« Mon » confinement…

Ainsi s’achève cette  période de confinement, période « hors de temps », comme une parenthèse temporelle… Une faille.

J’ai choisi pour vivre cette période, de me protéger, certes, de ce virus, mais aussi de tout ce que cette « expérience » peut engendrer de négatif. C’est important de le faire, surtout quand, comme moi, on est assez présent sur les divers réseaux sociaux. Alors oui, j’ai voulu « positiver » cette situation, autant que faire se peut. Bien sûr, ma situation professionnelle me permettant de ne pas trembler, c’était plus facile. Je me suis même retrouvée à parler de fraises ! En ce qui concerne mon métier, j’ai appris à l’aborder autrement. Et dois-je le dire, j’ai trouvé cela très agréable. D’ailleurs, je vais continuer ainsi jusqu’aux vacances. Découverte de nouveaux supports, nouvelle façon de travailler, et nouveau relationnel avec mes élèves. Les cours en visio, c’est un peu comme des rendez-vous. J’ai d’ailleurs remarqué que certains, du fait de ne pas  être en « présentiel » se sentaient plus « libres » et participaient davantage.  Un d’entre eux me dit « ah ça fait du bien de venir en cours »… Alors évidemment, le gros inconvénient, et il est vraiment de taille, c’est que l’on ne peut toucher que nos élèves « connectés ». Et là, bien sûr, l’ombre de la fracture sociale réapparaît… Eh oui, comment se satisfaire de nos cours lorsque l’on sait que tous les élèves ne peuvent y accéder… Cette crise a permis d’appuyer là où cela fait mal : nos élèves n’ont pas tous les mêmes chances. Et cela me rend malade. Bien sûr, il y a le téléphone, mais j’ai bien conscience que ces rendez-vous téléphoniques n’ont pas la même portée. D’autant que la visio permet aux élève de se voir… Il suffit de les laisser un peu en laissant la vidéo… Bref, c’est une véritable situation d’exclusion, et je sais que pour certains, c’est douloureux. Et je me sens (je suis) impatiente… Et je déteste cela.

Et puis, il y a l’écriture.

Au début, cela a été difficile. Le manque des autres peut-être, je ne sais pas. Le besoin certainement de retrouver « mes marques », de ne pas laisser l’inquiétude m’envahir.

Et puis c’est arrivé.  Quel bonheur de retrouver des personnages abandonnés il y a quelques années pour Mebrat et ses acolytes  des Fleurs du lac. je vous en reparlerai… plus tard.

Et puis, il y a Clara. Et cette décision de ne pas reporter la publication de Une Lumière dans la nuit. Et l’émotion une fois encore. parler de Clara, de Suzanne, ma grand-mère, qui me manque tant.

j’ai beaucoup pensé à Suzanne ces derniers temps, à elle et à mon grand-père. Et je me réjouis qu’ils n’aient pas eu à connaître le confinement et le covid. Moi qui suis au bord des larmes quand une publicité vantant une grande marque téléphonique, met en scène une grand-mère qui appelle sa petite fille…. Oui cette parenthèse temporelle m’a permis de « retrouver » ma grand-mère.

Mais je dois vous laisser… Cyrano de Bergerac m’attend…

Oui c’est chouette d’être prof de français !

 

 

 

 

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