À rencontrer, à découvrir…

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L’Equilibre,

Un ouvrage d’Henri Girard est toujours un voyage, tant son univers est riche de rencontres, parfois improbables.

Une fois encore, et pour notre plus grand bonheur, il tient sa promesse. De nouvelle en nouvelle, l’auteur nous emporte, nous transporte… Du rire, souvent ; de l’émotion, toujours, et un je ne sais quoi de gravité empreint de mélancolie. Qui nous déstabilise un peu.  Le passage du « il » de Naufrage, au « je » de Le prix Nobel de ma paix, ne peut nous laisser indifférents. L’écriture se fait « antalgique ».   En ce qui me concerne ces deux nouvelles m’ont beaucoup émue.

Enfin nous rentrons dans la danse. Nous sommes entrainés, irrésistiblement, dans une farandole dans laquelle nous rencontrons Adolphe dit Le Bouffi, Virginy et Paulo, Loulou Debavière et j’en passe… qui vont rejoindre la déjà très riche galerie de personnages « Girardesques », ces personnages que j’aime tant, complexes, complets, drôles ou émouvants, les deux à la fois bien souvent.

L’équilibre… au risque de mettre l’auteur mal à l’aise, je serais tentée de dire que l’objectif est atteint. En effet, l’écriture d’Henri Girard est un tout. On ne peut dissocier le talent du raconteur, du créateur d’histoires et son amour, son goût des mots. Le fond me séduit, la forme me ravit.  Chaque mot semble, est, à sa place, celui-là, et pas un autre. L’écriture est mûrie, réfléchie. L’équilibre n’est pas toujours aisé… Mais Henri Girard l’a trouvé.

La couverture ? Elle est la parfaite métaphore du recueil ; une couverture que n’aurait certainement pas reniée le grand Ionesco, à l’image des incartades que s’offre l’auteur en « Absurdie ».

Mais pas seulement.

Du naufrage à l’équilibre…

Dernier titre de l’ouvrage, l’équilibre n’est-il pas en fin de compte ce que l’on cherche tous, que l’on soit rhinocéros ou pas…

Christelle Angano

Femme Femme Femme

 

Tel est le titre du dernier ouvrage de Karine Langlois que je me propose de vous présenter.  Un titre tout en musique, qui n’est évidemment pas sans m’évoquer une certaine chanson.
D’ailleurs, cela tombe bien, l’auteure (l’auteur, j’efface ce féminin, lequel, si j’ai bien compris, n’est pas si essentiel…) le dit elle-même, « Ceci est un chant intime, sensible, nourri de ma tardive conscience de ce qu’est une femme […] ». J’ai aimé ce chant, qui m’a renvoyée à deux de ses ouvrages précédents Les vies silencieuses, et surtout, Dans la peau.  Karine, que je crois connaître un peu, s’ouvre au monde, et cela lui sied à merveille. Elle a le talent de l’écriture à la première personne, et cela n’est pas donné à tout le monde. Témoignage, introspection… Quand on lit cet auteur (cette auteur ?), on a l’impression d’écouter une confidence ; cela est d’autant plus vrai lorsque l’on connaît sa voix, ce qui est mon cas. Alors oui, j’ai déjà eu l’occasion de le dire, de l’écrire, j’aime la plume de Karine, surtout quand elle nous parle d’elle. Plume parfumée, libérée, libre enfin ; plume sensuelle souvent, douloureuse parfois. la plume d’un cœur qui palpite, d’une vie qui vibre. Et c’est beau.
Maintenant, et j’ai eu l’occasion de le lui dire, je suis moins à l’aise avec  l’aspect « essai », qui s’affiche sur la page de garde.  « Qu’est-ce qu’une vraie femme » ? S’interroger, nous interroge Karine…
L’adjectif « vraie » d’emblée me perturbe, me gêne. Est-ce parce que je n’aime pas trop les définitions arrêtées, carrées… définitives ? Peut-être. Sûrement. J’aime le témoignage de Karine, moins SA vision de la femme. Douceur, sensualité, érotisme, liberté, parfum, désir… Ce sont de bien jolies notions, certes, mais ne sont-elle pas un peu restrictives. En tant que femme, et je me considère comme telle, je revendique le droit, si j’en ai envie, de n’être, ni douce, ni sensuelle, ni érotique… Ni quoi que ce soit. Je n’ai pas envie que ma féminité soit liée à une petite culotte en dentelle, ni à une quelconque fragrance, ni à une taille 36 (et ça m’arrange, dirais-je…). J’ai envie de dire merde si j’en ai envie et pourquoi pas, de me montrer vulgaire… C’est aussi ma liberté de femme.
Attention, je n’ai pas dit que la femme décrite par Karine est superficielle, non.  Bien sûr, je caricature un peu, et tu le sais, Karine. La femme décrite par Karine, n’est pas Apparence, non. Elle EST.  Artiste, créatrice… cultivée. En fait, une image de la femme « idéalisée » en quelque sorte.
En te lisant, j’ai pensé aux Précieuses, raffinées, féminines, intellectuelles parfois, amoureuses souvent, ravissantes, tout à leur beauté, leur corps, leur amour.
Mais  c’est vrai que je me suis demandé où était la place de certaines femmes extraordinaires dans ton essai. Je pense à ma tante qui se levait aux aurores pour aller traire ses vaches. Et la femme Africaine qui se casse le dos à porter l’eau et le bois…  ?
Parce que définir est forcément réducteur, alors non, définitivement, je pense qu’il n’y a pas de VRAIE femme.
Il y a, mais ce n’est que mon avis,  des FEMMES FEMMES FEMMES
Et c’est ça qui est bien.

Tous à la bibliothèque de Langrune,

 

What do you want to do ?

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Ce sera à la bibliothèque de Langrune que j’aurai le plaisir de vous présenter mes petits bouquins le 3 avril prochain, à partir de 20h. Et ce qui me fait encore plus plaisir, c’est que je ne serai pas seule…
En effet, vous aurez la possibilité de découvrir quelques œuvres de mon ami Arno Jusiewicz, et notamment ses Lunes, couverture de mon recueil de nouvelles Itinerrances.
C’est la première fois que nous associons nos travaux pour les présenter. J’en suis on ne peut plus heureuse. Merci Arno pour ton talent, et pour ton amitié aussi…
À bientôt.
les œuvres d’Arno seront exposées tout le mois d’avril. Alors, si vous ne pouvez pas être là le 3, venez découvrir son univers… Mais attention, on n’en sort jamais indemnes !
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Pas sur la bouche…

Je viens de « quitter » Delphine… l’héroïne de Pas sur la bouche, le dernier roman de Karine Langlois, publié aux Éditions de la Rémanence.
Roman psychologique, mais pas que, le texte est riche, comme le sont les personnages qui le peuplent. Et notamment, la jeune Delphine que nous accompagnons dans son apprentissage de la vie. Un apprentissage parfois douloureux, âpre, comme sait l’être la vie. Et justement, la plume de Karine (dont je vous ai déjà parlé) sensuelle, tout en douleur parfois, sait nous parler de ces femmes que la vie, loin d’être un long fleuve tranquille, n’épargne pas. Qui est Delphine ? Une jeune femme qui se découvre enfin, qui se rencontre, qui s’autorise à vivre…
Delphine… Karine… Je retrouve dans le personnage de Delphine quelques émotions rencontrées à la lecture de Dans la peau… Et ce n’est certainement pas un hasard…
Karine… Delphine… Il y a toujours un peu de nous-mêmes dans nos personnages. Une sensibilité exacerbée, l’envie d’y croire, la rage au ventre… Tout est là. Et           j’aime ça.

Invités d’honneur au bout de ma plume, bis

Léo Ferré a une place particulière au creux de mon cœur. Avec le temps… Premier 45 tours. J’étais môme et cette chanson me bouleversait même si je ne comprenais pas trop pourquoi.

Et puis…

J’ai appris la mort du grand Léo le 17 juillet 1993. je m’en souviens parfaitement. J’étais à la maternité. Mon petit Juluan venait de naître.

17 juillet 1993.

Quelques mois plus tard, Juluan rejoignait le grand Léo, nous laissant là, avec nos larmes.

Enfin, bien des années plus tard, c’est un beau, un merveilleux Léo qui arrivait dans la famille.

Voilà…

Au fait, monsieur Ferré, vous vous êtes  trompé…

Avec le temps, on continue d’aimer.

Invités d’honneur au bout de ma plume…

J’ai toujours aimé Lino Ventura. L’acteur, extraordinaire de vérité et puis…

L’homme engagé, le père engagé. Aujourd’hui, je penserai à lui en vous reparlant de Perce-Neige. À lui et à Linda, son enfant baroque. Merci à toi Lino d’avoir ouvert le chemin d’une certaine conscience, pour que nos enfants ne soient plus ni « transparents », ni montrés du doigt.

Ti amo…

Rencontre

À découvrir, si ce n’est déjà fait, la plume de Karine Lebert, avec le plaisir en plus, de retrouver les clichés de Michel Lucas, qui a si bien su accompagner Cloé et ses amis (Le Cabanon Jaune) mais aussi qui s’est lancé sur les traces de Clara, en photographiant les lieux qu’elle a connus et aimés.

Je vous souhaite à tous les deux une belle journée.

Michèle Verot, une âme en bleu…

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J’ai proposé à Michèle de nous présenter sa démarche… Bienvenue à toi sur ce site…

Sur un air de Trenet…

Quelques mots sur ma démarche artistique…

Elle se définit autour de quelques mots clés : les bleus, les horizons, la matière.

Mon inspiration me vient essentiellement de mes promenades méditatives près de la mer .

Je peins à l’acrylique sur toile et sur carton ondulé.

Parallèlement à ma pratique sur toile, depuis 1 en et demi, j’explore les possibilités de peinture et de création avec le carton ondulé.

Alors qu’il s’agit, au départ, d’un matériau pauvre et brut, il me plaît de rechercher comment l’on peut en faire quelque chose de riche, de créatif. Ou comment «  redonner de la valeur à du rien »

J’aime aussi l’idée d’entrer dans un processus de recyclage . Le carton ne se jette pas mais devient ainsi un objet d’art, et non plus un déchet. Lire la suite