Mémoire de Babouchka

Nous nous sourions, un peu embarrassées. Es-tu prête ? Es-tu certaine de vouloir te lancer dans cette aventure ? Nous nous installons dans ta cuisine, sur la petite table. Prévoyante, tu as préparé du café et des petits gâteaux. C’est fou ce que je vais manger comme petits gâteaux pendant ces deux mois ! Avant de « plonger », nous parlons de notre organisation. Je viendrai le matin pour t’écouter, j’écrirai l’après-midi. Je sors de quoi écrire et même de quoi t’enregistrer, mais tu te raidis à la vue du dictaphone. Tant pis, nous ferons sans. Voilà, je suis prête. Une fois encore, tu t’excuses pour ton léger accent, un accent de pierres qui roulent, cet accent que tu n’as jamais perdu. Tu prends une grande aspiration et nous voilà embarquées dans une bien belle aventure. Ton regard se fait lointain, l’émotion est perceptible. Te revoilà petite fille dans une petite isba, à Zalouge…

J’ai le plaisir de vous annoncer l’arrivée très prochaine du petit dernier : Mémoire de Babouchka. Mon premier livre… Auto-édité dans un premier temps, il y a huit ans de cela.  Avec du recul, je ne peux m’empêcher de penser que l’histoire de ce petit livre n’est pas banale et je veux remercier Les Éditions de La Rémanence de lui avoir donné une seconde vie.

Lorsque j’ai proposé à Nina de nous lancer dans l’écriture de Mémoire de Babouchka, nous ne savions pas encore que nous écrivions un livre destiné à la publication. Il s’agissait d’écrire pour les enfants de Nina.  C’est peut-être ce qui lui confère cette tonalité si particulière, si intime.

Au-delà du témoignage de Nina, ce livre est avant tout l’histoire d’une rencontre. Il est évident que nous nous sommes apporté énormément toutes les deux. En acceptant que je devienne sa plume, Nina m’a fait un très beau cadeau : sa confiance. Imaginez, nous ne nous connaissions absolument pas et elle a accepté de se livrer, sans réserve. Je me souviens de nos premières séances d’écriture. Nous étions aussi impressionnées et émues l’une que l’autre. Une émotion perceptible. Nina avait peur de ses souvenirs, j’avais peur de les « réveiller ». Était-elle vraiment prête ? Serais-je à la hauteur ?

Un quai de gare, des adieux, Auschwitz, Dachau, l’enfer… Mais pas seulement. Des rencontres, une amie, Anastasia, un prisonnier français, une histoire d’amour. L’arrivée en France. la vie, quoi…

Oui, je suis heureuse ô combien de vous présenter celle qui est devenue mon amie, ma chère Nina. Elle est indéniablement notre Babouchka.

 

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