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Clara et le 75è anniversaire des commémorations…

 

Merci à Louise Delépine pour cet article. Une pensée pour Clara lors de ces célébrations, et à travers elle, pour tous les civil(e)s qui ont également œuvré pour que la paix revienne. À nous de savoir la protéger, la préserver, elle est si précieuse.


Et l’on reparle de Clara

Encore une jolie nouvelle…

Mon hommage à Clara va rejoindre Les Éditions de La Lieutenance. C’est une belle émotion et je veux remercier Christian de Vaublanc qui accepte de l' »accueillir ».

Nouvelle édition donc, avec bientôt un nouveau titre… Et comme une émotion ne vient jamais seule… j’ai réussi à entrer en contact avec la ville de Walsall. Sait-on jamais… Peut-être ai-je de la famille là-bas. Sûrement même.

Voilà donc une « nouvelle aventure ».

Merci Christian…

Michel Lucas à Barneville la Bertran

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Merci à Michel Lucas, pour cet hommage à Clara… Ce sont de bien belles photos. La maison à colombages en bord de route est celle où logeait Clara. C’est là que l’on est venu l’arrêter un matin de juin 1944.

Clara …

Bientôt six mois que mon Hommage à Clara est paru et je suis vraiment ravie de cette expérience. Merci pour tous ces retours tous très émouvants. Je suis heureuse que ce texte vous ait touchés.
Le weekend dernier, je suis allée l’offrir à un monsieur qui a connu Clara … Moment inoubliable autant qu’ improbable où l’on rencontre la « grande » Histoire. Et ce sentiment très fort d’avoir fait exister Clara pour que l’on connaisse son geste.

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Une jolie surprise …

Hommage à Clara Matthews-Chompton rejoint Une Sonate et La dame de Fécamp à la Bibliothèque Sonore d’Alençon. je suis très fière de ça.
Et puis, la branche Chompton est originaire de l’Orne …

Pour en revenir à Clara …

Je commence à avoir pas mal de retours. Je tiens d’ailleurs à remercier toutes celles et ceux qui font la démarche de me contacter.
Les retours sont plus positifs, ouf ! Cependant, un commentaire revient très régulièrement :

– C’est trop court ! On reste sur sa faim ! On aurait envie d’en savoir plus !

A priori, j’aime l’idée que vous ayez la sensation de rester sur votre faim … Cela prouve que vous avez aimé.
Non, plus sérieusement, j’ai voulu écrire un texte court, à l’image de la brutalité et la brièveté de ce qui est arrivé à Clara.
Peu de temps s’est écoulé entre la nuit du 5 juin et sa déportation. C’est cela que j’ai voulu traduire : une certaine fulgurance. À l’image de la foudre qui s’abat.
Enfin, quelques personnes de ma famille étaient opposées à cet hommage. Je n’ai donc pas voulu « entrer » dans l’intimité de cette femme, mon arrière-grand-mère, et m’intéresser à la résistante. Par respect pour sa famille, et aussi, quelque part, pour me « protéger » des râleurs !!

J’espère cependant que vous avez passé un agréable moment de lecture …

Clara …

Chère Clara,

Eh bien voilà, notre aventure s’achève … Passer un après-midi à parler de toi, près de ta photo, était une expérience riche en émotion.  Je suis heureuse de t’avoir consacré ces deux dernières années, et fière aussi. J’ai hâte d’amener tous ces livres à Barneville-la-Bertran, et à Pennedepie aussi. L’offrir à Mme Rocher et M. Aubert. Et puis, ce vieux monsieur qui t’a connue et qui était si heureux de ce projet.

Oh bien sur, c’est un tout petit livre, mais il a le mérite d’exister et aussi de vous faire exister, vous, les héros de Barneville …

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3 juin 2014

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70 ans plus tard …
Chère Clara, je suis fière et heureuse, ô combien, de te consacrer ce petit livre, aussi modeste soit-il …

Que l’on connaisse ton geste …

Que l’on vous connaisse, toi et tes compagnons.

Et puis, un grand merci à Jean Quellien …

Préface …

 

À une époque où nombre de généalogistes amateurs se lancent à la recherche de leurs ancêtres, la démarche de notre collègue Christelle Anjou, partie en quête de la mémoire de son arrière-grand-mère, pourrait sembler banale. Elle ne l’est pas.

En effet, Clara Chompton, n’était pas une femme ordinaire. En juin 1944, comme quelques habitants de Barneville-la-Bertran, non loin de Honfleur, elle n’hésite pas à porter secours à des parachutistes britanniques tombés dans les bois de Saint-Gatien, à plus de 30 kilomètres de leur objectif : la fameuse batterie de Merville. Son geste est d’autant plus courageux qu’elle est, elle-même, d’origine anglaise. Naturalisée française, elle a de ce fait échappé en 1940 à l’internement dans l’un des camps destinés aux ressortissants des pays étrangers en guerre contre le Reich. Pour autant, elle n’en reste pas moins suspecte aux yeux de l’occupant allemand et le risque qu’elle prend n’en est que plus important.

A la suite d’une imprudence, elle est appréhendée avec six autres habitants de Barneville-la-Bertran. Commence alors pour Clara Chompton un calvaire dont les étapes sont celles que connurent bien des femmes arrêtées pour faits de résistance : le fort de Romainville, près de Paris, la déportation vers le camp de transit de Neue Bremm, à Sarrebrück, et enfin le camp de concentration de Ravensbrück dont elle ne reviendra pas.

En honorant la mémoire de sa bisaïeule,  Christelle Anjou rend également hommage à tous ces Bas-Normands – et ils furent nombreux – qui n’hésitèrent pas, au péril de leur liberté et de leur vie, à apporter leur aide, au cours de la nuit du 5 au 6 juin 1944 et dans les jours suivants, aux nombreux parachutistes britanniques ou américains égarés à la suite d’erreurs de largage.

 

Jean Quellien

Professeur émérite d’histoire contemporaine

Université de Caen Basse-Normandie