Ma chère Suzanne, ma Suzanne chérie

je ne pourrais te dire mon émotion de me dire que demain, je présenterai notre livre… Tu y es partout, toi qui n’es plus là. Je n’oublierai jamais ces discussions que nous avons eues toutes les deux pour faire exister Clara, pour lui redonner un souffle, et finalement, pour la laisser partir, reposer, comme ces fantômes que l’on délivre. Clara et François, qui t’avait tant émue.

Si tu savais ma Suzanne chérie, à quel point je suis touchée. ce petit ouvrage (eh oui, ce sera encore un petit livre), je l’ai écrit pour Clara, certes ; mais nous savons toi et moi, que je l’ai écrit aussi pour toi. Cela aurait pu être mon cadeau de fête des mères, toi qui étais la mère que je m’étais choisie, celle qui m’a appris à vieillir, qui m’a aidée à grandir aussi. Je te disais souvent que tu étais la femme de ma vie. Et cela te faisait rire, ou râler ; tu me reprochais parfois d’être trop « sentimentale ». Et bien au contraire, sache qu’aujourd’hui, je suis heureuse de t’avoir dit que je t’aimais, dès que je le pouvais. D’ailleurs, je te le dis, une fois encore : je t’aime.

Je pense que tu aurais aimé ce livre. Tu sais que Léo a parlé de Clara en classe ? Quelle fierté pour moi. je sais que cela t’aurait touchée. Alors voilà, dans cet « après » auquel je ne crois pas vraiment, tu as peut-être retrouvé cette Clara que tu admirais tant. Si c’est le cas, et j’aimerais bien que cela le soit, je vous embrasse toutes les deux. je suis fière d’être votre (arrière)-petite-fille.

Votre Christelle.

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