Pour Samuel

Les mots sont difficiles à trouver pour exprimer tout ce que je ressens. Une tristesse infinie, de la colère, de l’angoisse certainement et un vrai malaise. Je pense à ton petit garçon, à ton épouse. Je pense à ta famille, à tes ami(e)s. Je pense à tes élèves, à tes collègues.

Tu sais, j’ai suivi la cérémonie à La Sorbonne. J’ai aimé que « tu » y fasses entrer U2. Et puis les textes qui y ont été lus. Et l’émotion de ton ami.

Pour autant, je n’ai pas envie que l’on fasse de toi un héros. Tu étais un prof, dans toute la beauté de cette fonction. Un homme qui aimait les autres. Qui voulait former les esprits des jeunes, sans les formater. Un « passeur » de lumière, amoureux de la liberté. Un pédagogue, dans toute la noblesse du terme.

Faire de toi un héros est trop facile.

Non, tu es une victime. Dans tout ce que cela implique de solitude et de fragilité.

Penser que tu ais pu te sentir abandonné me rend malade.

A toi…

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