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Lettre aux moineaux

 

Toi, le petit gamin craintif, petit moineau perdu. Tu oses à peine déployer tes ailes de peur de voir les rapaces fondre sur toi. Parce que, là où tu es, tu vis un enfer.

Toi, jeune adolescente, déjà brisée. Tu te caches des regards, de ces mains parfois, qui t’oppressent, qui t’agressent, Tu te caches de ces paroles, sifflantes, ces rires qui te déchirent, ces sifflets qui te blessent, ces surnoms qui te violent.

En classe, j’ai du mal à me concentrer. Surtout, quand se rapproche l’heure de la récré… Je suis Cosette, le Petit Chose…

Des livres… des livres…

Délivre-moi plutôt, de cette angoisse qui me prend le ventre ; toi l’adulte, toi qui es fort, toi qui n’as pas peur d’eux…

Parce que, dans ton école, dans ton collège, dans ton lycée… C’est la peur que j’apprends, c’est la honte et le dégoût des autres, et de moi, trop petit pour me défendre, trop seul surtout. Parfois, je me crois lâche. Parfois, je me préférerais mort. Au moins, je n’aurais plus à subir, à supporter…

Et toi ? Toi, l’Adulte. Où es-tu ? N’es-tu pas censé(e) me protéger ?

Oui, et moi…

Mais moi,… Moi, je suis là.  Près de vous. Pour vous. A l’affut. Parfois je tremble à l’idée de ne pas voir, de « passer à côté », de décevoir cette confiance que vous placez en nous. Je guette le cartable balancé dans les haies, les larmes effacées furtivement, le croche-pied dans l’escalier, l’insulte proférée.

Oui, je suis là.

Nous sommes là.

Alors, s’il vous plaît les enfants, Aidez-nous à vous aider :

Parlez…

 

A domicile…

Présenter Clara dans son « fief ». Salon du livre de Pont l’Evêque

C’est officiel.

J’aurai le plaisir de venir présenter Une lumière dans la nuit au salon du livre de Pont l’Evêque le 25 septembre prochain. Tout près de chez Clara. Tout près de Saint Gatien des bois, si cher à mon enfance.

C’est très émouvant pour moi.

D’autant plus que ce salon est consacré à la mémoire de Flaubert.

Il est celui que j’aurais aimé rencontrer. Il est celui dont j’aurais aimé qu’il me dise « pas mal, ces lignes »… C’est comme ça. Un auteur « phare » en quelque sorte.

D’ailleurs, je lui ai écrit une nouvelle que vous pouvez trouver sur ce site. Ouragan dans un verre de whisky.

Mais revenons au salon…

JF Balmer viendra nous donner la lecture de « Un cœur simple », une nouvelle de Flaubert.

Et puis des animations autour de l’auteur dont on fête le bicentenaire.

Quel plaisir…

Bref, J’y serai ! Oh que oui !

Et j’espère bien vous y rencontrer…

Salon du livre de Mennecy, 2021

Comme une bulle d’oxygène…

Quel bonheur de se rencontrer, de se retrouver, d’échanger… Comme une grande respiration après une longue apnée. Bravo pour l’organisation, pour la gentillesse de cette équipe, pour son professionnalisme.  Un endroit magnifique (le parc de Villeroy), et de très belles rencontres. Beaucoup de discussions ; une pensée pour Virginie qui vient d’être reçue au concours d’infirmier(e) pour être infirmière scolaire et qui a choisi d’œuvrer pour l’inclusion et à qui j’ai été fière de dédicacer De Vous à Moi, pour Laetitia, toute jeune femme avec laquelle nous avons parlé de la lutte contre l’excision et a eu envie de « rencontrer » Mebrat et Shoayé, … j’ai été très heureuse de lui dédicacer les Fleurs du lac, ainsi qu’à Eve et Grégory… entre autre… Et pour Dominique qui a oublié son livre à Prague, sur le radiateur de l’hôtel… De Prague à Addis Abeba, son épouse avait eu le temps de le lire, pas lui. Ils sont revenus me voir pour une nouvelle dédicace… Que d’échanges, de rires, et d’émotions parfois..

Et cette sensation d’être vivante. Je crois que j’avais un peu oublié ma plume ces derniers temps. J’ai compris ce week-end que c’est définitivement ce que j’aime faire, écrire, rencontrer…

Alors, me revoilà !

Merci au Salon de Mennecy et à bientôt !

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Mille jours sauvages

 

 

 

Au départ, il y eut un coup de cœur pour une couverture, celle du dernier roman de Cathy Borie, Mille jours sauvages.  J’en profite au passage pour saluer le talent des Editions de La Rémanence : encore une très belle couverture donc qui m’a attirée, tout de suite.

Alors, j’ai plongé.

J’ai été comme « aspirée » dans le roman.

J’ai eu froid,  j’ai été éblouie par la réverbération de le lumière sur la neige et la mer. Oui, j’ai « ressenti » tout cela et je remercie Cathy pour cela.

Et tout de suite, j’ai aimé Camille et Jack. J’ai vibré avec eux.

Bravo Cathy pour ce beau roman. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue.

Lettre à mon miroir (maigrir sans m’aigrir)

Miroir, ô mon miroir…

Je n’ai jamais eu la prétention de la beauté. Être belle… Cela ne veut pas dire grand-chose en fin de compte. Être belle pour qui ? Être belle pour quoi ? Non Blanche-Neige n’a pas à s’inquiéter… Elle restera la plus belle.

En revanche, mon cher miroir, ce qui me fait du bien, c’est qu’aujourd’hui, enfin, je peux te regarder en face. Sans que cela soit douloureux.  Et ça, c’est tout nouveau. Parce-que, il faut bien le dire, tu ne me faisais pas de cadeau. Le genre intraitable quoi. Parfois, je croisais mon regard. Il me disait :

  • Il serait temps que tu fasses quelque chose, non ?

Oui. Il était temps.

Alors, j’ai pris mon courage, et mes kilos, à deux mains.

Cela n’a pas été si facile. D’abord, décider que l’on veut maigrir, c’est accepter que l’on a un problème de surpoids. C’est accepter de se « frotter » au regard des autres, de l’Autre aussi. C’est se préparer à vivre des moments de doute, de ras le bol, de « pourquoi donc »… C’est accepter de se faire un peu violence – basta les chips au vinaire balsamique, les Saints Honoré du pâtissier, le bon camembert au lait cru et son petit verre de rouge qui l’accompagne…

Oui, c’est tenir bon. Ne pas écouter ceux qui te disent que « tu n’as pas besoin de ça » ; « tu ne tiendras jamais ma pauvre » ; ceux qui te disent « tes rondeurs vont de pair avec ta jovialité » (je fais remarquer que l’on peut aussi être jovial avec quelques kilos en moins).

J’ai donc décidé qu’il me fallait être aidée. D’abord, je n’avais pas envie de faire n’importe quoi. En plus, je n’ai jamais été douée au yoyo… J’ai donc décidé de faire confiance au centre RNPC. Et j’ai eu raison.

Pas de vacances cet été, because le covid. J’ai donc consacré le budget vacances au budget « cure minceur ». D’ailleurs, c’est un peu un voyage que je viens de m’offrir. Genre « voyage en terre inconnue ». Parce que oui, quelques semaines plus tard, quelques kilos plus tard, quelques centimètres de tour de taille plus tard, je me redécouvre, je me retrouve aussi. Et cela fait du bien. Je n’ai plus peur de croiser le regard de mon reflet. Je me tiens plus droite quand je marche dans la rue… D’abord parce que j’ai moins mal au dos, ensuite parce que, oui, je suis fière de moi. Et c’est ça qui est bon.

Avant de finir, je voulais dire bravo aussi à toutes celles et ceux qui ont aussi fait cette démarche, et bon courage à celles et ceux qui l’entament. Vous allez voir, ça marche !

Et après tout, on peut vivre sans chips au vinaigre balsamique.

Non ? Si.

Entre les deux photos : 18 kilos…