Recueil de textes que j’aime, écrits d’élèves, textes d’enfants … Fraîcheur et créativité … et talent aussi !

Le texte de Lucy

Lucy est une élève de 5°. Elle vient de lire Gulliver. La consigne était de décrire des objets de tous les jours « comme si on était des lilliputiens ». Voici son texte. je précise qu’il n’y avait aucune erreur (orthographe, conjugaison, grammaire… RIEN)

Bienvenue à toi Lucy sur ce site, tu es une vraie « écrivain en herbe »

À l’aube, comme chaque jour, j’emmenai mon troupeau de chèvres brouter l’herbe des plaines sauvages.  Je marchais, suivi de mes bêtes, et écoutais le tintement régulier des cloches autour de leur cou quand je vis au loin, quelque chose qui me troubla.

Je crus d’abord qu’il s’agissait d’un arbre déraciné mais j’écartai bien vite cette hypothèse en remarquant que le long bâton couché n’avait ni racines, ni branches, ni feuillage. De plus, aucun orage assez fort pour faire tomber un arbre n’avait éclaté depuis ma dernière visite.

Je délaissai donc mes animaux pour m’ approcher de ce long bâton couché au sol. Il était semblable à un mât, mais il était d’une couleur inhabituelle, de la teinte des écailles des sirènes, créatures qui hantent les contes et les rêves, un beau bleu, légèrement vert. Une de ses extrémités, taillée en pointe, avait quant à elle, la teinte des rochers qui parsemaient les prairies verdoyantes. L’autre bout paraissait avoir été conçu dans une autre matière, aussi blanche que la neige.Une partie métallique reliait le pieu géant et la boule de neige qui ne fondait pas. Je pus également décoder une inscription gravée dans l’étrange bout de bois lisse : « HB ».

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Léo le poète

Le Doigté du Blason.

Doigt sur les lèvres

Pour taire le secret ;

Doigt qui pointe

Et qui dénonce ;

Doigt d’honneur,

Furieux et vengeur ;

Doigt dans l’nez

Quand c’est trop facile

Ou que c’est mouché ;

Doigts qui tapotent,

Doigts qui pianotent,

Qui chatouillent et asticotent ;

Doigt qui appuie

Et qui réveille ;

Doigt qui menace,

Si tu n’es pas sage

Attention !

Au doigt et à l’œil

Je lui obéirai.

Doigt au front,

t’es toqué toi dis-donc !

Doigt dans l’œil

il se l’est fourré ;

Doigt levé,

Pose ta question ?

Bague au doigt,

Comme un pacte, une alliance,

Toi et moi,

Et nos doigts,

Unis et certains,

Comme ceux de la main.

Enfer Passionnel

Merveilleux poème écrit par Julien, à l’époque en 4°. Nous venions de travailler sur Où on va, Papa ? de JL Fournier. Miracle de l’écriture, quand la parole se libère.

 

Mon petit frère, mon doux, mon merveilleux enfer.

Ma petite galère, dont je suis si fier.

Mon petit bout de maladie.

Pour qui je donnerais toute ma vie.

 

Ton joli sourire, qui me redonne le mien,

Tes petits exploits, ma force au quotidien,

Les années défilent sans grand progrès.

Mais rien ne m’empêche de t’aimer.

 

Je me rappelle ta naissance, petit oiseau tombé du ciel,

Qui arrivait.

Un petit oiseau

Qui ne savait pas voler.

 

Julien

Poème

 

Il faut que vous lisiez ce si joli poème écrit par Maurine. Une merveille de sonnet.

 

L’hiver au coin du feu, il me vient en mémoire

Parfois mes jeux d’enfant ou mes livres d’histoire.

De tous les souvenirs de ma petite enfance

Aujourd’hui, je l’avoue, c’est une confidence.

 

C’est un petit secret que je vais vous confier

Un moment agréable à l’heure du goûter

Mamie me préparait toujours une surprise

Petits gâteaux ou crêpes, ou quelques friandises.

 

Ma préférence allait pour un simple menu

Pain, lait, oeufs, sucre dans du beurre revenu,

Ces tartines dorées ! Un merveilleux soleil !

 

Cette recette qui vient du Pas de Calais

Noyée de nutella, de confiture, ou de miel

Le pain perdu de Mamie est le pain parfait.

 

Maurine, élève de 4°. La recette de mon enfance.

Les oreilles de Zaccharie

Quel bonheur à lire ! On s’y croirait ! Merci Zaccharie !

Blessant : Si j’avais des oreilles décollées,

Il faudrait sur le champ que je les collasse !

Chaleureux : Puis-je visiter votre palace ?

Moqueur : On pourrait vous confondre avec Mickey !

Connaissez-vous ce personnage de Walt Disney ?

Météo : Vous avez de quoi être content

Avec ces parapluies en cas de mauvais temps !

Gracieux : Aimez-vous à ce point les éléphants

Que vous parvenez à leur ressembler autant…

Physique : Du lobe au pavillon, jusques aux tympans

Tous ces sons doivent être si assourdissants !

Gastronomie : Dans ces gigantesques assiettes,

Dégustons-nous la soupe , Monsieur, ou la raclette ?

Clown : Prévoyez-vous de vous lancer dans le cirque ?

Indéniablement, vous ravirez votre public !

En été : Le soleil doit vous apprécier

Avec de si grandes surfaces à éclairer !

Architecte : Vertigineux : Ces deux bâtiments !

Aviation : Décollage imminent !

 

 

 

Les oreilles de Nathan

 

Et encore !

Heureux : Aimez-vous autant la circulation

Que vous jouâtes les feux de signalisation ?

Sarcastique : Êtes-vous amateur d’avion

Que vous vous montâtes ces magnifiques ailerons ?

Dubitatif : Si je m’abuse, ce sont des soucoupes

Que dis-je, ce sont des planches à découpe !

Répugné : Quelle tonne de cire vous devez déverser

ET que vos coton-tiges doivent être mal lavés !

Rieur : Oh mais Monsieur, quelle ravissante robe !

Mais ce n’est pas une robe ! C’est… votre lobe !

Dégoûté : Aimez-vous autant les abeilles

Que vous fîtes du miel avec vos oreilles ?!

… / …

Les oreilles de Clément…

Des lobes qui swinguent : j’adore !

 

Ah non ! C’est un peu court jeune homme…

Agressif : Mon cher, avec de telles poignées

Il faudrait que je les plie au moins en vingt

Avant de sortir de chez moi, chaque matin…

Amusé : Vos lobes doivent bien swinguer quand vous invitez une femme à danser…

Moqueur : Avec une puce à l’oreille

Elle risque de se perdre dans un lieu pareil !

Sarcastique : Promenez vos portugaises… dans le chapiteau, elles feront du trapèze !

Énervé : Mais enfin Monsieur défendez-vous !

Êtes-vous Cyrano ou alors Feuilles de chou ?

Railleur : Quand Monsieur, vous vous trouvez à Nice

Votre lobe gauche doit se trouver en Suisse !

Les oreilles de Pauline

Bravo Pauline pour ce très joli texte… Cyrano n’est pas loin…

 

Agressif : Moi Monsieur si j’avais vos oreilles

Je les raccourcirais à grand coups de rapière !

Amical : Mais elles doivent traîner par terre…

Comment faites-vous pour mettre votre capuche ?

Descriptif : C’est un ample abri… c’est une ruche !

Que dis-je c’est une ruche… C’est un manoir !

Curieux : À quoi sert cet immense entonnoir ?

À entasser les fourmis ou bien des poteries ?

Gracieux : L’éléphant est votre proche ami ?

Dumbo fait partie de votre grande famille ?

Comme vous, il a d’importantes écoutilles…

Voilà ce qu’à peu près mon cher vous m’auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit,

Ne rêvez pas trop, vous n’aurez jamais de lettres

Même en cherchant une trace au fond de votre être,

Nous ne pouvons trouver autre chose que… RIEN !

Vous avez l’esprit imparfait d’un batracien !

J’ai de grandes oreilles et vous, de beaux habits,

Mais ce qui nous sépare vraiment, c’est l’esprit !

La beauté ne suffit pas, il faut le langage…

mais vous, n’en avez pas et c’est vraiment dommage !

Vos avez vos élégances physiquement,

J’ai les miennes moralement : c’est important…

 

Les oreilles d’Arthur…

… Par exemple tenez :

Marin : Avec ces voiles, comme vous prenez le vent !

Vous allez triompher de tous vos concurrents !

Pratique : Plantez-y  asperges et laitues…

Vous les verrez pousser, à chaque jour plus drues !

Curieux : Aimez-vous à ce point les patates qu’il vous faille un si large chaudron

Pour les faire bouillir pour tout un escadron !

Rêveur : Ces oreilles déployées seront comme des ailes

Et nous emmèneront là-haut jusqu’au ciel…

Inquiet : Et pour vous endormir, comment les rangez-vous ?

Par-dessus l’oreiller ? Ou coincées en dessous ?

Médical : Ces oreilles mon cher sont  loin d’être petites…

Vous devez redouter la moindre petite… otite.

Engagé : Est-ce bien pour défendre la cause éléphantesque,

Que vous vous fîtes greffer ces oreilles gigantesques ?

Dramatique : Malheur à qui tombe dans ces profondes fosses !

Curieux : Mais quelle taille fait votre chapeau ?

Grossier : Quand tu t’nettoies les portugaises

Les coton-tiges sont certainement balèzes !

La tirade des oreilles

La parole est à Maya… Et si Cyrano avait eu de grandes oreilles…

Quel bonheur de te lire Maya !

 

Ah non ! C’est un peu court jeune homme !

On aurait pu dire… Oh Dieu, bien des choses en somme…

En variant le ton, par exemple, tenez :

Enchanté : Moi si j’avais de telles oreilles

Toutes les chansons me paraîtraient merveilles !

Branché : Je suis certain qu’avec cet attirail,

Aucun écouteur ne doit être à votre taille !

Distrait : Difficile de rester concentré

Quand elles laissent tant de place à l’imagination

Elles peuvent être des voiles, des vases, des éventails

Des ailes, des ombrelles, des ailerons d’avion…

Gourmand : Elles seraient bien pratiques pour porter des victuailles…

Star : L’oscar des plus grandes oreilles revient à…

Affligé : Comme le son du chien qui aboie

Doit être assourdissant pour une ouïe comme celle-là !

Exaspéré : Je ne peux plus les supporter !

Ces lobes grotesques, ces pavillons mal curés !

Observateur : Vous devez entendre très bien

Même si le conteur conte de très loin…

Mélomane : Étrange que votre voix ne soit pas plus jolie

Avec de telles oreilles… chanter si faux !

Indiscret : Les retirez-vous quand vient la nuit ?

Prévenant : Attention si elles prennent l’eau !

Renchérissant : Oh oui ! Alerte inondations !

Désolé : Comme fort on a du les tirer !

Pour qu’elles finissent si… déformées !

Botaniste : Examinez donc ces morillons,

Nous avons découvert un nouveau champignon !

Émerveillé : Mais avec de telles beautés,

L’originalité est votre tasse de thé !

Ambitieux : Montez donc un numéro de clown,

On se battra pour vous, comme dans un saloon !

Naturaliste : Je n’arrive pas à distinguer

À quelle espèce vous appartenez :

Âne ? lapin ? Éléphant ? Ou quelque canidé ?