À propos d’édition …

Quand Henri Girard met les points sur les i

Lors d’un récent salon du livre, j’ai rencontré quelques – souvent jeunes – auteurs ayant eu recours à l’édition dite « à compte d’auteur ». Les pauvres, ils se sont fait avoir et je les plains, autant que j’en veux à ces marchands d’illusions qui, sans vergogne, gagnent grassement leur vie en plumant d’innocents pigeons !

En vérité, en tant qu’ancien dans la corporation, ayant essuyé 30 refus avant d’être édité « proprement » par un vrai éditeur, en vérité je vous le dis :

« Ce que tout écrivain doit graver dans sa tête est simple: si quelqu’un vous demande de l’argent pour publier votre texte, c’est qu’il ne croit pas une seule seconde à ses chances de succès commercial, ou qu’il s’en fout royalement, quoi qu’il puisse prétendre ! Pour preuve, vous ne serez jamais diffusé ou distribué !
Si quelqu’un vous demande de l’argent, ça veut simplement dire qu’il vous demande d’assumer les risques à sa place. Quoi qu’il arrive par la suite, il sera toujours gagnant, contrairement à vous : si le bouquin se vend, c’est le jackpot (mais ça n’arrive jamais) et s’il ne se vend pas, vous lui avez déjà fourni son pactole. Quant à vous, s’il ne se vend pas, vous aurez perdu quelques milliers d’euros en plus de votre bouquin et, en cas de miracle, vous serez à peine remboursé de votre investissement. »

HG

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