Le chevalier et la licorne

 

Jadis, dans un royaume lointain où régnait le bonheur et la paix, la souveraine tomba gravement malade et seules les fleurs qui poussaient dans la forêt interdite pouvaient la sauver. Selon la légende, ces fleurs pouvaient guérir toutes les maladies. Le roi envoya donc le plus brave de ses chevaliers : Gauvain.

 

Gauvain marchait dans la forêt interdite. Cette forêt s’appelait ainsi car elle serait le refuge de créatures féeriques, bonnes et mauvaises. Il paraîtrait que les hommes qui s’y sont aventurés ne sont jamais revenus. Il fut tiré de ses pensées par un cri, ou plutôt un hennissement, qui se fit entendre. Gauvain accourut mais fut cloué sur place, estomaqué par ce qu’il vit : une bête ressemblant à un cheval blanc avec une queue et une crinière arc-en-ciel possédant une corne torsadée sur le front. Cette bête fabuleuse se défendait tant  bien que mal contre  un serpent géant qui crachait du feu. Gauvain eut vite choisi son camp et dégaina son épée pour venir s’interposer entre les deux animaux. Il allait combattre le serpent car qui voudrait s’en prendre à un animal aussi pur qu’une licorne ? Gauvain brandit son épée, approche le prédateur et l’attaque. Malheureusement, l’être venimeux, plus rapide, enfonce ses crocs dans le bras du chevalier. Mais le prud’homme ne se laisse pas faire, malgré la douleur, il se rue sur le serpent et le tranche en deux d’un coup. La vie quitta l’être maléfique avant même que son corps ne tomba sur le sol. Gauvain se retourna pour s’assurer que la licorne était saine et sauve. La créature féerique s’incline devant lui en signe de remerciement. Elle s’avança vers le bras meurtri de son sauveur et, dès que sa corne le toucha, la blessure se referma. Gauvain rangea son épée et s’aperçut qu’il y avait, à ses pieds, la raison de sa venue : les fleurs magiques dont sa reine avait tant besoin. Il en cueillit quelques unes et commença à repartir quand il remarqua que la licorne le suivait. Désormais, quoi qu’il fasse, où qu’il aille, elle l’accompagnerait.

 

De Anna Daligault

écrivain de 5°

 

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