Lettre de Poilu

Voici la lettre de Thelma… Jean et Madeleine m’ont beaucoup émue… C’est si…juste.

16 octobre 1915

Ma chérie,

Il est important pour moi que tu prennes de mes (réelles) nouvelles. La vie est dure mais je survis. J’espère que les enfants et toi allez bien. Tu memanques plus que tout au monde. Ton sourire chaleureux me manque.

Ici, dans les tranchées, je n’ai que quelques amis avec lesquels discuter, mais je ne suis même pas sûr de les revoir le lendemain.

Dis aux enfants que je serai toujours là pour eux.

Est-ce que Jean sait marcher ? Est-ce que Madeleine sait lire ?

J’espère que la boulangerie tourne bien, et que vous êtes en bonne santé. je ne sais pas comment vous faites pour gérer la boutique avec cette foutue guerre.

La nourriture ici est comestible, mais ne vaut rien face à ta fabuleuse cuisine.

Donne-moi vite de tes nouvelles mon amour.

Ton tendre aimé,

Paul.

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