Un certain 8 mars…

8 mars, publication Les Fleurs du lac. Avec Nous Toutes 14

                                                                                                 8 mars 2019, les Fleurs du lac et Noutes 14

 

Petit clin d’œil de bienvenue à mes nouvelles abonnées…

 

Enfance

 

– A qui parles-tu ma chérie ?

–  Je parle à mon enfance, Maman.

Mélina.

 

Clin d’œil

 

 

Parce que je les aime beaucoup, et que mon site est aussi voué au partage, je voulais offrir cet espace à Lili Cros et Thierry Chazelle. Leur musique, la musique, fait du bien, surtout en ce moment. .

Leur générosité aussi. Ainsi, tous les vendredi, à 19h, c’est de leur salon qu’ils nous offrent un concert. C’est sur inscription  grâce au lien suivant :

http://https//www.liliplusthierry.com/live

Programme différent à chaque fois, mais toujours des chansons qui font du bien, qui nous rappellent que la vie est belle. Des chansons, des anecdotes, des défis aussi, un moment de partage en tout cas.

Lili, Thierry, ne changez rien, n’arrêtez jamais de chanter et de nous enchanter.

Merci à vous deux, et je vous dis…

A vendredi.

 

La petite église jaune

Voici donc la nouvelle…

 

Je la dédie à toutes celles et ceux qui essaient, au péril de leur vie souvent, de fuir l’insupportable, l’invivable, l’insoutenable. Ceux qui veulent croire, coûte que coûte, malgré la peur, et le chagrin de la séparation. Ceux qui espèrent.

Il n’avait pas du tout envie d’aller perdre son temps à la messe.

Et pourtant la petite église romane semblait lui ouvrir les bras. Sobre, tout en pierres et en rondeurs, sa seule coquetterie résidait en ses vitraux étincelants. On avait envie de s’y réfugier ne serait-ce que pour s’y protéger des ardeurs du soleil.

Les fidèles arrivaient. Petites filles, habillées de blanc, nœud dans les cheveux et socquettes en dentelles, garçonnets en bermuda, chemisette, impeccablement coiffés ; leurs parents droits, fiers de leur progéniture avançaient déjà émus par le prêche à venir. Quelques grand-mères, protégées par leurs ombrelles tenaient le bras de celui qui les accompagnait. En ce dimanche de l’Assomption, il convenait d’oublier les turpitudes de la vie, de célébrer Marie et pourquoi pas, de lui confier ses secrets et ses peines.

Toussaint, adossé au mur de la pharmacie, les observait.

Il pouvait distinguer leurs rires un peu étouffés par la solennité du moment qu’ils s’apprêtaient à vivre, et aussi par la touffeur de cette fin de matinée d’été.

Une rue les séparait.

Une rue ? Non. Un monde plutôt.

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