Chère Corinne,

On parle beaucoup de tes fesses en ce moment…

Peut-être pour ne pas voir la colère, le désespoir qui t’ont amenée  à nous les montrer…

Sûrement, même.

L’indécence n’était pas là où on voudrait qu’elle soit.

Non.

Je n’ai pas été choquée par tes fesses. Ce qui me fait mal, c’est comment la société fout l’art et les artistes, à genoux… à… poil.

Ce qui me fait mal, c’est que l’on ait été obligé de se battre pour que les librairies soient reconnues comme commerces essentiels.

Ce qui me fait mal, c’est le cinéma qui reste fermé…

Alors oui, tu t’es désapée, pour dénoncer tout cela. Pour soutenir les intermittents aussi. Et je t’en remercie.

Ta façon à toi de crier stop, de crier gare. Et j’ai aimé ton cri. Il m’a moins choquée que le silence et les sourires entendus du public, que la violence de ceux qui se déchaînent contre toi en ce moment, que le mépris que je lis ça-et-là. .

C’est drôle, ce refus de comprendre que tu ne t’es pas tapé un délire exhibitionniste. C’est la société qui t’a mise à poil… Mais ça, c’est plus difficile à admettre.

Voilà Corinne, merci pour ta colère. Elle est la preuve que l’art est encore… vivant.

 

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