Femme Femme Femme

 

Tel est le titre du dernier ouvrage de Karine Langlois que je me propose de vous présenter.  Un titre tout en musique, qui n’est évidemment pas sans m’évoquer une certaine chanson.
D’ailleurs, cela tombe bien, l’auteure (l’auteur, j’efface ce féminin, lequel, si j’ai bien compris, n’est pas si essentiel…) le dit elle-même, « Ceci est un chant intime, sensible, nourri de ma tardive conscience de ce qu’est une femme […] ». J’ai aimé ce chant, qui m’a renvoyée à deux de ses ouvrages précédents Les vies silencieuses, et surtout, Dans la peau.  Karine, que je crois connaître un peu, s’ouvre au monde, et cela lui sied à merveille. Elle a le talent de l’écriture à la première personne, et cela n’est pas donné à tout le monde. Témoignage, introspection… Quand on lit cet auteur (cette auteur ?), on a l’impression d’écouter une confidence ; cela est d’autant plus vrai lorsque l’on connaît sa voix, ce qui est mon cas. Alors oui, j’ai déjà eu l’occasion de le dire, de l’écrire, j’aime la plume de Karine, surtout quand elle nous parle d’elle. Plume parfumée, libérée, libre enfin ; plume sensuelle souvent, douloureuse parfois. la plume d’un cœur qui palpite, d’une vie qui vibre. Et c’est beau.
Maintenant, et j’ai eu l’occasion de le lui dire, je suis moins à l’aise avec  l’aspect « essai », qui s’affiche sur la page de garde.  « Qu’est-ce qu’une vraie femme » ? S’interroger, nous interroge Karine…
L’adjectif « vraie » d’emblée me perturbe, me gêne. Est-ce parce que je n’aime pas trop les définitions arrêtées, carrées… définitives ? Peut-être. Sûrement. J’aime le témoignage de Karine, moins SA vision de la femme. Douceur, sensualité, érotisme, liberté, parfum, désir… Ce sont de bien jolies notions, certes, mais ne sont-elle pas un peu restrictives. En tant que femme, et je me considère comme telle, je revendique le droit, si j’en ai envie, de n’être, ni douce, ni sensuelle, ni érotique… Ni quoi que ce soit. Je n’ai pas envie que ma féminité soit liée à une petite culotte en dentelle, ni à une quelconque fragrance, ni à une taille 36 (et ça m’arrange, dirais-je…). J’ai envie de dire merde si j’en ai envie et pourquoi pas, de me montrer vulgaire… C’est aussi ma liberté de femme.
Attention, je n’ai pas dit que la femme décrite par Karine est superficielle, non.  Bien sûr, je caricature un peu, et tu le sais, Karine. La femme décrite par Karine, n’est pas Apparence, non. Elle EST.  Artiste, créatrice… cultivée. En fait, une image de la femme « idéalisée » en quelque sorte.
En te lisant, j’ai pensé aux Précieuses, raffinées, féminines, intellectuelles parfois, amoureuses souvent, ravissantes, tout à leur beauté, leur corps, leur amour.
Mais  c’est vrai que je me suis demandé où était la place de certaines femmes extraordinaires dans ton essai. Je pense à ma tante qui se levait aux aurores pour aller traire ses vaches. Et la femme Africaine qui se casse le dos à porter l’eau et le bois…  ?
Parce que définir est forcément réducteur, alors non, définitivement, je pense qu’il n’y a pas de VRAIE femme.
Il y a, mais ce n’est que mon avis,  des FEMMES FEMMES FEMMES
Et c’est ça qui est bien.
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