Itinerrances

« Au bout du compte, trouver sa route

Au bout du conte, ne plus se perdre »

Recueil de nouvelles poétiques autoédité (contacter l’auteure).

Il y a des enfants distraits, qui cherchent dans le ciel le reflet de leurs rêves : des enfants dans la lune. Il en est un qui y demeure à jamais et qui regarde de là haut une femme écrire et renaître. Ces contes poétiques sont pour lui, il le sait et sourit à sa mère, guidant sa main au fil de ces pages, reconnaissant son refuge dans les dessins qui les parsèment. Au clair de ces lunes des destins se déroulent, ligne après ligne, sous le croissant lumineux de son sourire.

Philippe Grimbert

Tu devrais écrire un livre

« Tu devrais écrire un livre » …

C’est de cette remarque qu’est née l’idée de ce témoignage.  Parce que ce livre est avant tout celui de l’Amitié, celle qui unit la famille Carpentier, Jean Marie Leroux et Frère Daniel. Il manquait une pièce au puzzle, une « plume » : Christelle Angano.

Ainsi donc, pendant deux ans Frère Daniel sa plume vont échanger, au sujet de la Maîtrise, des anecdotes, de la vie de Frère Daniel, mais vont également aborder des questions de société, l’amour, l’éducation, la politique …

Mains de femme, mains d’homme, laïque et religieux … ces rencontres se sont avérées enrichissantes parce que l’une comme l’autre a su travailler dans le respect, faisant ainsi de leurs différences le ciment de cet ouvrage.

Mémoire de Babouchka

Nous nous sourions, un peu embarrassées. Es-tu prête ? Es-tu
certaine de vouloir te lancer dans cette aventure ? Nous nous
installons dans ta cuisine, sur la petite table. Prévoyante, tu as
préparé du café et des petits gâteaux. C’est fou ce que je vais
manger comme petits gâteaux pendant ces deux mois ! Avant de «
plonger », nous parlons de notre organisation. Je viendrai le matin
pour t’écouter, j’écrirai l’après-midi. Je sors de quoi écrire et même de quoi t’enregistrer, mais tu te
raidis à la vue du dictaphone. Tant pis, nous ferons sans. Voilà, je
suis prête. Une fois encore, tu t’excuses pour ton léger accent, un
accent de pierres qui roulent, cet accent que tu n’as jamais perdu.
Tu prends une grande aspiration et nous voilà embarquées dans
une bien belle aventure. Ton regard se fait lointain, l’émotion est
perceptible. Te revoilà petite fille dans une petite isba, à Zalouge.

Hommage à Clara

À une époque où nombre de généalogistes amateurs se lancent à la recherche de leurs ancêtres, la démarche de notre collègue Christelle Angano, partie en quête de la mémoire de son arrière-grand-mère, pourrait sembler banale. Elle ne l’est pas.
En effet, Clara Chompton, n’était pas une femme ordinaire. En juin 1944, comme quelques habitants de Barneville-la-Bertran, non loin d’ Honfleur, elle n’hésite pas à porter secours à des parachutistes britanniques tombés dans les bois de Saint-Gatien, à plus de 30 kilomètres de leur objectif : la fameuse batterie de Merville. Son geste est d’autant plus courageux qu’elle est, elle-même, d’origine anglaise. Naturalisée française, elle a de ce fait échappé en 1940 à l’internement dans l’un des camps destinés aux ressortissants des pays étrangers en guerre contre le Reich. Pour autant, elle n’en reste pas moins suspecte aux yeux de l’occupant allemand et le risque qu’elle prend n’en est que plus important.
A la suite d’une imprudence, elle est appréhendée avec six autres habitants de Barneville-la-Bertran. Commence alors pour Clara Chompton un calvaire dont les étapes sont celles que connurent bien des femmes arrêtées pour faits de résistance : le fort de Romainville, près de Paris, la déportation vers le camp de transit de Neue Bremm, à Sarrebrück, et enfin le camp de concentration de Ravensbrück dont elle ne reviendra pas.
En honorant la mémoire de sa bisaïeule, Christelle Anjou (Angano) rend également hommage à tous ces Bas-Normands – et ils furent nombreux – qui n’hésitèrent pas, au péril de leur liberté et de leur vie, à apporter leur aide, au cours de la nuit du 5 au 6 juin 1944 et dans les jours suivants, aux nombreux parachutistes britanniques ou américains égarés à la suite d’erreurs de largage.

Jean Quellien
Professeur émérite d’histoire contemporaine
Université de Caen Basse-Normandie

De vous à moi

C’est l’histoire d’une famille.

Un peu amochée, un peu cabossée.

Des enfants qui rient ; un enfant qui meurt.

Une jeune fille « différente », mon enfant baroque.

Cette famille, cette vie,  c’est la mienne.  C’est aussi celle de nombreux parents. Parler de mes enfants, c’est parler de tous les enfants de la nuit, de tous les enfants baroques.  Pour qu’on les connaisse, pour qu’on nous connaisse.

Soyez les bienvenus dans notre univers.

Les fleurs du lac

« Tout commence quelque part en Éthiopie…. »
Mébrat est une héroïne, une vraie. Elle est de celles qui savent dire non, qui savent se battre. Une femme courageuse et forte. Elle ose! Comme Rosa Parks qui refusa de céder sa place, Malala déterminée à aller à l’école et qui faillit en mourir, Simone Veil qui défendit si bien les femmes, ou encore Meaza Ashenafi qui se bat encore et toujours pour la cause ses compatriotes à Addis-Abeba. Elle n’hésitera pas à se dresser contre un village entier en refusant la tradition, qu’elle va juger cruelle et résolument d’un autre temps…..

Le cabanon jaune

Après la disparition en mer de son père, marin pêcheur confirmé, au large des côtes Normandes, Cloé Lebon a besoin de comprendre. Qu’a-t-il bien pu se passer cette nuit-là, alors qu’il faisait si beau ? Petit à petit le doute s’installe avec ce sentiment confus mais obsédant qu’on lui cache quelque chose. De Honfleur aux Îles Marquises, en passant par l’Irlande, voyage initiatique, la jeune fille est en quête d’une réponse.

Une sonate et la dame de Fécamp

Roman édité aux Éditions de La Lieutenance
C’est tendre, doux, précis, les mots sont triés sur le volet, avec une précision qui perce le cœur. Ce n’est plus tout à fait de la prose, cela tutoie la poésie : c’est de la « proésie », un néologisme que Julie Anne, le personnage central de l’ouvrage, eût pu faire sien tant elle est en quête de ce qui peut la renouveler, la ressourcer avant « l’échéance ». Il y a de la magie dans ce roman. Nul besoin de longues phrases ou d’explications superflues : les mots sont des atomes qui, par la grâce d’une écriture concentrée, libèrent une énergie sans cesse renouvelée.
C’est une quête, un engagement à dévorer la vie de tous ses sens malgré la perspective d’un inéluctable renoncement : comment aller humer les effluves d’un bonheur fugace, comment s’envoler à dos de colombe vers une improbable paix, comment pétrir la lumière de la vie et écouter le chant de la dune ? Comment emmagasiner des secondes d’existence pour se forger une éternité de souvenirs.
Le temps lui est compté. Julie Anne le sait.

Henri Girard, romancier.

Du nouveau…

Ce petit message pour vous présenter une nouvelle page intitulée « Histoires de Longe-Cote ». Histoire de partager avec vous qui aimez la mer, des moments forts et iodés.

À bientôt (dans l’eau).