Denis Brillet et Les Fleurs du lac

Dans « Les fleurs du lac », Christelle Angano s’attaque à un sujet hautement sensible: l’excision. Mais elle le fait sur de bonnes bases, d’abord parce qu’elle connaît pour y avoir vécu le pays dont elle parle, ensuite parce qu’elle a évité avec brio le piège du manichéisme. Il s’agit à vrai dire autant d’un roman que d’un plaidoyer, expurgé de tout voyeurisme. Il fallait pour cela comprendre le pays de l’intérieur, sa culture, ses règles, écarter la tentation du jugement, porter sur les héros du livre la même empathie. Ceux-ci sont victimes de traditions séculaires qu’un membre, puis deux, puis trois…, de la communauté entreprennent un jour de bouleverser (à quel prix !) quand elles/ils les jugent obsolètes. Christelle Angano a parfaitement compris la complexité de la mécanique sociale en jeu, de sorte que le regard qu’elle a posé sur ses personnages frise parfois la sociologie. De sorte aussi qu’elle a laissé à chacun sa part de dignité.

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