Enfances, (À Toi)

À ton regard profond qui cherche mon regard,
À tes doigts si parfaits qui enserrent ma main,
À ta bouche goulue qui dévore mon sein.
À toi

À ton rire joyeux, carillon dans mon cœur,
À tes pleurs quelquefois quand je ne suis pas là,
À mes larmes aujourd’hui, perdue dans notre nuit.
À toi

Aux châteaux de sable que nous ne ferons pas,
Aux plongeons dans la mer, à la vague à l’écume,
À la glace à la fraise et aux barbapapas.
À toi

À ton petit doudou si désoeuvré sans toi
À ta boîte à musique qui ne chante plus,
À cet adolescent que je voyais en toi.
À toi

A cette famille que nous aurions formée,
A tes frères et sœur, à la petite souris,
A ce Papa Noël que tu n’as pas connu.
À toi

Ton enfance me manque et j’ai perdu la mienne
Quelques fois je la cherche au creux de mon miroir.
Où est cette fillette au cœur rempli d’espoir,
Face à des lendemains qui chanteraient, peut-être.

Enfant privé d’enfance Maman privée d’enfant,
Je t’offre Petit Homme la mer et le vent,
L’arc-en-ciel un oiseau qui s’envole en chantant,
Le Renard et la Rose, endors-toi mon enfant.