Quand les plus jeunes s’amusent à prendre la plume

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Acrostiche d’élève

Charlie Hebdo

Honneur et respect, tous ils avaient

Après cet attentat nous avons tous eu mal

Rien ne sera plus jamais pareil sans eux

L‘amour de ces personnes restera à jamais dans les cœurs

Invincibles seront tous de la Terre jusqu’aux cieux

Et même si les terroristes reviennent, jamais nous n’aurons peur.

 

Honoré, Cabu, Wolinski, Tignous et Charb, tous aimaient rire

Et pourtant ils sont morts

Bien que dans cinq ans, tout cela ne sera que souvenir

Dans cinquante ans, on s’en souviendra encore.

Opale, rubis, saphir, comme toutes ces pierres, ces gens brilleront à jamais dans nos cœurs

Louis

 

Acrostiche

Je viens de retrouver ce petit acrostiche écrit pour moi par Lucie Pélagie …

Lucie, je t’embrasse.

Charmante rencontre, en ce jour incertain

Hivernale journée, qu’on appelle la Rentrée

Royale nouveauté, superbe prof de français

Illuminante illuminée de bon matin

Savante des mots enluminés

Tortionnaire des mauvais maux

Électrochoc de la dictée

Liberté d’expression et plume libérée

Laissant valser mes mots, idiots idéaux

Elle m’a permis de m’envoler

Paroles d’élèves …

En ces jours de fêtes, laissez-moi vous offrir ce bouquet de textes, comme autant de sourires.

Merci à Maelys, Manon et Ludivine, et Diego, Maxime, Jules et Marine.

Poème

Une plume tombe

Le soleil se couche

Et dans la pénombre

Le chat dort.

 

Quand il se réveille

La nuit est tombée

Et laisse apparaitre

Un ciel étoilé.

 

Et son doux pelage

Traverse les fleurs

Encore il gambade

Seul.

 

Puis une licorne

Croise son chemin

Tous ses matins mornes

S’évaporent soudain.

Ludivine Bienvenu

Les trouvailles d’Alain Venteur

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Ta fin est proche …

Prendre le train à trois heures du matin fut la pire chose qui soit arrivée dans ma courte vie d’adolescente.

Je me souviens ; il faisait nuit noire ce soir-là. La gare était calme et sinistre. En passant derrière un panneau, un tag vert retint mon attention …

Soudain, un bruit rompit le silence monotone de la gare abandonnée. Un bruit de frottement, suivi d’une plainte étouffée, se rapprochait de moi, lentement mais surement.

Je me mis à courir et me cognai à un placard, confirmant ainsi mon existence à l’inconnu. Après m’être glissée à l’intérieur, je sentis un courant d’air froid passer au travers de la serrure. Le bruit et le courant d’air ayant disparu, je pris le temps de fouiner dans le placard et de trouver une lampe de poche. En soulevant une pile de livres, un vieux manuscrit poussiéreux excita ma curiosité, me forçant à regarder à l’intérieur. Sous la couverture, je découvris une vieille dague rouillée. En tournant les pages, je découvris, inscrit avec du sang frais : « Ta fin est proche ».

Effrayée, je lâchai le manuscrit et sortis de ma cachette improvisée. Je découvris alors avec stupéfaction qu’à la place du tag se trouvait maintenant une lourde porte en fer. j’entrai avec prudence et fus alors témoin d’un spectacle horrible. L’inconnu en question enfermait là des enfants dans des cages. J’entendis un murmure dans mon dos :

– Ne t’en fais pas, c’est bientôt fini …

Plus par réflexe qu’autre chose, je plantai ma dague dans le corps de l’homme mais sa lame se brisa. Je courus alors tandis que des bras décharnés essayaient de me retarder. Je fonçais vers la porte de sortie, au bout du couloir.

Quand je réussis à m’extirper de cet endroit horrible, un sourire se dessina sur mes lèvres. Jusqu’à ce que je voie le panneau avec marqué dessus :

Paradis ou Enfer ?

L’inconnu me chuchota :

– Choisis …

Je sentis une vive douleur dans le dos puis … plus rien.

Milo Riquart

 

Âme erre

Âme Erre

Sur la colline, le vent s’enroulait dans ma robe

La faisant virevolter

Et moi comme un oiseau léger de son plumage

La mer me jalousait,

Maintenant les vagues m’engagent

Sur un sentier qui nous est interdit

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