi, Pascal. Ces moments d’échange sur « nos grattes » sont précieux.

Mi, la, ré…

Sortir du covidien ! Cela fait tant de bien.

Merci aussi à ma petite famille qui supporte mes « balbutiements », mes « tâtonnements »…

Et encore, je ne chante pas encore… Après ce sera PIRE !

 

 

Des nouvelles

 

 

Et voici donc 2021 qui débute…

Il fait gris, froid. Un couvre feu à 18heures… Bref…

C’était le moment ou jamais de… me mettre à la guitare !

Une nouvelle lubie ? Non, pas vraiment si l’on considère que cela fait une bonne quarantaine d’années que j’en avais envie.

 » La meilleure façon de se débarrasser de la tentation, c’est d’y céder » Oscar Wilde avait raison. Alors, j’ai franchi le pas. Il me manquait un prof, je l’ai trouvé. Merci Pascal pour ta patience !

Mi, la, ré, sol, si, mi… j’y arriverai.

Pour le moment, La poupée qui dit non, m’engueule un peu… Non non non… ce n’est pas un la… Non, non, non, ce n’est pas fluide…

Mais ce n’est pas grave. On est déjà copines !

Au fait, je vous présente MA guitare. Elle est belle non… J’ai toujours rêvé d’avoir une guitare noire…

Bonne année… mi mi mi mi, lalalala, ré !

2021

 

 

Que l’année 2021 vous – nous soit douce et clémente.

Une année pleine des rires de ceux que l’on aime. Pleine d’embrassades et de poignées de main. Pleine de frôlements, de caresses, d’accolades, de baisers échangés, sur les joues, sur la bouche, partout où vous le voulez.

Pleine de repas et de gueuletons, à 2, à 6, à10…

A chanter à pleins poumons, à postillonner !

Bref, une année à s’aimer.

Mille jours sauvages

 

 

 

Au départ, il y eut un coup de cœur pour une couverture, celle du dernier roman de Cathy Borie, Mille jours sauvages.  J’en profite au passage pour saluer le talent des Editions de La Rémanence : encore une très belle couverture donc qui m’a attirée, tout de suite.

Alors, j’ai plongé.

J’ai été comme « aspirée » dans le roman.

J’ai eu froid,  j’ai été éblouie par la réverbération de le lumière sur la neige et la mer. Oui, j’ai « ressenti » tout cela et je remercie Cathy pour cela.

Et tout de suite, j’ai aimé Camille et Jack. J’ai vibré avec eux.

Bravo Cathy pour ce beau roman. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue.

Lettre à mon miroir (maigrir sans m’aigrir)

Miroir, ô mon miroir…

Je n’ai jamais eu la prétention de la beauté. Être belle… Cela ne veut pas dire grand-chose en fin de compte. Être belle pour qui ? Être belle pour quoi ? Non Blanche-Neige n’a pas à s’inquiéter… Elle restera la plus belle.

En revanche, mon cher miroir, ce qui me fait du bien, c’est qu’aujourd’hui, enfin, je peux te regarder en face. Sans que cela soit douloureux.  Et ça, c’est tout nouveau. Parce-que, il faut bien le dire, tu ne me faisais pas de cadeau. Le genre intraitable quoi. Parfois, je croisais mon regard. Il me disait :

  • Il serait temps que tu fasses quelque chose, non ?

Oui. Il était temps.

Alors, j’ai pris mon courage, et mes kilos, à deux mains.

Cela n’a pas été si facile. D’abord, décider que l’on veut maigrir, c’est accepter que l’on a un problème de surpoids. C’est accepter de se « frotter » au regard des autres, de l’Autre aussi. C’est se préparer à vivre des moments de doute, de ras le bol, de « pourquoi donc »… C’est accepter de se faire un peu violence – basta les chips au vinaire balsamique, les Saints Honoré du pâtissier, le bon camembert au lait cru et son petit verre de rouge qui l’accompagne…

Oui, c’est tenir bon. Ne pas écouter ceux qui te disent que « tu n’as pas besoin de ça » ; « tu ne tiendras jamais ma pauvre » ; ceux qui te disent « tes rondeurs vont de pair avec ta jovialité » (je fais remarquer que l’on peut aussi être jovial avec quelques kilos en moins).

J’ai donc décidé qu’il me fallait être aidée. D’abord, je n’avais pas envie de faire n’importe quoi. En plus, je n’ai jamais été douée au yoyo… J’ai donc décidé de faire confiance au centre RNPC. Et j’ai eu raison.

Pas de vacances cet été, because le covid. J’ai donc consacré le budget vacances au budget « cure minceur ». D’ailleurs, c’est un peu un voyage que je viens de m’offrir. Genre « voyage en terre inconnue ». Parce que oui, quelques semaines plus tard, quelques kilos plus tard, quelques centimètres de tour de taille plus tard, je me redécouvre, je me retrouve aussi. Et cela fait du bien. Je n’ai plus peur de croiser le regard de mon reflet. Je me tiens plus droite quand je marche dans la rue… D’abord parce que j’ai moins mal au dos, ensuite parce que, oui, je suis fière de moi. Et c’est ça qui est bon.

Avant de finir, je voulais dire bravo aussi à toutes celles et ceux qui ont aussi fait cette démarche, et bon courage à celles et ceux qui l’entament. Vous allez voir, ça marche !

Et après tout, on peut vivre sans chips au vinaigre balsamique.

Non ? Si.

Entre les deux photos : 18 kilos…