Les fleurs du lac et Stéphanie

Quand j’ai reçu ce livre,j’ai laissé celui en cours tout juste commencé.
Il me tardait de savoir comment Christelle Angano,qui avait déjà traité avec sensibilité et pudeur des sujets délicats comme le handicap et la perte d’un enfant,allait s’y prendre à propos de l’excision.
Ce fléau qu’on imagine, à tort, lointain et dont, il faut le reconnaître,on ne se sent pas d’emblée concerné, même en tant que femme.
Une fois de plus j’ai été touchée par la plume de l’auteure,qui met toujours la même volonté à mettre en lumière un sujet qui semble la concerner de près, quand ce n’est pas directement.
Toujours avec humanité et retenue,ici grâce à un mélange dosé entre les descriptions détaillées d’un pays auquel on la sait très attachée, l’Éthiopie, et l’envers de la carte postale.
On la sent proche et solidaire de ces femmes mutilées dont elle contribue avec cet ouvrage à faire connaître la situation pour mieux les défendre
Sans jamais porter de jugement.
Ces femmes courageuses qui vont,malgré tous les risques encourus, à l’encontre d’un rite ancestral bien ancré dans les diktats socio-culturels,pour l’éradiquer.
Délicat,optimiste,lumineux et nécessaire sont des adjectifs que j’utiliserais pour qualifier ce livre qui porte brillamment une cause.
Sans occulter l’idée que le combat n’est pas terminé, l’auteure distille toujours des notes d’espoir qui se caractérisent ici par l’évidence d’une prise de conscience collective en progrès,y compris de la part des hommes.
Un livre à lire absolument.

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