Covid et handicap… Une fois encore…

Une fois encore ce sentiment d’être laissé pour compte.

Une fois encore cette impression du « débrouille-toi ».

Parce qu’il y a les textes. Et qu’il y a la vie.

Comment expliquer que des jeunes adultes en situation de handicap ne soient pas soit, prioritaires pour le vaccin, soit, déjà vaccinés ? Huitième test nasopharyngé en 6 mois…

Et toujours pas de vaccin en vue.

Certes, nos jeunes n’ont pas 75 ans, certes. Mais je connais des septuagénaires moins fragiles que ne peuvent l’être ma fille, et ses collègues. Moins exposés aussi. Il est évident que travailler en ESAT, prendre le bus tous les jours, expose davantage qu’être retraité chez soi, voire en EHPAD. Alors, non…  Je ne comprends pas. Alors oui, je suis en colère.

Je ne comprends pas non plus que l’on ne réserve pas le vaccin pfizer aussi à nos jeunes, dont on sait que les effets sont moins potentiellement « violents » que l’astrazeneca.

Ah si, nos jeunes n’ont pas 75 ans.

Toujours ces textes, ces fameux textes. Que les parents dans ma situation subissent depuis toujours. Trop handicapé pour les uns, pas assez pour les autres. Trop jeune, trop vieux, pas assez vieux… Trop tout… Ou pas assez, je ne sais plus.

Tout cela me renvoie à l’époque où j’ai du menacer de faire un sitting pour que ma fille passe une IRM (pas dossier neuro, me disait on) pour qu’enfin de compte, après un long combat, j’aie fini par obtenir gain de cause. Pour que l’on me dise « dommage que l’IRM ait été fait si tard », certains troubles auraient certainement pu être « rééduqués », atténués.

Oui, dommage.

Bon courage à tous les parents dans ma situation, à tous les jeunes et moins jeunes dans la situation de ma fille.

 

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