Quand les plus jeunes s’amusent à prendre la plume

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Instant « poésie »

Bravo Lucy, c’est très très beau.

 

Entre les troncs centenaires, à l’endroit où murmurent les plantes, se cache une maisonnette enlacée par le lierre sauvage. Les rayons du soleil qui percent le voile de feuillage teintent d’or les murs de bois lisse. Au sol s’entassent tapis, coussins et couvertures d’où s’échappe une douce odeur de lavande qui caresse les narines. Parfois se faufile dans le filet végétal une mésange curieuse, qui vient profiter du silence apaisant.

 

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Merci pour ce partage.

Le trésor de Lucy

Je vous ai déjà présenté Lucy, élève de 5°.

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Les aventures de mon enfance
Toute petite, je vivais
Plein d’aventures plus ou moins vraies.
**
Je naviguais sur la mer agitée
À bord de mon joli bateau
Dans la cour de récré,
Les pieds dans une flaque d’eau.
**
J’attaquais un château,
Au beau milieu du désert,
Avec une pelle et un râteau,
À chaque vacances, au bord de la mer.
**
Avec mon monstre apprivoisé,
Plein de griffes et de dents,
Mon chat adoré,Je jouais tout le temps.
**
Chez moi je gardais un trésor,
Pas de pièces d’or ou d’argent
Mais plutôt ma sœur et mes parents,
Car ma famille vaut plus que l’or.

Ellen, la poète

Poésie et confinement : pour s’évader.

Vauville

Certains ne trouvent jamais la mer assez chaude

Et d’autres trouvent les galets très douloureux

Car ils cherchent les lagons émeraudes

Et que les courants violents ne sont pas pour eux

***

Certains n’apprécient pas les beaux endroits sauvages

Et peu leurs importe l’assèchement des mares

Car ils cherchent tous les grandes et belles plages

Et qu’ils prennent la fuite quand vient le brouillard

***

Mais mon bonheur n’est pas sur une île tropicale

Ou bien en photo sur une carte postale

Il se trouve à Vauville, mon havre familial

***

Car les bruits des vagues recouvrant les galets

Se mêlent aux rires des cousins amusés

Et résonne en moi comme les plus beaux étés.

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Vauville

Certains ne trouvent jamais la mer assez chaude

Et d’autres trouvent les galets très douloureux

Car ils cherchent les lagons émeraudes

Et que les courants violents ne sont pas pour eux

Certains n’apprécient pas les beaux endroits sauvages

Et peu leurs importe l’assèchement des mares

Car ils cherchent tous les grandes et belles plages

Et qu’ils prennent la fuite quand vient le brouillard

Mais mon bonheur n’est pas sur une île tropicale

Ou bien en photo sur une carte postale

Il se trouve à Vauville, mon havre familial

Car les bruits des vagues recouvrant les galets

Se mêlent aux rires des cousins amusés

Et résonne en moi comme les plus beaux étés

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Ellen et « La tirade des oreilles »…

Bravo à toi Ellen pour ce joli texte… Comme quoi, écriture et confinement peuvent aller ensemble…

 

Ah ! Non! C’est un peu court, jeune homme!

On pouvait dire…Oh! Dieu bien des choses en somme..

.En variant le ton, -par exemple tenez:

Moqueur: même Sarkozy en caricature

N’égale pas vos ramées avec leur envergure.

Empathique:vous ne devez pas être très à l’aise

Avec de si impressionnantes portugaises

.Pragmatique:munis de ces écouteurs géants

Pour entendre, ceci doit vraiment être épatant.

Compatissant:avoir de si grandes esgourdes

Doit sûrement vous faire une tête bien lourde.

Végétal: sont -ce des feuilles de palmier géant

Ou bien celles d’un gros chou?ça c’est évident.

Épatant:même contre le plus grand éléphant

Au concours de la taille, vous êtes le gagnant.

Magique:on ne peut vous cacher aucun secret

Car vous captez même les sons les plus discrets.

Voilà ce qu’à peu près,mon cher, vous m’auriez dit..

 

Ellen est en 4°… Cela promet n’est-ce pas…

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Hector et le Dumène (XIIIème siècle)

Bienvenue à Apolline au bout de ma plume !

Encore un très beau texte… Que je partage avec vous, pour vous occuper !

Apolline est en 5°…

Hector suait à grosses gouttes. Il avait fauché le blé toute la journée et avait maintenant les mains rouges. Il regardait les épis qu’il avait récoltés et souriait :

« Mère sera fière de moi, pensa-t-il, ce soir nous aurons un bon souper ! »

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Parce qu’Antigone méritait un procès

Il y a, dans le métier de prof, des moments à part ; de vrais instants privilégiés. J’ai eu la chance d’en vivre un dernièrement, avec ma classe de 3°. Générosité et partage étaient au rendez-vous. Réflexion aussi.

Trois équipes pour présenter le procès d’Antigone … J’ai laissé mes élèves se débrouiller tout seuls. Et j’ai eu raison de leur faire confiance. Plaidoirie, réquisitoire… Un élève qui me fait remarquer que « ce n’est pas facile de demander la mort »…

Nous avions invité Henri Girard (déjà rencontré l’année passée lors du concours de nouvelles, à la Baronnie, des « retrouvailles » en quelque sorte). Mais là, c’était différent… Une autre dimension, une émotion palpable. Et une fierté immense. Je les ai vus fiers d’eux-mêmes. Un peu surpris d’avoir « sorti » ça. Et ça, c’est extraordinaire.  Ma fierté aussi de les avoir vus « grandir », j’en suis certains depuis trois ans.

Merci donc et BRAVO à :

Maya, Sacha, Zaccharie, Romain, Robin, Théo, Théo, Alyssia, Anouk, Pol, Laly, Clara, Lucien, Phanélia, Tom, Benjamin, Liah, Ianis,Nicolas, Ines, Oscar, Ewen et Kaan.

 


Les oreilles de Zaccharie

Quel bonheur à lire ! On s’y croirait ! Merci Zaccharie !

Blessant : Si j’avais des oreilles décollées,

Il faudrait sur le champ que je les collasse !

Chaleureux : Puis-je visiter votre palace ?

Moqueur : On pourrait vous confondre avec Mickey !

Connaissez-vous ce personnage de Walt Disney ?

Météo : Vous avez de quoi être content

Avec ces parapluies en cas de mauvais temps !

Gracieux : Aimez-vous à ce point les éléphants

Que vous parvenez à leur ressembler autant…

Physique : Du lobe au pavillon, jusques aux tympans

Tous ces sons doivent être si assourdissants !

Gastronomie : Dans ces gigantesques assiettes,

Dégustons-nous la soupe , Monsieur, ou la raclette ?

Clown : Prévoyez-vous de vous lancer dans le cirque ?

Indéniablement, vous ravirez votre public !

En été : Le soleil doit vous apprécier

Avec de si grandes surfaces à éclairer !

Architecte : Vertigineux : Ces deux bâtiments !

Aviation : Décollage imminent !

 

 

 

Victoria vous dit NON MERCI

Chercher une belle entreprise, trouver son excellence

S’en faire un ami, le couvrir d’éloges

Lui dire combien il est important,

Le flatter

Sans discontinuer.

Grâce à Lui être propulsé au premier rang sans effort à fournir ?

Non merci !

Mendier, comme tous ils le font,

Des crédits aux banquiers ? Devenir hypocrite,

Dans l’espoir infâme de voir aux lèvres d’un homme influent,

Naître une approbation enfin qui ne soit pas tronquée ?

Non merci !

Compter chaque sous, vivre dans la crainte, être pâle,

Aimer mieux acheter que donner de son temps,

Rédiger des lettres à des hommes influents, se faire présenter ?

Non merci ! Non merci ! Non merci !

Mais… Voler…

Vivre, être autonome, sans attache

Être libre !

Avoir sa fierté, la voix assurée.

Mener ma vie comme il me plaît, me lever tard, me coucher tôt

Pour un oui, pour un non, chercher querelle

Ou utiliser la plume !

Victoria

Alban vous dit : NON MERCI

Et que faudrait-il faire ?

Devenir le chevalier servant d’un puissant seigneur

Et comme le gui s’accroche aux branches de l’arbre

Et s’en nourrit en suçant sa sève

Grandir silencieusement plutôt que de se hisser comme le chêne ?

Non merci !

Flatter comme tous ces amuseurs

Les gens de pouvoir, les caresser, les cajoler

Pour recevoir d’eux juste quelques risettes

Ou quelques compliments ?

Non merci !

S’enchaîner, redouter les revers

Préférer les courbettes à la chansonnette,

Écrire des compliments pour être au premier rang ?

Non merci ! Non merci ! Non merci !

Mais… Siffler

Penser, m’esclaffer, m’évader, m’isoler, faire ce qui me plaît !

Rester vigilant et toujours m’exprimer à haute voix !

Enfiler si j’ai envie, mon manteau à l’envers

Provoquer un duel pour de petites raisons.

Je ne suis pas un roc ! Je ne suis pas une montagne !

Mais je tiens à m’élever par moi-même,

Au-dessus de la masse !

Alban

Où on va, Papa ?

J’avais demandé à mes élèves quel était l’extrait qu’ils avaient préféré et pourquoi… 

Voici la réponse d’Oscar. Il m’a autorisée à la publier. J’essaye de convaincre Oscar de continuer à écrire…

« Si mon oncle avait été comme les autres, il aurait eu une femme belle, gentille et agréable.

Des fils drôles, cool, avec lesquels je me serais bien entendu.

Mes grands-parents auraient été heureux et fiers en voyant leurs deux beaux garçons.

On aurait fait du sport ensemble, sur la plage, l’été.

Et tout le monde aurait été heureux.

Mais il aurait pu avoir une femme qui le trompe chaque semaine avec un homme différent.

Il aurait pu avoir des filles ennuyantes et ennuyeuses.

Il se serait fâché avec son frère, mon père, pour une histoire débile.

On ne se serait vus qu’une fois par an et on ne se serait parlé que très peu.

 

Peut-être même que je serais devenu comme d’autres débiles, à me moquer des personnes en situation de handicap…