Malaise

Je ne comprends pas …
Je ne comprends pas et même, je ne veux surtout pas comprendre. Comment est-il possible que l’on décerne un prix, une récompense quelle qu’elle soit (en l’occurrence : le prix Renaudot essai) à un auteur qui s’auto-déclare pédophile ?
Peut-on tout écrire sous prétexte que l’on est un « littéraire » ? Doit-on tout taire ?

7 voix sur 10 … j’ai la nausée.

Voici ce que cet auteur (G Matzneff) écrivait dans Les moins de seize ans : en 1974 (et je choisis un extrait « soft ») :

« « Ce qui me captive, c’est moins un sexe déterminé que l’extrême jeunesse, celle qui s’étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être – bien plus que ce que l’on entend d’ordinaire par cette formule – le véritable troisième sexe. Seize ans n’est toutefois pas un chiffre fatidique pour les femmes qui restent souvent désirables au-delà de cet âge. (..) En revanche, je ne m’imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année. (…) Appelez-moi bisexuel ou, comme disaient les Anciens, ambidextre, je n’y vois pas d’inconvénient. Mais franchement je ne crois pas l’être. À mes yeux l’extrême jeunesse forme à soi seule un sexe particulier, unique. »

De Trénet qui aimait les jeunes garçons à Hugo qui pinçait et en pinçait pour les petites filles … En passant par Polanski, en ce qui concerne le cinéma. Non, la littérature et l’art ne doivent pas service d’alibi aux pédophiles. Cela me débecte et me dégoûte.

« Les écrivains sulfureux sont indispensables » (je cite l’auteur). Mais les écrivains sont-ils au dessus des lois ?
Je cite l’auteur :

« Ah non, pas de leçons de morale ! Je n’autorise que mon confesseur à le faire. Ces questions n’ont aucun intérêt pour un écrivain. La seule qui vaille, c’est de savoir s’il crée de la beauté. Victor Hugo pinçait les petites filles et les héroïnes de Ronsard avaient 14 ans. Mais on s’en fout, de leur vie privée ! »

Eh bien, personnellement, en tant qu’adulte, que femme, que lectrice, que mère et enfin, qu’auteure, je ne peux m’empêcher de m’intéresser davantage à la vie privée de ces gamins de 10 à 16 ans (l’age du « troisième sexe », si j’ai bien compris, le plus beau et le « plus tendre ») ; gamins détruits par les déviances de certains bonshommes dégueulasses, écrivains ou non.

Monsieur le « philopède » (votre pirouette pour ne pas dire, le pédophile), j’ai honte.

Merci aux trois membres du jury qui ont refusé de voter pour cette œuvre que je ne citerai pas.

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