Quand les plus jeunes s’amusent à prendre la plume

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Une rencontre singulière

C’était un jour d’hiver, froid et triste. Le vent soufflait dans la ville sous un ciel grisonnant.

 

En fin d’après-midi, Alissande et sa famille décidèrent d’aller à une brocante ; la mère d’Alissande adorait cela. La brocante du dimanche !   Après en avoir fait le tour, comme souvent,  ils repartirent bredouilles.

Sur le chemin du retour, un vieil homme les accosta. Il était grand, poussiéreux, mystérieux, comme rouillé par l’âge. Il tenait à la main un polaroïd, un objet vieux, rouillé et poussiéreux, un peu comme son propriétaire. D’ailleurs, Alissande était troublée par cette ressemblance frappante entre le vieil homme et son appareil, appareil qui ne devait pas avoir servi depuis longtemps !

— Bonjour, seriez-vous intéressés par mon appareil photo ?

— Pourquoi accepterions-nous votre appareil alors qu’on ne vous connaît pas ? questionna la mère, d’un ton peu avenant.

— Il ne me sert plus. Essayez-le au moins.

Alissande, intriguée, prit l’objet. Elle photographia la rue avec les passants au loin. La qualité était plutôt bonne. Liam, le petit frère, à son tour se saisit du cliché : il n’y avait que la rue.

La rue mais pas de passants !

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Une rencontre singulière…

Bruno était un beau quadragénaire, teint mat, yeux bleus. Il avait tout, de l’argent, une belle situation, du succès, une jolie maison et une belle voiture. D’ailleurs, il était bloqué dans un embouteillage ! Il attendait en tapotant le volant, pensait à sa vie terne et sans intérêt.

Enfin une place pour se garer ! L’automobiliste aperçut un adolescent aux cheveux bruns, vêtu d’un pantalon noir, et d’un simple pull. Il l’avait déjà vu roder autour de son immeuble, mais ne s’en était pas inquiété.

 

Le lendemain matin, Bruno se prépara pour aller courir, comme tous les samedis matin dans le parc. Les oiseaux chantaient, annonçant ainsi une journée ensoleillée. Assis sur un banc, le même adolescent qui le fixait étrangement.

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Le paysan qui voulait rouler sur l’or

Oyez oyez braves gens ! Nous allons vous conter l’histoire de Bérard, un jeune paysan qui voulait devenir riche.

_  » Je souhaiterais tellement rouler sur l’or », confia Bérard à son ami, un jour qu’il travaillait dans le jardin du prévôt.

Quelques minutes plus tard, le prévôt ayant entendu la conversation, lui annonça :

_ « Si tu souhaites rouler sur l’or, je peux t’aider. Mais pour cela, il faudra me rendre quelques services.

_ Oui, je suis prêt à vous rendre tous les services ! Même les plus humiliants !

_ Ne t’inquiète pas ! Ces services ne seront pas bien longs ni très humiliants »

Bérard rentra chez lui et se précipita vers ses parents :

_ « Je vais rouler sur l’or ! J’ai rencontré le prévôt qui veut bien m’aider… en échange de quelques services !

_ Es-tu devenu fou ! Faire confiance à ce fourbe ! Il ne va certainement pas tenir parole ! »

Dès le lendemain, Bérard se rendit chez le prévôt. Pendant un mois, il ramassa de la merdaille de vache, nourrit les bouvelets et les bouvillons. Il réalisa aussi bien d’autres travaux, aussi humiliants les uns que les autres. Un matin qu’il allait chez le prévôt, il croisa peureusement un chat noir mystérieux, qui lui donna comme un pressentiment.

Un jour, le prévôt lui annonça :

_  » Suis-moi, pour récupérer ta récompense. »

Le jeune Bérard le suivit, le cœur battant. Le prévôt ouvrit une porte et le jeune paysan découvrit une pièce, avec le sol couvert d’or. Le prévôt lui dit alors :

_ « J’ai fait préparer cette salle pour toi. Tu pourras venir autant de fois que tu le souhaiteras pour rouler sur l’or ! ».

A force de vouloir rouler sur l’or, on peut se faire rouler !!

Julien et Eliot

Le paysan et son savon

Oyez oyez braves gens, nous allons vous raconter l’histoire du paysan Hubert, et de sa fille Viviane. C’était une jeune paysanne aux longs cheveux blonds comme les blés, aux yeux verts comme une vipère et au mauvais caractère. Elle menait la vie dure à son père et e pauvre homme ne savait plus que faire pour faire cesser l’odieux comportement de sa fille.

Un dimanche matin, Hubert eut l’idée de se rendre chez le curé, pour lui parler du comportement de sa fille. Il le questionna au sujet du châtiment qu’il pourrait lui infliger.

Le curé lui répondit :

_ Vous devriez lui passer un savon !

_ Un savon ? Cela me cordelle ! Je vais essayer !

De retour à la ferme, il prit un savon et se dirigea vers la chambre de sa fille. Il s’approcha d’elle quand un chat noir entra brusquement par la fenêtre. Il frôla Hubert qui fit tomber son savon. La jeune fille se leva pour attraper le chat mais elle glissa sur le savon. Elle perdit l’équilibre et tomba à la renverse. Hubert en profita pour lui passer le savon sur le corps.

En colère, Viviane lui demanda pourquoi il faisait cela. Il lui raconta sa visite chez le curé, et le conseil que ce dernier lui avait donné.

Folle de rage, Viviane quitta la chambre en boitillant. Hubert, quant à lui, retourna chez le curé et lui expliqua sa mésaventure. Le curé éclata de rire et expliqua à l’homme le sens de l’expression « passer un savon ». Hubert se sentit grotesque et couvert de ridicule.

Ainsi, tout bon conseiller doit s’assurer d’être compris par tous.

Lison et Liza

Octave et le curé.

Quand mes élèves jouent aux écrivains…

Oyez oyez braves gens, habitants de Laus, nous allons vous conter l’histoire du brave Octave et du curé.

Octave était un jeune paysan de dix sept ans, très timide et plutôt beau garçon. Il s’était énamouré d’une jeune femme prénommée Bérangère. Cette dernière était brune, d’un brun soyeux. Elle vivait bien, n’étant ni trop pauvre ni trop riche. Elle travaillait chez le meunier qui n’était autre que son père. Celui-ci recevait régulièrement la visite du curé de campagne.

Cet homme, qui n’avait pas reçu les grâces du Seigneur, ressemblait  à l’une des gargouilles de son église. De squelettiques mains crochues, le crâne dépourvu de tout cheveu, il vivait dans une grande maison et profitait bien des recettes de l’église…

Ce jour-là, Octave se rendit chez le meunier pour faire sa farine. En chemin, il croisa un chat noir mais se dit que c’était sans importance. Quand il parvint au village, il vit la magnifique demoiselle brune et en tomba amoureux dès le premier regard.

À son tour, le curé se rendit chez le meunier, vêtu de sa plus belle soutane ; ce qui fait son petit effet sur Bérangère, qui parut troublée.

De retour chez lui, Octave dit :

_ Je n’ai aucune chance.

_ Mets les pieds dans le plat et lance-toi, fils. Lui conseilla sa mère qui avait entendu.

Le lendemain, il retourna donc au moulin avec un plat de porcelaine. Il trouva la jeune Bérangère. Le jeune homme posa le plat à ses pieds,   retira ses chausses pour enfin… mettre les pieds dans le plat, ainsi que sa mère lui avait conseillé. Il prononça quelques mots inintelligibles puis avança ses lèvres pulpeuses vers la magnifique demoiselle qui s’empressa… de le repousser.

Elle lui déposa trois soufflets. Le pauvre s’en alla sans demander son reste. Sur le chemin du retour, il recroisa le chat et le curé.

Le dimanche de Pâques, Octave se rendit à l’église. Sa mère, ayant aperçu la jeune fille, lui tint les propos suivants :

_ Vas-y, lance-toi ! Séduis la fille que tu aimes.

Octave n’y tenant plus, monta à la chaire et se lança dans le vide, pour tomber aux pieds de Bérangère.

Celle-ci, toute émue, se retourna et enfouit sa tête dans ses mains.

Le curé prononça un bref discours :

_ « …le jeune Octave. Amen »

Bérangère se leva et l’embrassa longuement. Il reprit miraculeusement connaissance.

Le curé s’écria :

_ » Seigneur ! Octave a été ressuscité ! »

Ce fabliau vous montre qu’il ne pas tout prendre au pied de la lettre !

Rafaël et Dimitri (élèves de 5°)

 

 

Je suis Tu es …

Je suis tu es nous serons (Pour toi)

Pour Toi qui dors seul dans la rue

Perdu et frissonnant de froid

Recroquevillé sous la nue

Sache que nous pensons à Toi

 

À Toi qui es mal dans ta peau

Dont la couleur est le problème

Nous sommes libres et égaux

Blacks Blancs Beurs nous sommes les mêmes

 

Je suis tu es nous serons

Notre chaleur nous t’offrirons,

Je suis Tu es Nous serons

Notre main nous te donnerons

 

Pour Toi qui dis ce que tu penses

À Toi qui te bats pour cela

Ici, là-bas, cette évidence

La Liberté triomphera.

 

À Djibouti  Porto Paris

Nous sommes les enfants de la Terre

Notre planète est notre amie

Respectons-la comme notre mère.

 

Je suis Tu es Nous serons

Notre crayon nous lèverons,

Je suis Tu es Nous serons

Notre planète nous respectons.

 

À Vous qui n’aimez pas l’école

Sachez qu’elle est notre vraie chance,

Nous pourrons prendre notre envol

Et gagner notre Indépendance.

 

C’est vrai nous sommes des enfants,

Mais on a notre mot à dire,

Écoutez-nous, nous sommes grands,

Entendez-vous tous nos soupirs ?

 

Je suis Tu es Nous serons

Des citoyens nous deviendrons,

Je suis Tu es Nous serons

Et nous kiffons notre de-mon !

 

 

Je suis Tu es Nous serons …

Voici donc, en avant première, le tube de l’été, Je suis Tu es Nous serons (participation au concours « Les Écrits pour La Fraternité » de La Ligue des Droits de L’Homme).  Un nouveau groupe vient de naître : Les Couac Cœurs, (Les Canards asthmatiques). Bravo les ptits loups (euh les ptits canards !!) c’était extra ! Bravo aussi à notre musicien, C Louail, merci à É Pomies pour sa pochette et au Studio Le Pick Up, à Caen.

Si vous avez cinq minutes, mettez un petit commentaire sur ce site … ils en seront (et moi avec) très fiers.

Les Couac Cœurs sont en 4°. Et je suis très fière d’eux !

Rémi le mauvais payeur (fabliau)

Oyez, oyez Damoiselles et Damoiseaux …

L’histoire de Geoffroy qui avait prêté de l’argent à Rémi, son voisin.

Au bout de quelques jours, il alla réclamer ses pièces d’or. Malheureusement Rémi lui répondit :

<< Je ne les ai pas, je te les rendrai plus tard. >>

Au dixième refus, alors qu’il rentrait chez lui, tête baissée, il croise Jeanne la fille du boulanger.

<< Mais mon pauvre ami, je connais Rémi, autant battre la campagne ! >>

Il la remercia et rentra chez lui.

Le lendemain il se rendit au marché où il acheta un estoc, une masse et un bouclier. Ainsi armé il retourna chez son voisin et lui cria de lui rendre enfin l’argent qu’il lui devait. Puis il se dirigea vers un champ de blé et le ravagea à grands coups d’estoc. Pendant qu’il s’acharnait contre la grange de Rémi, ce dernier arriva en protestant :

<< Mortecouille ! Que fais tu là ? J’étais en train de faire ripaille quand j’ai entendu ce vacarme ! Es-tu devenu fou ?

– Je ne suis point fou mais on m’a dit que attendre mon argent ou battre la campagne c’était la même chose. Ainsi tu ne me rembourseras peut-être pas mais tu le regretteras ! Me rendras-tu mes pièces d’or ? >>

Dès le lendemain, au chant du coq, Geoffroy retrouva ses trois pièces d’or sur le perron de sa masure.

 

Moralité :

Quelquefois, il faut savoir s’armer et pas que de patience pour récupérer son bien.

 

 

Léo Mafille, le troubadour

Couleurs

Voici l’oeuvre d’une jeune artiste. Julia a 5 ans

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Je suis, tu es, nous serons

Pour Toi qui vis seul dans la rue

Perdu et frissonnant de froid,

Recroquevillé sous la nue,

Sache que nous pensons à Toi.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre chaleur, nous t’offrirons.

 

À Toi qui es mal dans ta peau

Dont la couleur est le problème,

Nous sommes libres et égaux,

Blacks, blancs, beurs, nous sommes les mêmes.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre main, nous te donnerons

 

Pour Toi qui dis ce que tu penses,

À Toi qui te bats pour cela,

Ici, là-bas, cette évidence,

La Liberté triomphera.

 

Je suis, tu es, nous serons,

Notre crayon, nous lèverons.

 

À Djibouti, Porto, Paris

Nous somm’ les enfants de la Terre

Profitons tous de notre vie,

Nous devons rester solidaires

 

Eu sou, tu es, nos seremos

Todas as creanças nos protegeremos

 

C’est vrai, nous sommes des enfants

Mais on a notre mot à dire,

Écoutez-nous, nous sommes grands

Entendez-vous tous nos soupirs ?

 

Je suis, tu es, nous serons,

Nous kiffons notre demon.

 

Texte écrit par des élèves de 4° dans le cadre d’un concours sur Les Droits de l’Homme. Thème : « Je suis, tu es, nous serons ».

Bravo les Ptits Loups, je suis très fière de vous !

Un clip sera tourné.