Choisir un titre…

Choisir le titre d’un ouvrage n’est pas anodin… Ni simple. Pourquoi un titre, et pas un autre… Comment le choisir ? Quels sont les critères ? Et d’ailleurs : à quoi sert le titre ? Quels sont les enjeux ? Qu’est-ce qu’un « bon titre » ?  Un titre qui a un sens essentiellement pour l’auteur ? Un titre « qui fait vendre », plus « attractif » ?

En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir une éditrice qui me laisse libre de mes choix. Et le plus souvent, mes titres s’imposent avant même que l’ouvrage ne soit terminé. Cela a été le cas pour Le cabanon jaune, et Les Fleurs du lac… des titres qui ne prennent leur sens que lorsque l’ouvrage est bien entamé, un peu « mystérieux » a priori, un peu « hermétiques ».

Itinerrances, mon premier ouvrage, auto-édité… J’ai choisi le titre avant de commencer à l’écrire… Mot valise, mélange d’itinéraire et de beaucoup d’errances.

La Dame de Fécamp, mon premier roman édité… le titre était évident. Il y a entre cette dame et moi une grande histoire… C’est amusant, à l’époque, pressenti pour le prix Poulet-Malassis d’Alençon, La Dame de Fécamp a été « battu » par L’Homme de Marmara, un très beau roman d’Olivier Bass, que je vous conseille.

 La Dame de Fécamp, puis Une Sonate et la dame de Fécamp quand il a changé d’éditeur, il reste pour moi La Dame de Fécamp. Aujourd’hui, son avenir est un peu incertain, j’espère vous en reparler bientôt.

De vous à moi… Ouvrage « main tendue », invitation à découvrir un monde un peu à part… Ce titre une fois de plus une évidence pour moi.

Et puis Une Lumière dans la nuit… Ce titre m’a résisté. Cela a été difficile de le trouver. J’ai cherché pendant trois ans, comme la couverture. Le thème était sensible et le livre un peu « à part », histoire dans l’Histoire, ouvrage un peu épistolaire d’une arrière-petite-fille qui écrit à son aïeule… témoignage aussi…

Et puis soudain, une évidence. Le tableau d’Arnaud Jusiewicz que j’ai la chance d’avoir chez moi… Un tableau merveilleux. Tout était là, dans ce tableau. La nuit, l’espoir, la porte… tout. Et le titre s’est imposé dans les minutes qui ont suivi. Une lumière dans la nuit… L’espoir, la liberté, la vie… enfin. Bien sûr, j’en parle avec l’artiste, j’ai son accord. J’ai celui de Mathilde Palfroy, mon éditrice. Et voilà…

Aujourd’hui, j’ai les premiers retours. Et je sais que je ne me suis pas trompée. Ni pour la couverture, ni pour le titre. C’est un grand bonheur.

Pour couronner le tout, cette phrase d’Arnaud Jusiewicz qui avait donné comme titre « Sans titre 98″ à son œuvre :  » Une Lumière dans la Nuit », voilà le nom de mon tableau..

Alors oui, le titre est essentiel pour moi. Il est  un accès, une porte, parfois dérobée, un lien intrinsèque entre mon œuvre et moi, clin d’œil, message codé qui prend son sens à la lecture de l’œuvre, dans le cœur de l’œuvre..

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