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Me laissant ses yeux…

Autrefois, j’ai aimé quelqu’un. Il est parti en me laissant ses yeux. Il n’avait personne à me laisser. Aimer… Ce mot-là, je l’ai trouvé en fouillant dans mon cœur, en sondant inlassablement ces épaisses ténèbres. Mais personne ne m’a dit que « chacun tue celui qu’il aime » ! Nous étions ensemble dans l’édifice de pierre. J’ai longtemps prêté l’oreille aux bruits. Quand mon tour est venu, le jour n’était pas encore levé. Bien sûr, vous ne me croyez pas. Vous pensez que ce bâtiment est issu de mon rêve ? Mais nos rêves ne sont-ils pas le levain de la pâte dont nous sommes pétris ? Finalement, l’aube va naître, des trainées rouge sang vont apparaître à l’horizon… Dans le ciel tendu, terne, tout plat, les étoiles vont se solidifier et disparaître l’une après l’autre. La dernière laissera pendre une corde vers le bas, vers nous. Ta nuit muette, tes mots coupés en deux et ensanglantés, tes ombres errantes, privées de leur maître, tes rêves couleur de cœur dont personne ne veut, tes mots ailés vont pouvoir y grimper… Tous tes rêves, venus vivre parmi nous et repartis sans crier gare, vont pouvoir se hisser vers les profondeurs… Dans les tréfonds où se perdent tout homme et toute chose… Mais vous ne m’entendez pas ? J’aurais peut-être dû faire mon récit au passé. J’ai attaqué ma chanson dans le mauvais sens, par la mauvaise note.

extrait du Bâtiment de pierre d’ Aslı Erdoğan (Taş Bina ve Diğerleri)

Dessin : Kajan
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Ensemble. Poème pictural

La peintre Roseline Al Oumami vient de peindre une aquarelle dédiée au soutien à la famille Karasani et à la famille elle-même (un poème pictural), nommé « Ensemble ». En voici une reproduction numérique :

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Mobilisation pour soutenir la famille Karasani

URGENCE : Tous mobilisés pour soutenir la famille Karasani !

Hier, vendredi 11 novembre, les gendarmes étaient chez la famille Karasani pour les assigner à résidence.

La situation évolue rapidement et très défavorablement.

Jeudi 17 novembre, Monsieur le Maire et son adjointe iront présenter la situation de cette famille lors de la Conférence-débat organisée à Fougères aux Urbanistes sur le thème des migrants lors de laquelle M. le Préfet sera également présent. Le collectif y prendra aussi la parole (voir ci-dessous).

Il est Capital de montrer notre soutien à la famille Karasani en assistant en grand nombre à cette conférence.

Mobilisons-nous contre une possible expulsion d’une famille de notre commune !

Collectif de soutien à la famille Karasani

Rendez-vous jeudi 17 novembre à 20h aux Urbanistes, 25 rue de la Caserne 35300 Fougères


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Une main qui se tend

Comme il me l’a été demandé, voici ma petite contribution à l’action « 100 poèmes en soutien à la famille Karasani »

Une main qui se tend,

Je voudrais vous offrir la chaleur.
La chaleur du nid, celle du foyer
Celle du cœur.
Mon amitié.
Et puis des rires aussi
Et le bonheur.
La joie pour vos enfants
Qu’ils n’aient plus jamais peur.
Cette peur des lendemains
Qui ne chantent pas toujours.
Lirie, Artan
Je ne vous connais pas
Et pourtant…
Gentian, Kledian
Comment vous aider ?
Où va ce monde
Qui repousse et qui condamne ?
Ici, ailleurs
Comme une balle
En plein cœur.
Lirie, Artan,
Vous êtes ici chez vous,
Ou je ne suis plus chez moi.
Ma main et ma plume
Ne sont pas grand-chose,
Quelques petits mots,
Et je vous tends mon cœur,
Pour soulager vos maux
Nous vous tendons les bras.
Nous sommes là, pour vous, près de vous.
Et nous ne vous abandonnerons pas.

Christelle Angano

Octobre 2016

Aux enfants de Syrie et d’ailleurs…

À l’heure où on bombarde des écoles…

 

Aux Enfants que je  ne sauverai  pas

 

La Planète se meurt, crie sa désespérance

Petit enfant du Sahel au ventre tendu

Gamine violée, violentée dans sa chair,

Fillettes excisées par la main d’une mère.

Jeunesse que l’on musèle, dont on étouffe la voix,

Petite sacrifiée au fin fond de l’Asie,

Fillette abandonnée, sacrifiée quelque fois,

Désespoir et souffrance ; impuissance de sa mère.

Enfants soldats, Enfants martyrs, Enfants esclaves, Enfants perdus.

La Planète se meurt de cette hémorragie

Du sang de ses enfants, du massacre incessant.

Elle s’éteint doucement dans leurs yeux de Silence,

Quand la Nuit nous recouvre d’un manteau uni.

 

« On ne nous dit pas tout ! »

 

Docteur Flaysakier... Quelques mots (maux ?) à propos de votre intervention.
Avant tout, je suis d’accord avec vous, la dépakine est un traitement très efficace, oui. Grâce à ce traitement, je peux vivre normalement, conduire une voiture, oublier cette saloperie de maladie, travailler, écrire… Quoique… Vivre normalement ? En fait… non. Parce que, à cause de cette même dépakine, je suis devenue la tutrice de ma fille de 21 ans. À l’âge où nos jeunes s’envolent vers d’autres… la mienne reste tout près de moi. La dépakine n’en finit pas de transformer notre relation. Oui ma fille est une « enfant dépakine », et voyez-vous, ce qui me rend folle, c’est que à l’époque où les médecins ont jugé qu’il n’y avait aucune raison de stopper mon traitement pendant ma grossesse, eh bien, ils en connaissaient parfaitement tous les dangers. Parce que, Docteur Flaysakier, vous ne dites pas tout, et cela m’ennuie. Vous ne parlez pas des décès d’enfant par exemple… Non. Vous n’en parlez pas. Et pourtant… « Des malformations de membres »… certainement, mais vous oubliez celles des organes internes, par exemples des malformations cardiaques, souvent gravissimes (si, si)…
Et puis, j’aurais aimé que l’on me laisse le choix. C’est un minimum. D’autant plus qu’il existe des traitements de substitution. Parce que je vous jure que pour paraphraser Petit Gibus, « si j’aurais su… » Ah ça c’est sûr !
Enfin, pour finir, vous évoquez le papier que l’on fait signer aux jeunes femmes en âge de procréer lorsque qu’on leur prescrit de la D aujourd’hui… Erreur…. Cela fait six mois que ma fille prend ce traitement (alors qu’elle absolument pas épileptique, on l’utilise comme « régulateur d’humeur »), on ne nous a rien fait signer. Pourtant elle a 21 ans. Peut-être s’est-on dit que vu sa situation, il n’y avait que très peu de chances qu’elle soit enceinte… Ben tiens ! Pas la peine de vous préciser que, bien entendu, elle va changer de traitement très vite ! Eh oui, c’est ça être maman d’une enfant dépakine, on ne se repose que très rarement ! Mais ça, c’est une autre histoire.
Voilà.
Christelle.

La parole est à…

Hémiprésente… On s’est rencontrée l’été dernier et c’est ma copine ! Et ce qu’elle a à vous dire est vraiment intéressant !!

À Toi …

Tiens je classe ça dans mes coups de gueule ! 🙂

Ils étaient où ?

Merci à Philippe Croizon ! Quelle honte !