Lettre de Poilu

Il fallait imaginer une lettre de Poilu…

Voici celle de Lucie (devenue Marius Panisse, le temps d’une lettre… Ah Marseille…). Bravo Lucie pour ce texte émouvant. Je suis fière de toi…

 

Verdun,  Le 24 novembre 1917

Chers enfants,

C’est bien votre père qui vous écrit des tranchées. La boue, la pluie, es nuages sont notre quotidien.

Malgré ça, je pense à vous. J’espère que vous vous amusez. Je pense à vous et c’est sûrement ça qui me donne cette volonté ou cette force de continuer. En arrivant ici, je n’osais prendre le fusil. Maintenant, le fait d’appuyer sur la gâchette est presque devenu normal. Les corps de nos frères, ces autres français qui ont abandonné leurs femmes, enfants pour se battre, leurs âmes restent là dans la boue et nous les regardons comme nous regarderions un tas de cendres.

Mes enfants, apprenez bien, cultivez vous. Je suis sûr qu’à la fin de la guerre, nous nous retrouverons et tout sera comme avant.

En attendant, prenez soin de votre mère. Simon, les filles ne t’ennuient pas trop ? Quand je rentrerai, nous allons acheter quelque chose pour toi. Et toi, Mathilde, j’espère que tu lis beaucoup et que tu manges les bons plats de ta mère.

Gardez espoir les enfants !

Le retour est proche.

Votre père qui vous aime. je vous embrasse tendrement, ainsi que votre mère.

Papa

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